Attentat de 1994 à l'hôtel Asni à Marrakech
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| Attentat du 24 août 1994 à Marrakech | |
| Localisation | Marrakech, |
|---|---|
| Cible | Hôtel Atlas-Asni |
| Coordonnées | 31° 37′ 28″ nord, 7° 59′ 35″ ouest |
| Date | (UTC+1) |
| Morts | 2 |
| Blessés | 1 |
| Auteurs présumés | Stéphane Aït Idir, Redouane Hammadi et Tarek Felah |
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L'attentat à l'hôtel Atlas-Asni à Marrakech a eu lieu le . L'enquête a démontré que plusieurs attentats similaires étaient planifiés.
Un commando de deux hommes armés et cagoulés tirent des coups de feu en l'air, s'emparent de la caisse et prennent pour cible un petit groupe de touristes présent dans le hall. Deux Espagnols sont tués et une Française grièvement blessée.
Le commando terroriste était composé de Stéphane Aït Idir, Redouane Hammadi et Tarek Felah, trois ressortissants français d'origine algérienne et marocaine ayant grandi à la Cité des 4000 à La Courneuve (Seine Saint-Denis)[1]. Les deux premiers se seraient radicalisés en fréquentant la mosquée de leur ville ainsi que via les éducateurs de leur club de sport de combat. Ils partent s'entrainer dans les camps islamistes en Afghanistan et Pakistan puis partent faire le « djihad » lors de la guerre de Bosnie[2].
Au total, selon l'enquête menée par les autorités marocaines, quatre groupes comprenant sept personnes devaient commettre des attentats le même jour à Tanger, Fez, Casablanca et Marrakech, mais un seul passera à l'action.
Conséquences
L'attentat a aggravé les relations entre l'Algérie et le Maroc. Le Maroc, croyant en l'implication des services secrets algériens compte tenu de l'origine algérienne des criminels, convoque des centaines d'Algériens aux commissariats locaux, et demande à tous les ressortissants algériens sans carte de séjour de quitter le royaume. Des visas deviennent nécessaires pour les ressortissants algériens[3],[4], et l'Algérie décide de la fermeture de la frontière terrestre (la frontière aérienne restant ouverte) entre les deux pays.
Bien que le Maroc supprime l'obligation de visa en 2004, suivi de l'Algérie en 2005, la situation de la frontière terrestre n'a pas évolué depuis 1994, l'Algérie refusant la réouverture.