Auguste-Louis-Philippe-Emmanuel de Croÿ
personnalité politique française
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Auguste-Louis-Philippe-Emmanuel de Croÿ est un homme politique français né le au château de l'Hermitage à Condé-sur-l'Escaut (Nord) où il est mort le .
| Auguste-Louis-Philippe-Emmanuel de Croÿ | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Membre de la Chambre des Pairs | |
| – (7 ans, 3 mois et 12 jours) Pairie héréditaire |
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| Prédécesseur | Cent-Jours |
| Successeur | Alfred de Croÿ-Dülmen (n'a pas siégé) |
| – (9 mois et 25 jours) Pairie héréditaire |
|
| Prédécesseur | Pairie créée |
| Successeur | Cent-Jours |
| Biographie | |
| Titre complet | Prince du Saint-Empire, Duc de Croÿ, Comte de Dülmen |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Château de l'Hermitage, Condé-sur-l'Escaut |
| Date de décès | (à 56 ans) |
| Lieu de décès | Château de l'Hermitage, Condé-sur-l'Escaut |
| Nationalité | |
| Parti politique | Droite |
| Père | Anne-Emmanuel de Croÿ |
| Mère | Auguste de Salm-Kyrbourg |
| Conjoints | Anne-Victurnienne de Rochechouart-Mortemart (1) Anne-Marie Dillon (2) |
| Enfants | 5 enfants dont : Alfred de Croÿ-Dülmen |
| Famille | Famille de Croÿ |
| Profession | homme politique, militaire |
| Distinctions | |
| Religion | Catholicisme |
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| Blason | |
| modifier |
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Biographie
Fils d'Anne-Emmanuel de Croÿ, Auguste-Louis-Philippe-Emmanuel émigra avec sa famille en 1791. Le duc de Croÿ avait le grade de major à l'époque où il quitta le service de France[1].
Il obtint, en échange des biens qu'il avait perdus, la seigneurie de Dülmen en Westphalie. Privé en 1806 de ses droits de souveraineté sur le comté de Dülmen (nl), obtenu par le recès de la dernière séance de la Diète d'Empire tenue le à Ratisbonne, il vit son comté placé momentanément dans la souveraineté du duc d'Arenberg (Duché d'Arenberg-Meppen), dont les possessions avec le titre de duc de Croÿ-Dülmen, furent ensuite mis sous la souveraineté du royaume de Prusse par le congrès de Vienne (1815).
Rentré en France en 1814, il fut appelé à la pairie par ordonnance du . Il siégea obscurément dans la Chambre haute : son nom ne figure pas au scrutin pour le procès du maréchal Ney[2].
Récapitulatifs
Titres
- 9e Duc de Croÿ,
- Prince du Saint-Empire[1],
- Comte souverain de Dülmen (nl)[1],
- Grand d'Espagne de la 1re classe[1],
- Pair de France[3] :
- - , - ,
- Duc et pair (, sans lettres patentes, ni majorat).
Décorations
Chevalier de l'ordre de Saint-Hubert de Bavière[1].
Armoiries
Écartelé : au 1 et 4, contr’écartelé: d’argent à trois fasces de gueules (Croy) et d’argent à trois doloires de gueules (Renty) ; au 2, d’Albret (écartelé de France et de gueules plein) sur le tout de Bretagne (d’hermine plein) ; au 3 écartelé d’or au lion de sable (Flandres) et losangé d’or et de gueules (Craon). Sur le tout écartelé de Croy et de Renty.[3]
Ascendance et postérité
Fils aîné d'Anne-Emmanuel de Croÿ, 9e duc de Croÿ, prince de Solre et d'Auguste-Friederike zu Salm-Kyrburg (1747-1822), Auguste-Louis-Philippe-Emmanuel de Croÿ a deux frères :
- Emmanuel Marie Maximilien (Paris, – château de Rœulx, (Belgique), général et pair de France, marié, dont postérité ;
- Gustave-Maximilien-Juste (château de l'Hermitage, – Rouen,), évêque de Strasbourg (1817-1823), archevêque de Rouen (1824-1844), cardinal (1825).
Il épouse le Anne-Victurnienne-Henriette de Rochechouart de Mortemart (Paris, - Dülmen, ), fille de Victurnien-Jean-Baptiste de Rochechouart, duc de Mortemart, pair de France, alors brigadier des armées du roi et mestre-de-camp du régiment de Lorraine-infanterie, et d'Anne-Catherine-Gabrielle d'Harcourt de Lillebonne.
Il épouse en secondes noces le à Paris Anne-Marie Maria Dillon (en) (Londres, - Paris, ), comtesse Dillon de Costello-Gallen, fille du comte Henri Dillon (1759-1837), il a cinq enfants[4] :
- Alfred-François-Frédéric-Philippe (Aachen, - château de Dülmen, ), 10e duc de Croÿ-Dülmen, marié, le avec Éleonore (1794-1871), princesse de Salm-Salm, fille de Constantin Alexandre-Joseph (de) (1762-1828), prince de Salm-Salm et de Marie-Walpurge, comtesse de Sternberg, dont postérité ;
- Fernand-Victor-Philippe (Aachen, - château de Rœulx, ), prince de Croÿ, de Solre, et du Saint-Empire, commandeur de l'ordre du Lion-Belgique, commandant un régiment de hussards à son nom (1814), aide-de-camp de Guillaume Ier roi des Pays-Bas, général major au service du royaume des Pays-Bas (1815-1830), marié, le , Le Rœulx, avec Anne-Louise-Constance, princesse de Croÿ-Solre, sa cousine germaine (fille d'Emmanuel Marie Maximilien, prince de Solre) dont postérité subsistante ;
- Philippe-François-Bernard-Victurnien (Vienne, - Bad Ems, ), prince de Croÿ et du Saint-Empire, marié, le à Burg Anholt (de), avec Jeanne-Wilhelmine-Auguste ( - ), princesse de Salm-Salm, fille puînée de Constantin Alexandre-Joseph (de) (1762-1828), prince de Salm-Salm et de Marie-Walpurge, comtesse de Sternberg, dont postérité subsistante ;
- Stéphanie-Victorine-Marie-Anne (Dülmen, - Lysá nad Labem (en allemand : Lissa an der Elbe) (Bohême), ), princesse de Croÿ, mariée, le à Dülmen, avec Benjamin-Mériadec de Rohan (1804-1846), prince de Guémené, Rochefort et Montauban, dont postérité ;
- Gustave (Bruxelles, - château de Rœulx (Hainaut, Belgique)[5], ), prince de Croÿ, né posthume.