Auguste Alleaume
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| Père |
Auguste Symphorien Alleaume (d) |
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Rose Hodée (d) |
| Fratrie |
Paul Alleaume (d) Ludovic Alleaume |
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| Maîtres |
Emmanuel-Marie-Joseph Champigneulle (à partir de ), Jean-Léon Gérôme |
| Distinction |
Auguste Achille Alleaume, né le à Angers et mort le à Laval, était un peintre et un spécialiste du vitrail français de la fin du XIXe et de la première moitié du XXe siècle.
Il est le fils d’Auguste Symphorien Alleaume (1821[1]-1895) et de Rose Hodée (1827-1909)[2]. Son père est l'auteur de l'ouvrage Les brevets d'invention, contenant l'horlogerie[3], paru en 1873. Il se marie avec Alphonsine Dymkovska[4], photographe. Sa fille Rose Alleaume (1890-1967) se marie avec Alexis Martinol, qui reprendre l'atelier familial.
Élève de l'École des beaux-arts d'Angers, il est apprenti dans un atelier de peinture sur verre d’Angers dirigé par Truffier et Martin. Il rejoint en 1875 l'École des beaux-arts de Paris, où il rejoint les cours libres de Jean-Léon Gérôme. Il entre dans les ateliers de maîtres-verriers comme Lusson, Leprévost. Il effectue un tour de France en 1882, où il travaille pour Lecomte et Colin à Rennes, puis va jusqu'en Belgique et Hollande où exerce son ami François Comère.
Il rejoint l'atelier d'Emmanuel-Marie-Joseph Champigneulle en 1883[5]. Il crée son atelier à Laval[6] situé actuellement rue du Dôme en 1893 qu'il dirige jusqu'en 1937. L'architecte de l'atelier est Louis Marchal.
Il travaille avec deux de ses frères : Ludovic Alleaume, cartonnier, et Paul (1856-1940), monteur-coupeur.
Il renouvelle l'art du vitrail par la simplification du trait, et son approche de la couleur.
Il obtient une plaquette d'honneur à l'Exposition des Arts décoratifs de Paris de 1884, puis la médaille d’or à l'Exposition du Travail de 1885, puis la médaille d’argent à l'Exposition universelle de 1899, il est diplôme d'honneur à l'Exposition des Arts décoratifs de Paris de 1925. Il est conservateur adjoint du Musée d'archéologie de Laval à partir de 1911, puis conservateur en chef à partir de 1921. Officier de l'Instruction publique, il obtient la Légion d'honneur en 1929[7]. Une rue porte son nom à Laval. Il est vice-président, puis président de la Société des arts réunis de Laval.
Il est le frère de Ludovic Alleaume, artiste-peintre et graveur.
Il est inhumé au Cimetière de Vaufleury à Laval.
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur (décret du 19 février 1929)
Œuvres
Ses œuvres sont très nombreuses en Mayenne, Sarthe, Maine-et-Loire et Ille-et-Vilaine. Plus de 500 cartons, projets, maquettes de vitraux civils ou religieux sont conservés au Musée de Laval[8]. Son inventaire par le conseil général de la Mayenne pour la région Pays de la Loire a été réalisé de 2012 à 2016 et répertorie 992 oeuvres[9].
Une exposition est organisée en 2014 sur Auguste Alleaume au château de Sainte-Suzanne[10].
Vitraux d'églises
Quelques vitraux d'églises :
- La Baconnière, l'église Saint-Corneille-et-Saint-Cyprien, dix verrières sur la vie de Jésus de 1897-1898.
- Craon, église Notre-Dame de l'Assomption de Livré-la-Touche, église Saint-Martin de Cuillé[11], Carelles ;
- Chailland entre 1895 et 1896 ;
- différentes commandes de Myriam Thélen pour des églises et ses appartements, donc un vitrail sur la venue d'Anne de Bretagne[12] au Château de Fougères, ou encore pour l'Église Saint-Sulpice de Fougères, ou encore celle de Désertines[13];
- vitraux de la chapelle du Château de Bourgon[14] ;
- commande de la famille Alexandre-Lamerie pour l'église des Cordeliers de Laval, commande de M. et Mme Herrenschmidt à l'église du Genest ;
- vitraux de l'église Saint-Corneille-et-Saint-Cyprien de La Baconnière, de l'église Saint-Pierre de Montflours[15] ; de l'église Saint-Rémi de Château-Gontier[16], de l'église Notre-Dame-de-l’Assomption à Chemazé, de l'église Saint-Georges à Villaines-la-Juhel, de la chapelle Saint-Joseph-des-Champs et de l'église Saint-Etienne à Entrammes, de l'église Saint-Sixte de La Chapelle-Rainsouin, de l'église Saint-Georges de Montigné-le-Brillant, vitraux de la chapelle de Larchamp;
- vitraux de l'église de Domalain[17] de Saint-Briac-sur-Mer[18] ;
- vitraux à l'église Notre-Dame de Pontorson[19] ;
- vitraux à l'église Notre-Dame-des-Airs à Saint-Cloud ;
- vitraux au château de Lorrière[20].
Il participe aussi à la restauration de vitraux anciens du XVe siècle et XVIe siècle :
- Église de Javené[21], en 1901 ;
- Église Saint-Sulpice de Fougères[22], en 1926 ;
- Ange à la couronne d'épines.
- Anges avec les lances et l'éponge de la Passion.
- Sainte-Hélène.
- Anges avec les clous de la Passion.
- La Foi.
- Église Saint-Vénérand de Laval[23] ;
- verrière de l' Arbre de Jessé[24],[25] de l'église de Montaudin ;
- verrière de l' Annonciation[26] de l'Église de La Bazouge-des-Alleux.
Divers
- A Laval, vitraux dans la maison du docteur Loiseleur, quai d'Avesnières ; vitrail disparu des Bains-douches de Laval ;
- A Rennes, en 1911, vitraux dans la maison de l'architecte Hyacinthe Perrin, 14-16 rue Lesage à Rennes (Ille-et-Vilaine)[27] ;
- Chapelle funéraire de la famille Derenne-Dudouet à Laval, de la famille Robert-Glétron à Vaiges.
Vitraux patriotiques
Il est l'auteur de plusieurs vitraux patriotiques dont ceux des églises de La Bazouge-du-Désert[28], Combourtillé[29], Saint-Jean-sur-Erve[30], et l'église de Saint-Julien-des-Églantiers[31] à Pré-en-Pail. Plusieurs de ses vitraux patriotiques reprennent le sujet de Jeanne d'Arc à Loupfougères[32], et Saint-Fraimbault-de-Lassay.