En 1924, il prend la succession de Charles Mutin à la tête de la manufacture Cavaillé-Coll[Note 1]. En 1925, l'orgue de l'Opéra de Paris est inondé par une fuite dans la colonne d’eau du secours d’incendie qui le met hors service. Auguste Convers dirige la réparation et pratique quelques modifications, notamment le remplacement de la soufflerie manuelle par un ventilateur électrique[2].
La transmission électrique des orgues de séries d'Auguste Convers est jugée peu fiable par une partie de la clientèle. En 1928, Auguste Convers dépose le bilan de la manufacture Cavaillé-Coll. Il crée une nouvelle entreprise de facture d'orgues en 1930.
Un innovateur
Auguste Convers innove en développant les jeux de mutations dans les années 1920 ce qui provoque l'incompréhension d'organistes et de curés. Ce n'est qu'à partir des années 1930 que cette innovation s'impose peu à peu[3].
Auguste Convers a diffusé en France le modèle d'UNIT organ (Système unit), le système Haskell pour les basses de Gambe venu de la facture d'orgue américaine (William Haskell) et le «Vibrato-Voix céleste», système de son invention permettant d'imiter les battements de la Voix céleste[4].
Principales orgues construites ou restaurées
Il construit où restaure un certain nombre d'orgues dont:
l'orgue de tribune de l'église Saint-Martin de Bichancourt (Aisne);
Il construit également des orgues de cinéma comme celui du Pathé Palace de Marseille, en 1929, qui a été à l'époque, selon la revue Musique et instruments, le plus grand orgue de cinéma de France[5].
Notes et références
Notes
↑ Qui prit le nom de manufacture Convers-Cavaillé-Coll.
↑ Meusy, Jean-Jacques, «Lorsque l’orgue s’invita au cinéma», 1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze. Revue de l'association française de recherche sur l'histoire du cinéma, Association française de recherche sur l’histoire du cinéma (AFRHC), no38, (ISBN2-913758-35-5, ISSN0769-0959, lire en ligne, consulté le ).