Autre que Pur-sang
race de chevaux de course issue du Pur-sang
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AQPS, French chaser
L'AQPS noir Vent des Dunes (2009 -), pendant un steeple-chase à l'équipôle de Corlay en juin 2021. | |
| Région d’origine | |
|---|---|
| Région | |
| Caractéristiques | |
| Morphologie | Cheval de course |
| Registre généalogique | « Règlement du Stud-book de l'AQPS » [PDF], |
| Taille | 1,60 à 1,70 m |
| Poids | Environ 500 kg |
| Robe | Essentiellement bai et alezan |
| Tête | Profil rectiligne |
| Pieds | Fins |
| Autre | |
| Utilisation | Courses d'obstacles essentiellement |
| modifier |
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L'Autre que Pur-sang (abrégé AQPS, au Royaume-Uni French chaser) est à l'origine une classification utilisée pour les chevaux de course de galop français issus de croisements entre le Pur-sang (PS) et d'autres races, principalement Selle français et Anglo-arabe, afin de les dissocier des PS courant en France. Elle s'explique par la recherche d'un cheval performant en course d'obstacles, plus puissant que le Pur-sang. Cette sélection débute au milieu du XIXe siècle et une société d'élevage se constitue en 1922, mais sans registre généalogique (stud-book) spécifique, l'AQPS est géré parmi ceux du Selle français ou de l'Anglo-arabe. Le , un registre généalogique français propre à ces chevaux est créé, puis placé sous la responsabilité des Haras nationaux. Depuis, un organisme de sélection s'occupe des AQPS.
Ce cheval est en de nombreux points comparable au Pur-sang, mais plus charpenté, plus tardif, moins rapide et plus endurant. Les premiers poulains officiellement AQPS sont nés en 2006, après la mise en place d'un règlement qui impose au moins 87,5 % d'origines PS. Avec environ 1 000 naissances en France par an, l'élevage AQPS provient de deux régions principales : le Centre Est et le Grand Ouest français. Ces chevaux restent culturellement peu connus en dehors d'un cercle d'initiés en France et dans les îles Britanniques.
Dénomination
Le sigle AQPS signifie « Autre que-pur-sang »[1],[2] ; il s'agit à l'origine d'une simple appellation pour désigner des chevaux de course autorisés à concourir en sport hippique en France sans être des Pur-sangs[3],[4],[5]. En anglais, ce cheval est nommé French chaser[1],[2],[W 1]. Avant leur reconnaissance officielle, plusieurs auteurs dont l'Anglais Elwyn Hartley Edwards les nomment des « Quasi-Pur-sang »[4],[6]. L'élevage de ce cheval étant généralement tourné vers les courses d'obstacles, il est aussi nommé « demi-sang de course », ou « demi-sang galopeur »[7].
Histoire

L'origine de l'AQPS est à rechercher dans des croisements entre le Pur-sang (PS) et d'autres races de chevaux à sang chaud présentes en France[6], principalement le Selle français[2], mais aussi l'Anglo-arabe, divers chevaux de sport, et plus rarement le Trotteur français[8],[5]. Il peut s'agir de chevaux qu'une « ascendance impure ou invérifiable » prive de la reconnaissance comme Pur-sangs[4],[6],[2], mais qui sont assez rapides pour la compétition en course[5]. Ce type de croisement remonte au XVIIIe siècle, la société qui gère ces croisements n'étant créée qu'en 1922[W 2],[9]. La base de données DAD-IS retient 1850 pour l'origine[W 1]. D'autres éleveurs s'opposent au principe même d'élever un demi-sang, soit un cheval « impur », destiné aux courses d'obstacles[10].
