Aynard de Moirans
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Aynard de Moirans , est un prélat de la fin du XIIe siècle et du début du siècle suivant, archevêque de Vienne.
Origines
Aynard (parfois Ainard, Aynardi, Aynardus) semble, très probablement, appartenir à la famille des seigneurs de Moirans (Moyrans, Moyrens, Moyrenc), d'après la Gallia Christiana[1], situé dans l'actuel département de l'Isère[2],[3]. Il est assimilé au Ainard/Aynard, cité aux côtés de ses frères, Geoffroy et Berlion, ainsi que leur mère, Béatrix Peleta (Pelet), dans une charte de 1164 par laquelle ils renoncent aux tailles sur les habitants de Moirans[2],[3],[4]. Son père, dont le prénom n'est pas identifié, semble être mort à cette date.
Carrière
L'archiviste Galland (1994) indique, que tout comme son prédécesseur sur le siège de Vienne, « on ignore tout de leur carrière avant leur installation sur le siège archiépiscopal, et la date même de celle-ci ne peut être précisée »[5].
Il accède au siège archiépiscopal de Vienne, en 1195, selon les auteurs anciens, devenant également abbé et coseigneur de Saint-Barnard de Romans-sur-Isère[6],[7]. Galland (1994) souligne que la date de son épiscopat n'est pas précisément connue, avançant du début de l'année 1196 au plus tard à 1204[2].
Il se rend à Turin, en 1196[5], où il reçoit la confirmation des privilèges de son église[8], de Henri VI[5] (Chevalier nomme par erreur Frédéric Ier).
Il aurait participé, selon Chevalier (1879), aux conciles de Dijon et « probablement » celui de Vienne, en 1199 (?)[8].
En 1202, il cède le prieuré de Notre-Dame-de-l'Ile aux Augustiniens de Saint-Ruf[9].
En 1203, il achète à Guillaume de Clermont les châteaux de Clermont, Saint-Geoirs (Clermont), et Crépol, qui les reçoit ensuite en fief[10]. Ces positions étaient importantes pour la défense des terres de Vienne[10].
En 1204, il règle un différend entre les cisterciens de Bonnevaux et les chartreux d'Écouges[11].
Au cours de cette période, il intervient auprès des deux légats du pape afin de trouver un règlement à l'amiable concernant l'évêque de Viviers Nicolas[12]. Il permet à ce dernier de démissionner, plutôt que d'être destitué[12].
Les derniers actes connus d'Aynard de Moirans permettent de placer la fin de son épiscopat vers 1204[13]. Son successeur, Humbert II, n'est mentionné qu'en [13].
A. Perrin annote, dans un article consacré aux hospitaliers, qu'Ayanrd de Moirans serait encore en 1207[14].
Références
- ↑ Gallia Christiana.
- 1 2 3 Galland 1994, p. 89.
- 1 2 Gustave de Rivoire de La Bâtie, Armorial de Dauphiné : contenant les armoiries figurées de toutes les familles nobles et notables de cette province, accompagnées de notices généalogiques complétant les nobiliaires de Chorier et de Guy Allard, Lyon, Imprimerie Louis Perrin (réimpr. 1969 (Allier, Grenoble)) (1re éd. 1867), 821 p. (lire en ligne), p. 420-421.
- ↑ Regeste dauphinois, p. 699, Tome 1, Fascicule III Acte no 4172 (lire en ligne)
Chevalier ne fait pas ce lien. - 1 2 3 Galland 1994, p. 87.
- ↑ Ulysse Chevalier, Petit Armorial romanais, Vienne, E.-J. Savigné, (lire en ligne), p. 26.
- ↑ F. Z. Collombet, Histoire de la sainte église de Vienne, t. II, Lyon, A. Mothon, (lire en ligne), p. 126.
- 1 2 Chevalier 1879, p. 13.
- ↑ Pèlerinage à Notre-Dame-de-l'Ile, Vienne, Timon frères (lire en ligne), p. 19-20.
- 1 2 Galland 1994, p. 97.
- ↑ Galland 1994, p. 98.
- 1 2 Galland 1994, p. 103.
- 1 2 Galland 1994, p. 128-129.
- ↑ A. Perrin, Les hospitaliers de la Commanderie Saint-Antoine de Chambéry, t. II, Chambéry, Imprimerie savoisienne, coll. « Mémoires de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie », (lire en ligne), p. 121.
Voir aussi
Bibliographie
- Gallia Christiana — t.XVI, « Provinces de Vienne », Impr. valentinoise, (lire en ligne), p. 5-215, « Archiepiscopi Viennenses ».
- Ulysse Chevalier, Regeste dauphinois, ou Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés et manuscrits relatifs à l'histoire du Dauphiné, des origines chrétiennes à l'année 1349, Impr. valentinoise, 1912-1926.
. - Ulysse Chevalier, Notice chronologico-historique sur les archevêques de Vienne : d'après des documents paléographiques inédits, Vienne, , 18 p. (lire en ligne).
- Bruno Galland, Deux archevêchés entre la France et l'Empire : Les archevêques de Lyon et les archevêques de Vienne du milieu du XIIe siècle au milieu du XIVe siècle, Rome, École française de Rome, coll. « Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome » (no 282), , 831 p. (ISBN 2-7283-0299-5, lire en ligne).