Aubin blanc
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| Aubin blanc B | |
Aubin blanc par Alexis Kreyder dans l'Ampélographie. Traité général de viticulture de P. Viala & V. Vermorel | |
| Caractéristiques phénologiques | |
|---|---|
| Débourrement | Précoce, quelques jours à peine après le chasselas |
| Floraison | Précoce |
| Maturité | 1ère époque, 1 semaine et demie après le chasselas |
| Caractéristiques culturales | |
| Port | Érigé |
| Vigueur | Faible |
| Fertilité | Moyenne |
| Mode de taille | À tailler court de préférence |
| Productivité | Faible à moyenne |
| Exigences culturales | |
| Pédologique | Affectionne tout particulièrement les terres légères, bien ressuyées ou franches |
| Pathologique | Peu sensible à l'oïdium et au mildiou, bonne résistance à la pourriture grise |
| Potentiel œnologique | |
| Potentiel alcoolique | Faible |
| Potentiel aromatique | Arômes floraux et fruités (citron, pomme verte, poire, abricot, asperge) |
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L'aubin blanc, ou aubin, est un cépage blanc originaire de la vallée de la Moselle dans l'est de la France.
Le nom de l'aubin blanc est retrouvé pour la première fois dans un rapport d' du parlement de la ville de Metz[1]. Son nom vient du latin Albinus qui signifie blanchâtre[1].
L'aubin blanc est un ancien cépage précoce de Vitis vinifera. Les analyses génétiques ont montré qu'il résulte d'un croisement spontané entre le gouais (famille des Gouais) et le savagnin (famille des Traminers)[2]. Il est donc parent, entre autres, du chardonnay, de l'aubin vert, du räuschling (en) et du petit meslier, ce qui peut expliquer sa grande proximité apparente avec ce dernier[3]. Par le passé, il était plus cultivé comme raisin de table que comme cépage de cuve.
L'aubin blanc est essentiellement présent, en proportion minoritaire, dans l'assemblage des vins blancs et rosés de l'appellation Côtes de Toul en Lorraine[2],[4]. Ce cépage est en voie de disparition mais quelques plantations sont recensées, en Moselle et en Meurthe et Moselle, à Rozérieulles, Bruley et Bulligny[4] et d'autres encore au Canada. En 2018, on recense 1,2 hectare en France[5]. La superficie cultivée en France était de 3 ha en 1958, d'un hectare en 2006 et de 0,9 hectare en 2011.
Caractéristiques ampélographiques
Ce cépage possède les caractéristiques suivantes[2]:
- les grappes sont petites à moyennes, tronconiques, rarement ailées, plutôt compactes.
- les entre-nœuds sont généralement courts.
- les pédoncules sont forts, assez courts et peu ou pas lignifiés.
- les baies sont petites à moyennes, irrégulières et sphériques.
- la peau est de couleur blanc vert passant au vert fumeux à pleine maturité.
- la chair est peu juteuse, sucrée, agréable.
- le point pétiolaire et le début des nervures des feuilles sont rouges.
- le sinus pétiolaire est en V ouvert ou légèrement fermé, les bords étant alors superposés.
Aptitudes culturales
La famille des Traminers est notoirement difficile à cultiver, avec une faible résistance aux maladies et de faibles rendements.
Ce cépage fleurit très tôt et risque donc les gelées tardives au printemps[1]. Ses rameaux se cassent fréquemment lorsque le vent souffle violemment[6]. Il est peu sensible à l'oïdium et au mildiou et possède une bonne résistance à la pourriture grise[6]. Il est peu vigoureux, précoce et de fertilité moyenne[5].