Wikipédia:Contenus de qualité
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L'époque d'Edo (江戸時代, Edo jidai) ou période Tokugawa (徳川時代, Tokugawa jidai) est la subdivision traditionnelle de l'histoire du Japon qui commence vers 1603, avec la prise de pouvoir de Tokugawa Ieyasu lors de la bataille de Sekigahara, et se termine vers 1868 avec la restauration de Meiji. Elle est dominée par le shogunat Tokugawa, dont Edo (ancien nom de Tokyo) est la capitale. Le XVIIe siècle voit le clan Tokugawa renforcer son pouvoir sur le pays et s'assurer de la soumission des daimyō, grands seigneurs féodaux, notamment via une règle de résidence alternée dans la capitale. Le siège d'Osaka de 1614-1615 et la rébellion de Shimabara de 1637-1638 sont les dernières remises en cause de sa prééminence. Un régime dans lequel le confucianisme s'impose alors comme doctrine dominante émerge, en même temps qu'un contrôle plus strict du commerce avec l'étranger est instauré à partir de 1635. Le XVIIIe siècle voit le shogunat imposer de grandes mesures économiques pour réguler ses finances et l'économie du pays (réformes Kyōhō à partir de 1736, réformes Kansei à partir de 1790). Dans la première moitié du XIXe siècle, une remise en question du système shogunal est causée par une série de crises internes, mais aussi par la pression des Occidentaux sur le pays. Le Bakumatsu, période finale du régime, voit le pays signer ses premiers traités inégaux avec les pays occidentaux (Convention de Kanagawa de 1854), mais aussi certains grands daimyō se regrouper au sein de l'alliance Satchō et remettre en cause militairement le pouvoir du shogunat. Le dernier shōgun, Tokugawa Yoshinobu, restitue ses pouvoirs à l'empereur le . Le pays connait une longue période de paix qui bénéficie à son économie et à sa société. Un essor urbain important est enregistré dans les grands centres que sont Edo, Ōsaka et Kyōto, mais aussi dans les capitales régionales des daimyō. La population passe d'une douzaine de millions d'habitants à une trentaine. L'alphabétisation progresse grâce à l'essor de plusieurs types d'écoles. Les progrès de l'édition permettent un développement intellectuel et scientifique important, ainsi que la diffusion de savoirs étrangers. Plusieurs formes d'expression artistique comme le théâtre kabuki ou l'impression d'ukiyo-e émergent comme des formes majeures. Le pays arrive à imposer un contrôle strict de son commerce aux pays étrangers, tout en conservant des relations économiques, intellectuelles et diplomatiques avec certains d'eux comme la Chine, la Corée et les Pays-Bas, notamment par l'intermédiaire du royaume de Ryūkyū que le shogunat vassalise à cette époque. |
La Grue moine (Grus monacha) est une espèce d'oiseaux Gruiformes de la famille des Gruidae. Elle se reproduit principalement à l'est de la Russie et migre en Chine, en Corée et au Japon. C'est un oiseau au plumage globalement gris ardoise, sauf la tête qui est blanche avec une portion de peau rouge à l'avant. Sa migration lui fait parcourir plusieurs milliers de kilomètres, de l'est de la Russie, autour de la Léna et de l'Amour, jusqu'à la Chine, la péninsule coréenne et le Japon. L'île de Kyūshū, au sud du Japon, accueille 80 % de la population mondiale en hiver. Discrète et silencieuse durant la reproduction, la Grue moine niche dans des zones humides où elle peut se cacher dans la végétation. Elle construit un nid en plateforme constitué de végétaux et de tourbe agglomérés, puis donne naissance à un ou deux petits. Durant l'hiver, les Grues moines se rassemblent en colonies à proximité de rizières, de prairies et de vasières. Elles y cherchent leur nourriture en petits groupes familiaux, qui comptent les parents et leurs petits, ou en groupes plus importants. Elles sont omnivores et se nourrissent de céréales, de baies, de plantes aquatiques, de petits amphibiens ou de larves. Le nombre de Grues moines a augmenté de plusieurs milliers d'individus depuis les années 1990, notamment grâce au nourrissage artificiel des deux principales colonies hivernantes, à Izumi et dans la baie de Suncheon. Elles restent néanmoins vulnérables à la dégradation de leur habitat, aux dérangements et à la grippe aviaire. La Grue moine est très proche génétiquement de la Grue à cou noir (Grus nigricollis), qui vit sur le plateau tibétain. Elle s'hybride parfois avec la Grue cendrée (Grus grus). | |
