1822 en France
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Chronologies
| 1819 1820 1821 1822 1823 1824 1825 Décennies : 1790 1800 1810 1820 1830 1840 1850 Siècles : XVIIe XVIIIe XIXe XXe XXIe Millénaires : -Ier Ier IIe IIIe |
Architecture, Arts plastiques (Dessin, Gravure, Lithographie, Peinture et Sculpture), (), (), (), Littérature (), Musique (Populaire et Classique), Photographie et Théâtre |
Cette page concerne l'année 1822 du calendrier grégorien.
Janvier
| Sommaire : | Haut - Janvier - Février - Mars - Avril - Mai - Juin - Juillet - Août - Septembre - Octobre - Novembre - Décembre |
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- 1er janvier : arrivée de La Fayette à Belfort. Il veut se mettre à la tête d'une insurrection alsacienne. Il trouve le complot découvert[1].
- :
- affaire du capitaine Vallé ; échec d'un complot de la charbonnerie à Toulon. Vallé, jugé le pour complot est condamné à la peine de mort et exécuté le à Toulon[2].
- ordonnance nommant neuf préfets. Auguste Laurent de Rémusat, père de Charles de Rémusat, préfet du Nord, est destitué[3].
- ordonnance nommant Chateaubriand ambassadeur à Londres[4].
- nomination de Hercule de Serre à l'ambassade de Naples[5].
- Benjamin Constant publie la première partie du Commentaire sur l’ouvrage de Filangieri[6].
- : rapport Chifflet sur la loi relative à la répression et à la poursuite des délits de presse[7].
- : rapport de Martignac sur la loi relative à la police des journaux et écrits périodiques[7].
- - : discussion des lois sur la presse à la Chambre des députés[8].
Février
- : échec d'un complot militaire de la charbonnerie visant à soulever la garnison de Nantes[9].
- : échec de la conspiration du général Berton à Thouars. Il établit un gouvernement provisoire et marche sur Saumur, mais est arrêté dans sa marche et doit fuir. Pris le , il est condamné à mort par la Cour royale de Poitiers et exécuté le [10].
- 27 et : troubles à l'église des Petits Pères à Paris ; les prêtres prêchant une mission sont houspillés par la foule dans laquelle se trouvent deux députés libéraux, Corcelles et Demarçay qui sont arrêtés et détenus quelques heures[11].
Mars
- : adoption du premier amendement Bastard, « le plus timide des modérés » selon Rémusat. La Chambre obtient sur un article du projet contre l'attaque à l'autorité du roi de qualifier cette dernière de « constitutionnelle » ; un second amendement proposé par Bastard est rejeté le [12].
- : inauguration de la synagogue de la rue Notre-Dame-de-Nazareth à Paris[13].
- 5- : troubles à l’École de droit à la suite de mesures répressives prises contre des étudiants. Les cours sont suspendus le lendemain et une enquête est diligentée[11]. Le , il y a un rassemblement place du Panthéon ; le , le cours de chimie de Thénard, au Jardin des Plantes, est interrompu par des huées. La salle est cernée par les gendarmes, qui procèdent à l'arrestation des élèves qui ne sont pas munis de leur carte. La faculté de droit rouvre le [14].

- : loi relative à la police des journaux et écrits périodiques (5 articles)[7].
- - : 39 incendies ou tentatives d’incendie dans l’Oise, dont 31 sont criminels. Une épidémie d’incendies touche le nord du Bassin parisien (Marne, Seine-et-Marne, Seine-et-Oise, Aisne, Pas-de-Calais, Aube, Seine-Inférieure et surtout Somme, Eure et Oise). Ils atteignent principalement des fermes, des bâtiments agricoles isolés où des maisons de bourg[15]. Le , le général Rivaud de La Raffinière est envoyé par le roi dans les départements de l'Oise, de la Somme et de l'Eure pour mettre fin aux désordres[16].
- : arrestation des quatre sergents de La Rochelle[1].
- : loi relative à la répression et à la poursuite des délits de presse (78 articles)[7].
- : dissolution de l'école de cavalerie de Saumur[17].
Avril
- - : ambassade de Chateaubriand à Londres[18].
- : échec d’un complot de la charbonnerie à Strasbourg ; les conjurés, quatre officiers dénoncés par un certain Charvais, sont bannis, puis comparaissent devant le conseil de guerre de Strasbourg le où ils n'ont que des peines légères[19].
- : ouverture du Salon de Paris. Delacroix présente Dante et Virgile[20].
- : achèvement du pont de pierre de Bordeaux commencé en 1810. Il est ouvert au public le 1er mai[21].
Mai
- 1er mai : proclamations du roi qui prononcent la clôture de la session de 1821 de la Chambre des pairs et de la Chambre des députés[17].
- :
- fondation officielle à Lyon de l’Œuvre de la propagation de la foi créée par Pauline Jaricot[22].
- début des travaux du canal Saint-Martin[23].
