On parle d’inertie ou d’atonie utérine lorsque l’utérus ne parvient pas à se contracter adéquatement après l’accouchement[1]. Un des symptômes peut être une hémorragie du post-partum, dont l’atonie est la cause dans plus de 75 % des cas. Parmi les complications, se trouvent l’anémie et la carence en fer[1].
Les facteurs de risque comprennent un accouchement prolongé, un accouchement précipité, une distension utérine (jumeaux, polyhydramnios, macrosomie fœtale), des fibromes, un IMC > 40 et une chorioamniotite. La contraction des muscles de l’utérus est nécessaire pour fermer les vaisseaux sanguins qui alimentent l’endroit où le placenta s’attache après accouchement[1]. Le diagnostic se fait par palpation de l’utérus après l’accouchement[1]. D’autres affections pouvant présenter des symptômes similaires comprennent la rétention placentaire, l’inversion utérine et les ruptures associées à l’accouchement[1].
Des produits sanguins doivent être disponibles pour les personnes à haut risque. L’ocytocine peut également être administrée pour tenter de prévenir l’apparition de l’atonie[1]. Le traitement peut comprendre un massage utérin, des médicaments, un tamponnement utérin ou une intervention chirurgicale[1]. Les médicaments utilisés comprennent l’ocytocine, la méthylergométrine, le carboprost, le misoprostol et la prostaglandine E2 [1],[2]. Aux États-Unis, l’atonie utérine survient dans 2,5 % des accouchements[1]. En France, en 2021, le pourcentage d’hémorragie du post-partum est estimé à 11,6 % et le pourcentage d’hémorragie du post-partum sévère à 3 %. On observe une augmentation du nombre d’hémorragies post-partum sévères depuis 2016 : 1,8 % en 2016 VS 3 % en 2021[3]. À l’échelle mondiale, les hémorragies du post-partum figurent parmi les 5 principales causes de mortalité maternelle[4].