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Le temple antique de Sanxay est un édifice cultuel, construit et fréquenté pendant l'Antiquité, situé à proximité du hameau d'Herbord, sur le territoire de la commune française de Sanxay, dans le département de la Vienne (région Nouvelle-Aquitaine). Avec un théâtre et des thermes à vocation thérapeutique, il est l'une des composantes encore visibles du site antique de Sanxay, qui est très vraisemblablement celui d'une agglomération secondaire pictone qui s'est développée à partir d'un sanctuaire des eaux daté de l'époque augustéenne. Il est construit dans la seconde moitié du Ier siècle et, comme l'ensemble du site, fréquenté jusque dans le courant du IIIe siècle. Il est construit sur le plan général d'un fanum (temple à plan centré), mais il se distingue par sa cella octogonale entourée d'une galerie péristyle en forme de croix grecque, au centre d'un péribole presque carré de près de 3 900 m2 fermé par quatre portiques. Il est difficile de définir à quel dieu il est voué, mais une double dédicace à Apollon et Mercure, dont les cultes sont liés à l'eau, offre une hypothèse plausible de réponse à ce problème. Les ruines gallo-romaines de Sanxay, dont celles du portique et de l'enceinte du temple, sont connues depuis longtemps, mais elles ne sont classées au titre des monuments historiques qu'en 1882 à l'occasion de la seule campagne de fouilles importante qui se déroule entre 1881 et 1883, sous la conduite de l'archéologue belge Camille de La Croix. |
En France, sous la Cinquième République, la présidentiabilité est la capacité supposée à être président de la République et, auparavant, à remporter l'élection présidentielle au suffrage universel direct. Cette aptitude présumée fait d'un responsable politique un présidentiable. L'usage de ce mot est attesté dès la première élection présidentielle au suffrage universel direct, en 1965, et va croissant alors que le substantif « présidentiabilité » est plus rare. La présidentiabilité est évaluée de manière floue et prédictive. Les candidats sont jugés présidentiables à l'issue d'une sélection, dont les acteurs sont les partis politiques, les élus qui signent les parrainages et les médias. Les partis politiques passent d'abord par des procédures internes avant de s'ouvrir en organisant des primaires. Depuis 2017, il arrive que la candidature précède le mouvement politique. Les parrainages par les élus locaux, appelés officiellement « présentation », sont une procédure de cooptation qui a pour but d'éviter les candidatures fantaisistes. De fait, nombre de candidats échouent à réunir les 500 signatures nécessaires. Les élus locaux les plus nombreux, les maires ruraux, sont les plus réticents à accorder leur parrainage, parce qu'ils ne veulent pas rompre avec un certain apolitisme communal. Ceux qui le font agissent en fonction de leurs convictions politiques ou par volonté de défendre le pluralisme. Un candidat est labellisé présidentiable par les médias, qui s'appuient notamment sur les sondages, tandis que les candidats développent des stratégies d'auto-présidentialisation. Les critères utilisés ont trait à des imaginaires et des pratiques opposés : la verticalité et la proximité, l'expérience et le renouvellement, le masculin et le féminin. La personnalité présidentiable doit montrer une stature d'homme d'État capable de surplomber la politique quotidienne. Il faut pour cela publier des livres et mettre en scène des réseaux internationaux. Dans le même temps, il faut construire une image de proximité, qui passe par des déplacements « sur le terrain » et, depuis 2007 surtout, par l'organisation d'une démarche participative. Le contrôle de soi est attendu, mais laisser voir des émotions ou manifester de l'empathie est dans une certaine mesure de plus en plus positif. La présidentiabilité est aussi assise sur une expérience politique reconnue, face à laquelle l'extériorité est une position le plus souvent peu favorable. La fonction présidentielle est depuis 1965 exercée par des hommes et les femmes candidates sont souvent victimes de critiques genrées, malgré une certaine évolution. |
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