Auguste Le Hérissé

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Auguste Le Hérissé
Biographie
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Distinction

Auguste Le Hérissé, né le à Antrain (Ille-et-Vilaine) et mort le dans la même ville, dont il fut le maire, est un administrateur colonial français qui fut en poste au Dahomey et au Sénégal. Historien et ethnologue amateur comme le furent nombre de coloniaux[1], étiqueté « indigénophile » par le ministère des Colonies[2], il est l'auteur d'un ouvrage de référence, L'ancien royaume du Dahomey[3].

Auguste Le Hérissé sert pendant deux ans dans l'armée française, puis intègre le ministère des Colonies. Entre 1903 et 1909, il est administrateur adjoint à Abomey. Puis, après un intermède de vingt-sept mois à Porto-Novo, on lui confie le cercle d'Abomey entre 1911 et 1914[2]. Il met à profit son séjour au Dahomey (1903-1914) pour étudier la culture fon et l'histoire de l'ancien royaume de Dahomey[4]. Il épouse en outre une princesse de la famille royale[3] et parvient aussi à maîtriser la langue locale, le fon[4].

Membre influent du Parti colonial, il participe avec Alfred Guignard[5] à une grande mission d'enquête lancée en 1910 par le général Mangin – dont ils sont des fidèles –, visant à évaluer les possibilités de recrutement massif de troupes africaines, la future « force noire[6] ».

Muté au Sénégal en 1914[2], successivement en poste à Thiès, Louga et Saint-Louis, il termine sa carrière coloniale dans ce pays[4].

Succédant à son oncle, le député René Le Hérissé, déjà maire d'Antrain, il occupe à son tour cette fonction de 1922 à 1935.

Œuvre

Publiée en 1911, son œuvre majeure, L'ancien royaume du Dahomey, mœurs, religion, histoire[7], est considérée comme un classique de la littérature ethnographique[4]. Auguste Le Hérissé se veut très rigoureux, recueille méthodiquement les traditions orales en donnant la liste complète de ses interlocuteurs, élabore la généalogie des rois depuis 1625 environ, réunit photographies et croquis. S'étant notamment rapproché de certains membres de la famille royale, tel que le frère du roi déchu Agbidinoukoun, il s'informe sur l'histoire de la famille royale depuis les origines jusqu'aux combats entre Glélé, puis Béhanzin contre les Français.
Pour le chercheur d'aujourd'hui, cette monographie détaillée et illustrée constitue une mine de renseignements, ou plutôt de pistes de recherche, car pendant que l'auteur ne manque pas, selon l'usage, de glorifier le colonisateur, les informateurs livrent aussi leur propre version des faits, dont l'historien amateur ne se démarque jamais[8].

Distinctions

Collections

Notes et références

Annexes

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