L'élevage démarre dans trois régions de France : près de Cercy-la-Tour, en Bretagne dans la région de Corlay, et en Anjou[W 1], avant de s'étendre à toutes les régions de France[W 3]. Au fil des années, la sélection permet l'émergence de lignées performantes. Arbalette III, née en 1929, est une ancêtre commune à de nombreux AQPS[11]. La jument Joyeuse de Mongiscard, née en 1953, donne de bonnes gagnantes[12]. Nuit bleue, née en 1957, s'illustre à l'hippodrome de Craon[13]. Rivoli devient en 1967 le premier demi-sang français à remporter le Grande Course de Haies d'Auteuil[14], et termine second du Grand Steeple-Chase de Paris[W 4]. Ces chevaux n'ont pas de registre spécifique, mais sont enregistrés dans ceux de l'Anglo-arabe (AA) ou du Selle français (SF), créé dans les années 1950[4],[W 1]. Ils se font connaître internationalement durant les années 1990, grâce à plusieurs victoires au Grand Steeple-Chase de Paris[W 4]. Dans les années 1990 et au début des années 2000, certains des meilleurs poulains sont acquis par des investisseurs anglo-irlandais[W 4].
Cheval de Corlay
L'un des centres d'élevages de demi-sang de course émerge autour de la ville de Corlay, en Bretagne[9],[W 1]. Des étalons arabes et Pur-sangs y ont été introduits en 1808 et donnent, au fil des croisements, des chevaux de course d'obstacle qui deviennent fameux[15]. Le cheval de Corlay est utilisé dans des courses d'obstacles locales[9]. Il est désormais référencé parmi les AQPS[16]. Ses effectifs ont diminué[17], au point qu'il a pratiquement disparu au début des années 1990[18].
Reconnaissance
Deux lignées d'AQPS performantes ont émergé : le Selle français « très près du sang » (ayant un fort pourcentage d'origines Pur-sang), et l'Anglo-arabe à moins de 12,5 % d'origines arabes[9]. Les AQPS typiques sont donc avant 2006 essentiellement de ces deux types[W 1], les Anglo-arabes à moins de 12,5 % représentant d'après Edwards l'essentiel des « Quasi-Pur-sang »[6]. Les Haras nationaux ont joué un rôle important dans cette sélection, car ils conservaient des étalons Pur-sang de fort cadre, peu appréciés des éleveurs de PS en course de plat[9]. Dans le but de protéger ces lignées connues au niveau européen[9], l'association des éleveurs d'AQPS travaille avec France Galop, les Haras nationaux, les stud-books du Selle français et de l'Anglo-arabe et le ministère de l'Agriculture à la création d'un registre généalogique propre (stud-book), l'AQPS devenant une « race à part entière »[5]. Le guide Delachaux le cite comme un exemple type de registre qui finit par devenir une race[1]. Le , sa naissance est officialisée[9]. Le stud-book étant officialisé en 2005[1],[2], les premiers AQPS reconnus sont nés en 2006[9],[W 1],[W 5].
Depuis 2007
En 2007, les Haras nationaux et l'Union des éleveurs AQPS de Bourgogne et du Centre-Est signent un protocole d'accord qui développe le centre technique de reproduction de Cercy-la-Tour en outil de promotion pour l'AQPS sous le régime, unique, de la coopérative agricole[W 6]. Ce lieu joue un rôle majeur dans la pérennité de la filière AQPS de la Nièvre[P 1].
En novembre 2025, le record de prix européen pour une jument de course d'obstacle est battu par l'AQPS de 3 ans Mets ta ceinture, une fille d’Hunter’s Light vendue pour 710 000 € à des acheteurs britanniques[P 2].
Description
L'AQPS n'est pas vraiment caractérisé comme une race, mais plutôt comme une résultante de l'élevage sélectif, avec une forte influence du programme des courses auxquelles il participe[P 3],[9]. En pratique, ces chevaux ont généralement plus de 80 % d'origines Pur-sang[2] et sont adaptés à la course de vitesse[19],[W 1]. Ils mesurent 1,60 à 1,70 m[19],[1].
Morphologie
L'AQPS est tout à fait comparable au Pur-sang (et comme lui, n'a pas de standard de race[W 1]), tant morphologiquement qu'au niveau du caractère[4],[6],[8],[19]. De modèle longiligne[19], il possède cependant davantage d'os[W 7],[2] ainsi qu'un modèle plus éclaté[19], en particulier s'il a des origines Selle français ou Arabe plus marquées[19]. Ainsi, de nombreux chevaux ont un modèle intermédiaire entre Pur-sang et Selle français[9],[W 1]. De l'avis de différents éleveurs interrogés (dont Henri Aubert), c'est un cheval doté de plus de cadre qu'un Pur-sang[W 8],[2], plus robuste et solide, qui de ce fait peut être entraîné plus rudement[W 9].
