Auguste Gervais

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Élection
CirconscriptionSeine
Groupe politiqueGauche démocratique
PrédécesseurHenri-Oscar Mayer
Auguste Gervais
Illustration.
Auguste Gervais en 1917.
Fonctions
Sénateur français

(7 ans, 11 mois et 29 jours)
Élection
Circonscription Seine
Groupe politique Gauche démocratique
Maire d'Issy-les-Moulineaux

(4 ans, 9 mois et 19 jours)
Prédécesseur Henri-Oscar Mayer
Successeur Henri-Oscar Mayer
Député français

(10 ans et 8 mois)
Élection 22 mai 1898
Réélection 11 mai 1902
20 mai 1906
Circonscription Seine
Législature VIIe, VIIIe et IXe (Troisième République)
Groupe politique RRRS
Prédécesseur Circonscription créée
Successeur Claude Nectoux
Conseiller général de la Seine

(5 ans)
Circonscription Canton de Vanves
Prédécesseur Canton créé
Successeur Eugène Baudoin
Biographie
Nom de naissance Louis Joseph Auguste Gervais
Date de naissance
Lieu de naissance Ancien 8e arrondissement de Paris, France
Date de décès (à 60 ans)
Lieu de décès 15e arrondissement de Paris
Sépulture Issy-les-Moulineaux
Nationalité Française
Diplômé de Saint-Cyr
Profession Journaliste

Auguste Gervais, né le à Paris[1] et mort le à Paris, est un homme politique français.

Scandale du XVe corps

Sorti de Saint-Cyr en 1877, Auguste Gervais quitte l'armée en 1882 pour se lancer dans le journalisme, avec une spécialisation sur les questions militaires et coloniales. Il collabore au National, au Petit Journal, au Matin, et à L'Aurore. Il est également chef de cabinet du général Jean Thibaudin, ministre de la Guerre en 1883. Conseiller municipal puis maire d'Issy-les-Moulineaux, il est conseiller général du canton de Vanves de 1893 à 1898 et brièvement président du conseil général de la Seine. Il est député, radical, de la Seine de 1898 à 1909, et sénateur de 1909 à 1917, inscrit au groupe de la Gauche démocratique. Il s'investit beaucoup sur les sujets militaires, étant rapporteur, surtout au Sénat, de nombreux textes de loi.

Le , le sénateur Gervais publie dans Le Matin, à l'instigation du ministre de la guerre Adolphe Messimy, un article diffamatoire intitulé : « La vérité sur l'affaire du  : le recul en Lorraine ». Il y reprend et accentue les attaques du général Joffre :

« Une division du 15e corps, composée de contingents d’Antibes, de Toulon, de Marseille et d’Aix, a lâché pied devant l’ennemi. […] La défaillance d’une partie du 15e corps a entraîné la retraite sur toute la ligne. Le ministre de la Guerre, avec sa décision coutumière, a prescrit les mesures de répression immédiates et impitoyables qui s’imposaient : l’heure n’est plus, en effet, aux considérations de sentiment. Tout le monde doit être aujourd’hui convaincu, du général en chef au dernier soldat, qu’il n’y a, en face de l’ennemi, qu’un devoir, que nos aïeux de la Révolution ont su faire accomplir : vaincre ou mourir[2]. »

Cet article accuse à tort le XVe corps de lâcheté (alors que le XXe corps de Nancy avait battu en retraite avant lui). Il ouvre la voie à la condamnation à mort sans preuve de six soldats, et à l'exécution pour l'exemple de deux d'entre eux, Auguste Odde et Joseph Tomasini[3], tous deux finalement réhabilités en 1918, avant la fin de la guerre.

Le scandale est tel que les fromageries Gervais communiquent sur leur absence de lien avec le sénateur, compte tenu de l'émotion suscitée dans le sud de la France et de la chute des ventes de leurs produits dans le Midi[4].

Sépulture d'Auguste Gervais à Issy-les-Moulineaux. Le médaillon en bronze est de Demirel.

Auguste Gervais est inhumé au cimetière d'Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine).

Hommages

Sources

Références

Liens externes

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