Assassinat de Fernando Villavicencio
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| Assassinat de Fernando Villavicencio | |||
Fernando Villavicencio en 2022. | |||
| Localisation | Colegio Anderson, Quito ( |
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| Cible | Fernando Villavicencio | ||
| Coordonnées | 0° 10′ 09″ sud, 78° 29′ 02″ ouest | ||
| Date | 18 h 20 (HNE[1],[2]) |
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| Type | Assassinat par arme à feu | ||
| Morts | 2 (dont Villavicencio et un suspect) | ||
| Blessés | 9 | ||
| Géolocalisation sur la carte : province de Pichincha
Géolocalisation sur la carte : Équateur
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L'assassinat de Fernando Villavicencio survient le à Quito, au nord de l'Équateur.
Candidat à l'élection présidentielle équatorienne de 2023, Fernando Villavicencio est assassiné par balles après avoir quitté un rassemblement de campagne, onze jours avant la tenue du scrutin. Un suspect est tué et plusieurs autres personnes sont blessées dans l'attaque.
Journaliste d'enquête et homme politique centriste (candidat du Mouvement construire) faisant campagne sur la lutte contre la corruption, Villavicencio est connu pour avoir dénoncé plusieurs scandales politico-financiers, notamment sous la présidence de Rafael Correa. Il était l'un des favoris de l'élection présidentielle à venir.
Fernando Villavicencio est un journaliste d'enquête et homme politique équatorien.
Sous les présidence de Rafael Correa et Lenín Moreno, il révèle plusieurs scandales politico-financiers. Son travail d'investigation a ainsi été déterminant dans l'ouverture d'une enquête judiciaire sur l'affaire « Riz Vert », qui aboutit à plusieurs condamnations de haut responsables correistes, dont Rafael Correa lui-même, pour le versement de pots-de-vin en échange du financement du parti Alianza País[3],[4]. Ses publications lui valent d'être lui-même l'objet d'enquêtes, notamment pour le piratage de mails de l'administration[5]. En , Villavicencio est la cible d'une tentative d'assassinat[6].
Il est député équatorien des élections législatives de 2021 à la dissolution de l'Assemblée nationale à la suite de l'utilisation de la « mort croisée » par le président conservateur, Guillermo Lasso. La disposition constitutionnelle provoque des élections présidentielle et législatives anticipées et Villavicencio est l'un des principaux candidats à l'élection présidentielle[7]. Un sondage de La República le place en deuxième position avec 13,2 %, derrière l'ancienne députée correiste Luisa González (26,6 %)[8]. Anti-corréiste, sa campagne se focalise sur la lutte contre la corruption, dont il a fait un cheval de bataille, promettant la tolérance zéro pour les cas de corruption dans le secteur public[4].
Un jour avant sa mort, Fernando Villavicencio rend un rapport au ministère de la Justice (en) à propos d'une entreprise pétrolière qu'il ne nomme pas[9]. Le conseiller de campagne Patricio Zuquilanda déclare que Villavicencio a reçu plusieurs menaces de mort avant la fusillade, dont une du cartel de Sinaloa, qui a abouti à une détention[10].
Le Washington Post note que son assassinat se produit à une époque où la violence des gangs augmente dans le pays. Un mois avant son assassinat, le maire de Manta, Agustín Intriago (en), a été assassiné[11].
Déroulement
Le , onze jours avant l'élection présidentielle, Villavicencio s'exprime lors d'un rassemblement politique du Mouvement construire au Colegio Anderson à Quito, dans le nord du pays[12],[13]. Il finit son discours à environ 18 h 20 HNE.
Alors qu'il quitte les lieux et entre dans un véhicule blanc entouré de gardes, une fusillade éclate et il reçoit trois balles dans la tête[14],[15]. Transporté en urgence dans une clinique voisine, il y est déclaré mort.
Neuf personnes sont également blessées, dont un candidat aux élections législatives et deux policiers[16].