De grande taille, il dégage une impression athlétique[1]. La tête est fine[19], dotée d'un profil rectiligne[19],[1].
- Tête de l'AQPS
- Illico Allen, pouliche alezane de trois ans.
- Pouliche baie de trois ans.
- Bénévolat, mâle gris de 10 ans.
- Pineau de Re, hongre.
- Jument bai-brun de dix ans, réformée des courses.
L'encolure est longue[1]. L'épaule est inclinée[19],[9]. Le dos est plutôt court[19]. Les jambes sont longues[19],[1], terminées par de petits sabots qui peuvent hériter de la fragilité de ceux du Pur-sang[1]. Les tendons et les articulations sont nets[9]. Les crins (crinière et queue) sont peu fournis[19].
Robe
La robe est la même que chez le PS, généralement baie, bai-brune, alezane[1], noire, et plus rarement grise[19],[9]. Il n'existe aucune sélection particulière sur la couleur[W 1].
Entretien et allures
S'il est réputé plus rustique que le Pur-sang grâce à ses conditions d'élevage et d'entraînement[20],[W 1], il demande tout de même des apports complémentaires de nourriture, en particulier l'hiver[1]. L'AQPS est aussi moins rapide (notamment en ligne droite[2]), plus endurant[W 7],[2] et moins précoce que le Pur-sang, puisqu'il atteint sa maturité à l'âge de 6 ou 7 ans[W 1].
Sélection
La sélection de ces chevaux vise essentiellement la course d'obstacles en terrain varié[W 1]. Cependant, les éleveurs restent attachés aux concours de modèles et allures pour sélectionner les juments[W 1]. Les éleveurs travaillent aussi sur la précocité, en sélectionnant des chevaux qui puissent commencer à concourir plus tôt, pour des raisons économiques et commerciales[W 10].
Depuis 2006, avec la création de la race, les conditions d'admission au stud-book sont précises et définies[5]. Le cheval doit posséder un pourcentage d'origines Pur-sang égal ou supérieur à 87,5 %[5],[9],[W 5], et inférieur à 100 %[W 5]. Il doit également être issu de monte naturelle (l'insémination artificielle, le transfert d'embryon et toute forme de reproduction non-naturelle sont interdits) et ne présenter dans sa généalogie que des ascendants issus de monte naturelle[5],[W 5], ce qui n'est pas contraignant outre mesure puisque les pères d'AQPS sont très majoritairement des PS dont les saillies ne peuvent qu'être naturelles. Son père doit être approuvé à la reproduction en AQPS, soit sur performances, soit après passage devant une commission d'approbation[5],[W 11]. Enfin, il doit être issu de croisements spécifiquement reconnus par le stud-book[W 12]. Le choix des éleveurs se porte généralement sur des étalons Pur-sang possédant du cadre[W 13].
Des AQPS peuvent plus rarement être nés par croisement inverse d'une mère PS et d'un père approuvé AQPS[5],[W 14], ou de deux AQPS remplissant les conditions exigées[W 14].
| Croisements approuvés dans le stud-book AQPS | Étalon AQPS approuvé | Étalon PS approuvé AQPS | Étalon PS non approuvé AQPS | Étalon SF approuvé AQPS | Étalon SF non approuvé AQPS | Étalon AA approuvé AQPS | Étalon AA non approuvé AQPS |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Jument AQPS | AQPS | AQPS | - | AQPS | - | AQPS | - |
| Jument PS facteur d'AQPS | AQPS | - | - | AQPS | - | AQPS | - |
| Jument PS non facteur d'AQPS | - | - | - | - | - | - | - |
| Jument SF facteur d'AQPS | AQPS | AQPS | - | AQPS | - | AQPS | - |
| Jument SF non facteur d'AQPS | AQPS | AQPS | - | AQPS | - | AQPS | - |
| Jument AA facteur d'AQPS | AQPS | AQPS | - | AQPS | - | AQPS | - |
| Jument AA non facteur d'AQPS | AQPS | AQPS | - | AQPS | - | AQPS | - |
Les Selle français et Anglo-arabes à plus de 87,5 % PS issus de monte naturelle et nés avant 2006 sont traités comme des AQPS à part entière[W 15]. Enfin, une attention particulière est accordée au dépistage des maladies et la vaccination, en ce qui concerne l'anémie infectieuse équine, la métrite contagieuse, l'artérite virale équine, la grippe équine et la rhinopneumonie[21],[W 16]. Les maladies génétiques affectant le Pur-sang sont susceptibles de se retrouver chez l'AQPS[22].
