Auguste Alleaume

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Auguste Alleaume
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 85 ans)
LavalVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Auguste Symphorien Alleaume (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Rose Hodée (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Paul Alleaume (d)
Ludovic AlleaumeVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Maîtres
Distinction

Auguste Achille Alleaume, né le à Angers et mort le à Laval, était un peintre et un spécialiste du vitrail français de la fin du XIXe et de la première moitié du XXe siècle.

Il est le fils d’Auguste Symphorien Alleaume (1821[1]-1895) et de Rose Hodée (1827-1909)[2]. Son père est l'auteur de l'ouvrage Les brevets d'invention, contenant l'horlogerie[3], paru en 1873. Il se marie avec Alphonsine Dymkovska[4], photographe. Sa fille Rose Alleaume (1890-1967) se marie avec Alexis Martinol, qui reprendre l'atelier familial.

Élève de l'École des beaux-arts d'Angers, il est apprenti dans un atelier de peinture sur verre d’Angers dirigé par Truffier et Martin. Il rejoint en 1875 l'École des beaux-arts de Paris, où il rejoint les cours libres de Jean-Léon Gérôme. Il entre dans les ateliers de maîtres-verriers comme Lusson, Leprévost. Il effectue un tour de France en 1882, où il travaille pour Lecomte et Colin à Rennes, puis va jusqu'en Belgique et Hollande où exerce son ami François Comère.

Il rejoint l'atelier d'Emmanuel-Marie-Joseph Champigneulle en 1883[5]. Il crée son atelier à Laval[6] situé actuellement rue du Dôme en 1893 qu'il dirige jusqu'en 1937. L'architecte de l'atelier est Louis Marchal.

Il travaille avec deux de ses frères : Ludovic Alleaume, cartonnier, et Paul (1856-1940), monteur-coupeur.

Il renouvelle l'art du vitrail par la simplification du trait, et son approche de la couleur.

Il obtient une plaquette d'honneur à l'Exposition des Arts décoratifs de Paris de 1884, puis la médaille d’or à l'Exposition du Travail de 1885, puis la médaille d’argent à l'Exposition universelle de 1899, il est diplôme d'honneur à l'Exposition des Arts décoratifs de Paris de 1925. Il est conservateur adjoint du Musée d'archéologie de Laval à partir de 1911, puis conservateur en chef à partir de 1921. Officier de l'Instruction publique, il obtient la Légion d'honneur en 1929[7]. Une rue porte son nom à Laval. Il est vice-président, puis président de la Société des arts réunis de Laval.

Il est le frère de Ludovic Alleaume, artiste-peintre et graveur.

Il est inhumé au Cimetière de Vaufleury à Laval.

Distinctions

Œuvres

Ses œuvres sont très nombreuses en Mayenne, Sarthe, Maine-et-Loire et Ille-et-Vilaine. Plus de 500 cartons, projets, maquettes de vitraux civils ou religieux sont conservés au Musée de Laval[8]. Son inventaire par le conseil général de la Mayenne pour la région Pays de la Loire a été réalisé de 2012 à 2016 et répertorie 992 oeuvres[9].

Une exposition est organisée en 2014 sur Auguste Alleaume au château de Sainte-Suzanne[10].

Vitraux d'églises

Quelques vitraux d'églises :

Il participe aussi à la restauration de vitraux anciens du XVe siècle et XVIe siècle :

Divers

Vitraux patriotiques

Il est l'auteur de plusieurs vitraux patriotiques dont ceux des églises de La Bazouge-du-Désert[28], Combourtillé[29], Saint-Jean-sur-Erve[30], et l'église de Saint-Julien-des-Églantiers[31] à Pré-en-Pail. Plusieurs de ses vitraux patriotiques reprennent le sujet de Jeanne d'Arc à Loupfougères[32], et Saint-Fraimbault-de-Lassay.

Publications

Notes et références

Annexes

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