Augustin de Thou (mort le ) est un avocat, puis magistrat français, président à mortier au parlement de Paris et fondateur de la lignée la plus célèbre de la famille de Thou.
Il était fils de Jacques (III) de Thou (mort le à Paris), seigneur du Bignon (près d'Orléans), avocat général à la Cour des Aides à partir du , premier membre important de la famille établi à Paris.
Les de Thou étaient des bourgeois d'Orléans connus depuis le XIVesiècle; le grand-père Jacques II et l'arrière-grand-père Jacques Ier y étaient échevins. La mère d'Augustin s'appelait Geneviève Le Moyne. Il épousa Claude de Marle de Versigny, fille de Jean de Marle de Versigny (de la famille du chancelier de Marle) et d'Anne du Drac.
Il fut président à mortier au parlement de Paris en 1541[3],[4].
Augustin de Thou est avocat du roi, et à sa suite la Cour tout entière, semble-t-il, envisagent d'interdire à Roch Le Baillif la pratique de la médecine[5].[pasclair]
↑Flandrin, Auguste, Inventaire de la collection Lallemant de Betz: réd. par Auguste Flandrin, Paris, (lire en ligne), p.420, lire en ligne sur Gallica
123Philippe Hamon, «La chute de la maison de Thou: la fin d'une dynastie robine», Revue d'histoire moderne et contemporaine, t.46, no1 «Les noblesses à l'époque moderne», , p.53-85 (ISSN1776-3045, DOIhttps://doi.org/10.3406/rhmc.1999.1949, lire en ligne, consulté le ), sur Persée«Jacques de Thou meurt en 1504 avocat général à la cour des Aides. Son fils Augustin devient président à mortier au parlement de Paris et son petit-fils Christophe exerce pendant vingt ans la charge tant enviée de premier président. Mais avec Jacques- Auguste, le seul fils de Christophe à mener une longue carrière, s'ouvre une phase différente».