Auguste-Jacques Hurtu
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Jacques Hurtu dit Auguste Hurtu, né le à Hayange[1] (Moselle) et mort le à Albert (Somme), est un industriel français.
Il est le fils de Nicolas Hurtu, serrurier et de Catherine Ballus. Arrivé à Paris en 1854, il travaille comme mécanicien puis comme chef d'atelier jusqu'en 1864. Il épouse Adèle, Marie Guillemot (1850-1936) à Provins le [2].

Mécanicien[3], il s'établit en 1864 pour exploiter son premier brevet et fonde en 1866 avec son frère François-Nicolas et Victor-Joseph Hautin l'établissement Hurtu et Hautin qui fabrique des machines à coudre. Il dépose alors divers brevets d'amélioration des appareils[4]. En 1880, il s'associe à Diligeon et développe les entreprises vers la construction de bicyclettes[5] puis en 1896 se lance dans l'automobile[6].
Pour Amédée Bollée, il crée des voiturettes et des moteurs[7] puis invente ses propres moteurs pour sa propre marque.
En 1894, Hurtu et Hautin ont deux usines : à Paris (54 rue Saint-Maur) où se trouve le siège social et à Albert où, en plus des ateliers de construction mécanique, ils ont une fonderie de fonte moulée, d'acier coulé et de bronze. Les entreprises Hurtu, établies à Neuilly, Rueil et Albert, ferment leurs portes en 1929.
Jules Verne l'associe à Dietrich dans le chapitre IV de son roman Maître du monde mais écrit par erreur « Hurter »[8].
Le numéro 449 de la revue Le Panthéon de l'industrie du lui est consacré.
Il est conseiller municipal d'Albert en 1894.
Jacques Hurtu est inhumé le au cimetière du Père-Lachaise à Paris.
Brevets
Jacques Hurtu dépose des brevets dans différents domaines :
- Brevet US 98064A Sewing Machine / Machine à coudre, 1869
- Brevet US 189599A Shoe Sewing Machine / Machine à coudre les chaussures, 1877
- Brevet CH 817A Système perfectionné de métier circulaire à tisser les étoffes, 1889
- Brevet US 258761A Sewing Machine / Machine à coudre, 1882