Aurore Chéry

historienne française From Wikipedia, the free encyclopedia

Aurore Chéry (née en 1982[1]) est une historienne française, spécialisée dans la représentation du pouvoir royal au XVIIIe siècle et les usages publics de l’histoire. Docteure de l’université Jean-Moulin-Lyon-III, elle se distingue par ses recherches originales sur Louis XVI, qu’elle réinterprète à partir d’une lecture attentive des sources primaires, et par la mise en lumière de personnages historiques jusque-là méconnus, comme Françoise Boze, identifiée par Chéry comme confidente et potentiellement maîtresse du roi. Elle est également coautrice de Les Historiens de garde, qui analyse la diffusion d’un récit national héroïsant dans la culture populaire et les médias français. Elle a été membre du conseil d’administration du CVUH[2].

Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (44 ans)
CréhangeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Directeur de thèse
Faits en bref Naissance, Nationalité ...
Aurore Chéry
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (44 ans)
CréhangeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Directeur de thèse
Fermer

Biographie

Aurore Chéry a étudié l’histoire à l’université Jean-Moulin-Lyon-III, où elle a soutenu en 2015 une thèse de doctorat intitulée L’image de Louis XV et Louis XVI entre tradition et création : stratégies figuratives et inscription dans l’espace public, 1715-1793[3]. Ses recherches portent sur la culture visuelle et politique de la monarchie française au XVIIIe siècle, ainsi que sur les formes contemporaines de vulgarisation et d’instrumentalisation du passé.

Elle a collaboré à Retronews[4] et participé au conseil historique de la pièce Ça ira (1) Fin de Louis de Joël Pommerat[5]. Elle a également réalisé des vidéos sur le travail de l’historien pour le CVUH[6].

Travaux

Représentations du pouvoir royal et culture politique au XVIIIe siècle

Dans son article Le pouvoir des Lumières et l’effroi onaniste : les cas de Christian VII de Danemark et Louis XVI de France[7], elle montre comment la « grande peur de la masturbation » au XVIIIe siècle a pu être instrumentalisée pour disqualifier des rois jugés faibles ou inaptes.

Dans L’Intrigant. Nouvelles révélations sur Louis XVI elle propose une relecture attentive des sources primaires du règne de Louis XVI. L’ouvrage met en lumière un personnage jusque-là méconnu, Françoise Boze, qu’elle identifie comme confidente, et potentiellement maîtresse, du roi, et replace le souverain au cœur des dynamiques politiques et financières des premières années de la Révolution française.

Elle a également contribué à des catalogues d’exposition, notamment Madame Élisabeth, une princesse au destin tragique (Domaine de Madame Élisabeth, 2013)[8] et Le château de Versailles dans la bande dessinée (Établissement public du Château de Versailles, 2020)[9].

Usages publics de l’histoire et critique du « roman national »

Avec William Blanc et Christophe Naudin, elle a publié Les Historiens de garde, qui examine la diffusion d’un récit national héroïsant dans la culture populaire et les médias français. Ces travaux s’inscrivent dans une réflexion collective sur les formes d’appropriation idéologique du passé, portée notamment par le CVUH.

Publications et productions principales

  • Aurore Chéry, L’Intrigant, nouvelles révélations sur Louis XVI, Paris, Flammarion, , 592 p. (ISBN 9782081407916)
  • William Blanc, Aurore Chéry et Christophe Naudin, Les Historiens de garde, De Lorànt Deutsch à Patrick Buisson, la résurgence du roman national, Paris, Inculte, , 224 p. (ISBN 979-1091887083)
  • Aurore Chéry, L’image de Louis XV et Louis XVI entre tradition et création : stratégies figuratives et inscription dans l’espace public, 1715-1793, thèse, université Jean-Moulin-Lyon-III, 2015.
  • Aurore Chéry, Louis XVI, le roi de la Révolution, biographie expliquée, Frémeaux & Associés/PUF, 3 CD.
  • Aurore Chéry, « Le pouvoir des Lumières et l’effroi onaniste : les cas de Christian VII de Danemark et Louis XVI de France », Medizinhistorisches Journal, 2018.

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI