Attaque à Münster de 2018
attaque au véhicule-bélier à Münster
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L'attaque à la voiture-bélier du à Münster (Rhénanie-du-Nord-Westphalie) a lieu quand une camionnette renverse plusieurs piétons dans cette ville d'Allemagne[1]. Il y a deux morts, une trentaine de blessés dont six dans un état critique (bilan provisoire). Le conducteur du véhicule se suicide.
| Attaque à Münster de 2018 | |
| Cible | Civils |
|---|---|
| Coordonnées | 51° 57′ 51″ nord, 7° 37′ 35″ est |
| Date | (UTC+1) |
| Type | voiture-bélier |
| Armes | Camionnette |
| Morts | 5 (dont l'assaillant) |
| Blessés | 20 |
| Auteurs | Jens R. |
| Participants | 1 |
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Contexte
L'Allemagne a déjà connu un attentat au camion-bélier, sur le marché de Noël de Berlin, le . L'Allemagne a également connu un meurtre-suicide très médiatisée en 2015, le crash volontaire du vol 9525 Germanwings sur le sol Français.
Déroulement
Le , une camionnette fonce sur le restaurant Kiepenkerl, une institution de la ville de Münster[1]. L'attaque fait plusieurs morts. Le conducteur se suicide par balle ensuite[1].
La police évacue la vieille ville peu de temps après, à la recherche d'explosifs[1]. Des contrôles de police armés sont effectués sur les routes et dans les villes aux alentours de Münster[1]. Le deuxième bilan fait état de 2 morts (plus l'assaillant) et de 20 blessés dont 6 en danger de mort.
Conséquences
Une manifestation de 1 500 Kurdes qui devait avoir lieu le jour même à Münster est annulée[1].
Réactions
En Allemagne
- La porte-parole du gouvernement allemand, Ulrike Demmer, tweete : « Terribles nouvelles, nos pensées sont avec les victimes et leurs proches »[1]
- Le maire de la ville, Markus Lewe, déclare aux journalistes : « Toute la ville de Münster pleure ce terrible événement. Nous transmettons notre sympathie aux proches de ceux qui ont été tués et souhaitons un prompt rétablissement aux blessés »[2].
- La ministre fédérale de la Justice, Katarina Barley, twitte : « Tout doit être mis en œuvre afin d'éclaircir le contexte de cet acte »[2].
- Le ministre de l'Intérieur, Horst Seehofer commente : « Mes pensées vont aux victimes et à leurs proches et amis. Les polices de Münster et de Westphalie-Rhénanie du Nord travaillent à plein régime pour éclaircir les faits. »[3]
- La cheffe de file du SPD Andrea Nahles dit : « J'espère les autorités feront rapidement toute la lumière »[3]
- La chancelière Angela Merkel préfère ne pas réagir à chaud[3].
- Le parti de droite radicale et anti-immigrée AfD préfère ne pas réagir, sauf sa responsable Beatrix von Storch qui profite de l'attaque pour critiquer la politique sur l'immigration d'Angela Merkel, avant d'être elle-même critiquée car l'assaillant était allemand[3].
Internationales
Enquête
D'après les premières informations, le conducteur serait un Allemand né en 1969 connu pour des troubles psychiques[4]. Quelques heures plus tard, la piste terroriste est écartée, et encore plus spécifiquement la piste du terrorisme islamiste[3]. L'enquête découvre que l'assaillant avait déjà tenté de se suicider par le passé[3]. Le lendemain, son nom est partiellement révélé, Jens R[5]. C'était un ancien petit délinquant. Et il entretenait des liens avec l'extrême-droite[5].
Dans la camionnette du crime, les enquêteurs retrouvent le pistolet que Jens R. a utilisé avant de se suicider, un pistolet d'alarme, et une dizaine de gros feux d'artifice dont la poudre peut être réutilisée pour fabriquer des explosifs[6] (c'est ainsi qu'avait été fabriquée la bombe d'un des deux attentats du Marathon 2013 de Boston). Une Kalachnikov RPK désactivée est retrouvée à son domicile[5],[6].
La police envisage deux hypothèses pour expliquer l'attaque, ou Jens R. a voulu se suicider en emportant autant de personne que possible afin de médiatiser son suicide — comme lors du suicide du pilote du vol 9525 Germanwings —, ou l'attaque est bien un attentat politique mené au nom de l'extrême-droite allemande[6].
