Assani Tidjani
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| Ministre de la Défense | |
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| Chef d'état-major des armées Forces armées togolaises | |
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Osséni Tidjani (frère jumeau) |
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Assani Tidjani, né à Lomé le et mort le à Saint-Yrieix-la-Perche, est un général togolais et ancien ministre de la Défense, influent sous la présidence de Gnassingbé Eyadéma. Ancien Chef d’état-major des Forces armées togolaises (FAT) puis ministre de la Défense et des Anciens combattants, il est condamné en 2011 à vingt ans de réclusion criminelle dans l’affaire de la tentative de coup d’État d’, qu’il a toujours niée[1],[2].
Origines et formation
Assani Tidjani est né à Lomé dans une famille d’origine yoruba, originaire du Nigeria. Il effectue une carrière militaire au sein des Forces armées togolaises et suit une formation militaire supérieure, notamment à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr en France[3],[1],[2],[4].
Carrière militaire et politique
Sous le régime de Gnassingbé Eyadéma, Assani Tidjani occupe plusieurs postes stratégiques au sein de l’armée togolaise. Il est nommé chef d’état-major des Forces armées togolaises entre 1997 et 1999, puis ministre de la Défense et des Anciens combattants de 1998 à 2005. Durant cette période, il est considéré comme l’un des officiers les plus influents du régime. Il est également chargé de missions diplomatiques et sécuritaires, notamment lors de la crise ivoirienne de 2002, où il intervient comme représentant du président Eyadéma auprès des parties en conflit[5],[2],[4].
Transition de 2005
À la mort du président Gnassingbé Eyadéma en , Assani Tidjani fait partie des officiers supérieurs qui participent au processus ayant conduit à l’accession au pouvoir de Faure Gnassingbé. Il est cité par des organisations de défense des droits de l’homme parmi les responsables militaires impliqués dans la répression post-électorale de 2005, accusation qu’il n’a pas reconnue publiquement[4].
Affaire de la tentative de coup d’État de 2009
En , les autorités togolaises annoncent avoir déjoué une tentative d’atteinte à la sûreté de l’État, impliquant notamment Kpatcha Gnassingbé, demi-frère du président Faure Gnassingbé[6]. Assani Tidjani est arrêté le et inculpé pour tentative d’atteinte à la sûreté de l’État, rébellion et complicité. Lors de son procès en , il nie toute implication et conteste les accusations portées contre lui. Malgré ses dénégations, il est reconnu coupable et condamné à vingt ans de réclusion criminelle[5],[3],[1],[2],[4].
Maladie et décès
Controverses et perception publique
Figure majeure de l’appareil sécuritaire togolais pendant plusieurs décennies, Assani Tidjani reste une personnalité controversée. Pour certains observateurs, sa condamnation s’inscrit dans un contexte de recomposition du pouvoir militaire après 2005. D’autres estiment qu’il a joué un rôle central dans la tentative de coup d’État de 2009[4].
Fonctions
- Chef d’état-major des Forces armées togolaises (1997–1999)
- Ministre de la Défense et des Anciens combattants (1998–2005)[3],[1],[4].
Vie privée
Assani Tidjani est le frère jumeau du médecin, pneumologue et universitaire togolais Osséni Tidjani[8].