Juin
- 1er juin : ordonnance du roi qui rétablit la fonction de grand-maître de l'université[17].
- - : session parlementaire de 1822[17].
- : convention de navigation avec les États-Unis[17].
Juillet
- 1er- : échec d’un complot de la charbonnerie à Colmar en faveur de Napoléon II, mené par le colonel Caron, dans le but de délivrer des prisonniers fait lors du complot de Belfort, dont le colonel Pailhès ; traduit devant un conseil de guerre, Caron est condamné à mort et fusillé à Strasbourg le 1er octobre[24].
- : inauguration du Diorama de Daguerre et Bouton, 4, rue Samson à Paris[25].
- : ouverture du Café de Paris, à l'angle du boulevard des Italiens et de la rue Taitbout[26]. Il devient un des lieux à la mode les plus élégant et raffiné de Paris jusqu'à sa fermeture le .
Août
- : Chateaubriand est nommé plénipotentiaire au congrès de Vérone[18].
- : Villèle est fait comte par le roi[27].
- : le Conseil décide l'envoi du vicomte de Montmorency aux préliminaires du congrès de Vérone sur l'Espagne, à Vienne ; le vicomte de Chateaubriand, le comte de La Ferronays et le duc de Caraman sont désignés pour l'accompagner à Vérone[28].
Septembre
- : Mathieu de Dombasle fonde une « ferme exemplaire » à Roville, dans la Meurthe[29].
- : le comte de Villèle est nommé par le roi président du Conseil des ministres, tout en gardant le portefeuille des Finances[30].

- : condamnation et exécution en place de Grève des quatre jeunes sous-officiers, les quatre sergents de La Rochelle soupçonnés d'être liés à la Charbonnerie, pour conspirer contre la monarchie. Ils refusent d'être arrachés au poteau d'exécution en dénonçant leurs complices. Guizot est impressionné par la profondeur de leur conviction[1].
- : Lettre à M. Dacier relative à l'alphabet des hiéroglyphes phonétiques. Jean-François Champollion expose devant l'Académie des inscriptions et belles-lettres son travail de déchiffrement de l'écriture hiéroglyphique[31]. Il est capable de déchiffrer les hiéroglyphes grâce à la pierre de Rosette.
Octobre
- : exécution de Berton[10]. Le docteur Caffé, ancien chirurgien-major des armées impliqué dans le complot du général Berton, se suicide en prison ; le même jour Benjamin Constant plaide par lettre l'innocence de Caffé auprès de Villèle[32].
- : bulle Paternœ charitatis du pape Pie VII qui rétablit 30 diocèses en France, supprimés à la Révolution[33].
- : le cours de Guizot et celui de Cousin à Sorbonne sont suspendus par l'abbé Frayssinous, ministre de l'Instruction publique[34]. Victor Hugo épouse Adèle Foucher en l'église Saint Sulpice[35].
- - : réunion du congrès de Vérone. La Sainte-Alliance décide d’intervenir en Espagne pour rétablir l’absolutisme[36]. La France est chargée de rétablir l’ordre monarchique ce qui provoque la protestation du Royaume-Uni. Le duc de Wellington refuse de signer les proces-verbaux des et [37]. Chateaubriand voit dans une intervention en Espagne l’occasion de mettre fin aux conspirations.
Novembre
- : Benjamin Constant échoue lors du renouvellement partiel de la Chambre. Le royaliste Jean René Guillaume de Boisclaireau devient député de la Sarthe[11].
- : troubles à l’école de médecine lors de la séance solennelle de rentrée ; le une ordonnance supprime temporairement la faculté de médecine qui est réorganisée par l'ordonnance du et rouvre [14].
- : considéré comme moralement complice dans le complot Berton dirigé contre les Bourbons, Benjamin Constant est condamné par le tribunal de première instance de la Seine à un mois de prison et à 500 francs d'amende. Il fait appel à la cour royale de Paris, qui le confirme le jugement et porte l'amende à 1000 francs mais lui fait grâce de la prison[38],[39].
- : Benjamin Constant est de nouveau condamné par le tribunal de police correctionnelle de Paris à six semaines de prison et à 100 francs d'amende. La cour royale de Paris le condamne en appel à 1000 francs d'amende le [38],[39].
- : Mathieu de Montmorency est créé duc, il était déjà pair de France[40].
Décembre
- : après des entretiens avec le tsar Alexandre et Metternich, Chateaubriand décide de regagner la France[18].
- : Villèle et Montmorency s'opposent au cours d'un conseil de cabinet sur la question d'une éventuelle intervention en Espagne[41].
- : Mathieu de Montmorency, en désaccord avec Villèle, donne sa démission du cabinet[42].
- : Chateaubriand succède à Montmorency aux Affaires étrangères[18].
Naissances
- : Suzanne, fille adultérine de Mme de Gobineau et de Charles Sottin de La Coindière, précepteur de ses enfants (date probable). On ne sait rien du destin de Suzanne.
