Il est originaire de Tragilos, une petite cité de Thrace voisine de la Chersonèse et de la Macédoine[1]. Il est parfois considéré par des auteurs tardifs comme un des disciples d’Isocrate[2].
Il est l’auteur d’un ouvrage aujourd’hui disparu intitulé Les Sujets de Tragédie (Tragoidoumena), en 6 livres, dont nous nous conservons une trentaine de fragments, tirés essentiellement des lexicographes (Harpocration, Photios, Souda) et des scholiastes (à Pindare, à l’Odyssée, à Euripide, à Apollonios de Rhodes), mais il est aussi utilisé ponctuellement par des auteurs comme Athénée, Pline l’Ancien, Hygin ou le Pseudo-Apollodore. Il résumait et comparait les mythes exposés dans les tragédies des dramaturges antiques, qu’il confrontait à des auteurs plus anciens comme Phérécyde ou Hésiode qu’il cite abondamment. Son origine géographique se reflète dans l’intérêt qu’il semble porter à la Thrace, mentionnée à plusieurs reprises dans les fragments qui sont conservés.
Philochore d’Athènes (IIIe siècle av. J.-C.), qui lui-même s’est intéressé aux écrits des tragédiens, a rédigé une Lettre contre Asclépiade, identifié à notre auteur[3], laquelle témoigne à la fois d’une certaine popularité à l’époque hellénistique dont témoigne également son usage répété par les scholiastes, et de l’existence d’une polémique autour de son travail.