Athanase Détournelle
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 41 ans) Ancien 12e arrondissement de Paris |
| Nationalité | |
| Activité |
| Membre de |
Société populaire et républicaine des arts (d) |
|---|
Athanase Desrues, dit Athanase Détournelle, est un architecte français né à Paris le et mort dans la même ville le [1].
Il écrit en 1790 sous le nom de Detrou la biographie de Jean-Sylvain Bailly, premier maire de Paris.
En 1793, Athanase Détournelle est le secrétaire de la Société populaire et républicaine des arts. Il rédige le Journal de la Société populaire et républicaine des arts, du au .
Athanase Détournelle est architecte de la Ville de Paris[2].
Il a fait les plans de la fontaine de la Paix réalisée à la demande de Napoléon Ier pour commémorer le traité de paix d'Amiens qui est installée en 1807 en périphérie de la place Saint-Sulpice avant d'être déplacée en 1824 dans le marché Saint-Germain, finalement placée en 1935 allée du Séminaire.
Comme d'autres architectes exerçant pendant la Révolution et le Premier Empire (Charles Percier, Pierre Fontaine, Louis-Pierre Baltard, Charles Normand) qui ont dû faire face à une pénurie de travaux, il a écrit des livres et a été éditeur, en profitant de la dérèglementation du métier d'éditeur pendant la Révolution.
C'est surtout par la publication des six numéros du Journal de la Société républicaine des arts qu'il est resté connu. Il a donné quelques projets aux Salons :
- un pont pour relier l'Arsenal et le Museum d'histoire naturelle, au Salon de 1795,
- un plan général et une élévation d'une caserne de cavalerie au Salon de 1800,
- des projets d'architecture en 1804,
- plan, coupe et élévation d'une salle de spectacle au Salon de 1806.
Il publie plusieurs ouvrages. Avec Vaudoyer at Allais, un ouvrage sur les Grands prix d'architecture, prépare un Recueil d'architecture colorié par Genain. Il donne un ouvrage sur la charpente conçue par Philibert de Lorme. Il met Vignole à la portée des jeunes élèves. Il crée un Journal d'architecture. Il collabore au Journal des sciences et littérature où il polémique assez volontiers[3].
En 1811, sa veuve propose de vendre des ouvrages d'architecture rédigés par feu son mari à l'Académie des beaux-arts[4].