Aymon de Montfalcon

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Naissance
Activités
Ordre religieux
Aymon de Montfalcon
Fonctions
Administrateur du diocèse de Genève
-
Évêque de Lausanne
Diocèse de Lausanne (d)
-
Abbé de Hautcrêt
Abbaye cistercienne de Haut-Crêt
-
Claude de Grilly (d)
Prieur commendataire
Château de Ripaille
à partir de
Ambassadeur
Biographie
Naissance
Décès
Activités
Autres informations
Ordre religieux
Blason.
Œuvres principales
Debat du gris et du noir (d), Pastourelle (d), Le procez du banny a jamais du Jardin d'Amours contre la volonté de sa dame (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Aymon de Montfalcon, parfois sous la forme Aymon de Montfaucon, né en 1443 à Flaxieu, en Bugey, mort le à Lausanne, est à la fois dignitaire ecclésiastique, diplomate et poète, issu d'une branche de la famille de Montfalcon.

Conseiller ducal d'Amédée IX, il devient ambassadeur à Rome, conseiller de la duchesse Blanche de Montferrat, puis administrateur de l'évêque de Genève, évêque de Lausanne de 1491 jusqu'à sa mort, comte de Vaud et prince du Saint-Empire.

Origines

Aymon de Montfalcon naît en 1443[1]. Issu d'une branche d'une ancienne famille de Savoie, il est le fils de Guillaume de Montfalcon et de Marguerite de Chevron-Villette[1],[2]. Docteur en droit canon, il devient moine bénédictin à Saint-Rambert (Bugey).

Carrière civile

Proche des ducs de Savoie, il est conseiller de Amédée IX de Savoie, puis de Philibert Ier[3].

Lors de la succession de Benoît de Montferrand, un parent par alliance[4], à l'évêché de Lausanne, il est le candidat désigné par la maison de Savoie[2].

Entre 1495 et 1510, il est huit fois l'ambassadeur de la Savoie auprès des Confédérés[1]

Carrière religieuse

À la demande du duc de Savoie, pour qui il remplit des missions diplomatiques, Aymon de Montfalcon est nommé évêque de Lausanne le par Innocent VIII.

Prieur commendataire de Port-Valais en 1492, de Lutry en 1495, il est, de 1497 à 1509, administrateur du diocèse de Genève pour le compte de Philippe de Savoie, alors mineur[1].

En 1493, il organise à Lausanne un synode diocésain.

En 1497, il fonde le couvent de carmes de Sainte-Catherine du Jorat à Lausanne et le couvent de franciscains à Morges. En 1508, Jules II le désigne comme juge d'instruction apostolique dans l'affaire Jetzer.

Le poète

Poète, il composa vers 1473[5] « Le Procès du banni à jamais du Jardin d'Amour contre la volonté de sa Dame », où il raconte en fait sa propre histoire. Il raconte comment il fit graver sa lettre initiale, « A », et celle de son aimée, « M », enlacées, sur les murs de son château de Lausanne.

Et pour montrer amour entier,
Une des miennes ai arrachée,
Laquelle est, par subtil ouvrier,
Avec la sienne entrelacée.

Il est aussi l'auteur d'une pièce poétique « Débat du gris et du noir », sous forme de débat amoureux entre l'auteur vêtu de gris et un « malheureux en amour », vêtu de noir.

On lui connaît aussi une pastourelle.

Un jour allais chemin chevauchant,
De cœur léger et de penser pesant,
Comme celui qui veut éjouïr;
Ainsi allais par le chemin pensant,
Sans dire mot, compagnie cherchant,
Pour joie avoir et tristesse fuir. [...]

Mécène, Aymon de Montfalcon a accueilli le poète bourguignon Antitus Faure à sa cour, et ce derier lui a dédié une partie de ses poèmes.

Devise épiscopale

Aymon de Montfalcon choisit pour devise épiscopale « Si qua fata sinant ». Cette devise peut surprendre dans un premier temps pour deux raisons : elle est formée de plus de trois mots, ce qui est contraire à l'usage et il s'agit d'un vers tiré de l'Énéide de Virgile et qui signifie : « Si les destinées le permettent ». Si depuis le XIXe siècle, cela n'est plus la norme qu'un prélat choisisse une devise issue de la littérature païenne, le choix de Aymon de Montaflcon se justifie par sa façon de penser issue du courant humaniste. Elle est censée représenter son humilité face aux différents honneurs qu'il a reçus : prieur de Ripaille, abbé de Haut-Crêt, évêque de Lausanne, administrateur de Genève, ambassadeur du duc de Savoie et du roi de France ; de la même façon qu'il suit la règle de saint Benoît[6].

Aymon de Montfalcon a coutume de signaler toutes ses interventions architecturales en y plaçant à plusieurs reprises ses armoiries et sa devise.

Armoiries et devise

Armoiries de Aymon de Montfalcon au-dessus de l'entrée de la cathédrale de Lausanne, timbrées de la mitre, la crosse et la plume d'autruche.

En tant qu'évêque de Lausanne, Aymon de Montfalcon fait poser ses armoiries sur la cathédrale de Lausanne[7].

Blason Blasonnement :
Écartelé, en 1 et 4 : d'argent à l'aigle de sable, languée du même, becquée, membrée et armée d'or ; en 2 et 3 : contre-écartelé en 1 et 4 d'hermine et en 2 et 3 de gueules.

Si qua fata sinant Si les destinées le permettent »)[8].

Patrimoine monumental

Notes et références

Voir aussi

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