Utilisations
L'AQPS est avant tout un cheval de course possédant une bonne endurance et une aptitude au saut[W 7],[1]. Il est généralement beaucoup moins cher à l'achat qu'un Pur-sang[4], ce qui permet à des propriétaires plus modestes que ceux de Pur-sang de participer à des courses[W 10].
Courses hippiques

Ces chevaux sont essentiellement connus en course de galop, où ils commencent à sortir en compétition sur le plat à l'âge de 3 ans (contre 2 ans pour les Pur-sangs)[5],[9]. Les courses d'obstacles débutent à 4 ans[5],[9]. En France en 2024, un partant sur quatre en course d'obstacles est un AQPS, et un quart de ces courses sont gagnées par un AQPS[W 10].
Certaines courses leur sont réservées en plat. Ils ne peuvent généralement pas rivaliser avec des PS en vitesse pure[1]. C'est surtout à l'obstacle (haies, steeple chase ou cross) que l'on retrouve ces chevaux[1] auxquels certaines courses sont réservées[23]. Les courses d'obstacles sont d'ailleurs parfois appelées « courses de demi-sang » lorsqu'elles sont réservées aux AQPS[24]. Les meilleurs AQPS participent parfois à des courses hippiques ouvertes à toutes les races (le plus souvent en obstacle), où ils se mesurent alors aux Pur-sang. En raison de l'effort physique qui leur est demandé, ils courent en moyenne cinq à six fois par an[P 3]. Leur carrière en courses est généralement plus longue que celle d'un Pur-sang[2]. En revanche, l'entraînement est plus tardif que chez ce dernier[19].
À partir des années 1980, François Doumen participe à des courses sur le sol anglais avec ses AQPS[9], notamment Algan qui remporte le King George Chase de 1994[25]. Nupsala, gagnante en 1987, a cependant véritablement fait connaître cette race au Royaume-Uni[W 17]. C'est grâce au succès des chevaux de François Doumen que la race devient fameuse au Royaume-Uni[25]. Bernard le Gentil témoigne ainsi avoir été invité à rencontrer la reine d'Angleterre en 1986 ou 1987 pour lui parler des AQPS[26].
L'un des plus célèbres représentants est Al Capone II, fameux dans les années 1990[9],[W 18]. Isopani est le premier AQPS à avoir remporté le Grand Steeple-Chase de Paris, en 1981[27]. Un exploit depuis renouvelé onze fois par d'autres AQPS, comme Ubu III en 1995 et Polar Rochelais en 2010[28].
- Prix de l'Yonne
- Prix Patrick Lec
- Prix Thuya
- Prix Fezensac
- Prix Djarvis
- Prix Adrien Besnouin
- Prix René Couetil
- Prix Nupsala
- Prix Ginetta II
- Prix Jean Noiret
- Prix Jasmin II
- Prix Louis Champion
- Prix Rivoli
- Prix Pierre Cyprès
- Prix Mitsouko III
- Prix Oteuil SF
- Prix André Boingneres
- Prix Ferdinand Riant
- Prix Xavier de Chevigny
- Prix Coq Gaulois
- Prix Ferdinand Roy
- Prix Laniste
- Prix Baroud
- Prix Prechac
- Prix Dandolo
- Prix Samaritain
- Prix Elisa
- Prix Radio Paris
- Prix Al Capone
Autres disciplines

L'AQPS est aussi apprécié de cavaliers dans d'autres disciplines sportives[5]. La carrière en courses se terminant généralement à neuf ou dix ans[9], les chevaux réformés peuvent devenir de bons chevaux de selle, de loisir ou de concours hippique, après une rééducation[22]. La castration des mâles étant la règle sauf très rares exceptions, les hongres AQPS sont souvent moins chers à l'achat que les Pur-sangs (les juments sont généralement conservées par les éleveurs)[8]. Certains AQPS sortent en concours de saut d'obstacles[1],[29] et en concours complet d'équitation[29], où leur endurance et leur habileté à sauter valent les faveurs de certains cavaliers[5]. L'AQPS est en effet plus réputé que le PS pour le concours complet et le saut d'obstacles[22]. Le succès de la réforme dépend toutefois de son caractère précoce et du travail de rééducation mené sur le cheval[22].
Diffusion de l'élevage
La base de données DAD-IS le classe comme une race locale native et propre à la France, dont l'élevage est spécifiquement français[W 1],[1]. L'AQPS est important à l'échelle de ce pays, tant économiquement que numériquement[9], représentant 5 % du total des chevaux de course[22]. L'AQPS n'est pas menacé d'extinction[W 1]. Les éleveurs font généralement naître en complément d'un élevage de bovins[9],[W 1]. Le renouvellement des générations d'éleveurs est jugé bon par l'association de race, qui note qu'un nombre croissant de jeunes éleveurs participent aux concours de modèles et allures (en 2024)[W 10].
Les naissances sont en légère diminution entre 2022 et 2024[W 20]. En 2024, 59 % des AQPS référencés sont dans les régions administratives Bourgogne-Franche-Comté et Pays de la Loire[W 20]. Si la plupart des élevages se trouvent dans ces deux zones géographiques, certains champions AQPS sont nés dans d'autres régions de France[W 10].
Nièvre, Saône-et-Loire et Allier
Cercy-la-Tour (où se trouve un centre technique modernisé en 2009[W 21],[30]) et ses environs (Nièvre, Saône-et-Loire et Allier) restent l'un des principaux centres d'élevage[21]. D'après les éleveurs Marc et Olivier Trinquet, le haras de Cercy est connu dans toute l'Europe, notamment en Irlande, par les amateurs de chevaux de course d'obstacles[P 4].
Les D'Armaillé, installés à Isenay depuis plusieurs générations, ont fait naître Ubu III, Gloria IV, Notre Père, Rameur, Baron Alco, Cepage et Equation[W 22]. L’élevage de la famille Cyprès, actif depuis le début du XXe siècle à Montigny-sur-Canne, est aussi l'un des piliers dans la Nièvre, en ayant fait naître Nupsala, Porto Rico et Septland[W 17]. L'élevage Collonges, créé en 1967 à Lournand, a fait naître des cracks comme Quadrette, Nenuphar, Quentin, Saturne, Miss, Hussard, et Neptune Collonges, leur plus célèbre cheval[W 23]. Les poulains sont notamment vendus lors de l'AQPS Foal Show de Galop-Allier à Moulins, dont la cinquième édition a été organisée en septembre 2025[P 5]. Il existait aussi un concours interrégional AQPS à Decize au mois d'août, dont la 24e édition s'est tenue en 2017[P 6],[P 7]. Cet évènement qui « s'essoufflait » a été remplacé par les 48 h de l'AQPS (Chaser Day 2026), organisées en juin à Cercy-la-Tour[W 24].
En 2015, le syndicat des éleveurs d'AQPS de la Nièvre compte 118 adhérents[P 8].
Grand Ouest français

Le second centre d'élevage est situé dans le Grand Ouest, ce qui comprend toute la Bretagne et la vallée de la Loire[W 25], notamment l'Anjou[21]. La région de Corlay compte encore des éleveurs d'AQPS, entre autres Anthony Bonichon, affixe Montavé, qui a démarré son élevage en 2015[W 26]. Jean-Luc Couëtil tient depuis 1999 l'un des meilleurs élevages d'AQPS près d'Avranches[W 27]. En 2015, l'association des éleveurs de chevaux de courses autres que pur-sang de l'Ouest regroupe environ 210 éleveurs des régions administratives Bretagne, Normandie et Pays de la Loire[P 9].
Dans la culture
L'AQPS reste peu connu en dehors d'un cercle restreint d'initiés[9].
Pour le centenaire de l'Association nationale des AQPS en 2022, Céline Gualde écrit un ouvrage qui retrace l'histoire de ces chevaux[10] ; cet ouvrage n'est pas commercialisé via les distributeurs habituels, mais uniquement en salon ou auprès de l'organisme de sélection[W 28].