Azélie Fayolle
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Azélie Fayolle, née le à Bordeaux, est une autrice, chercheuse en littérature, et Youtubeuse française, spécialiste d'Ernest Renan et du féminisme. Elle applique à la littérature le principe de male gaze définit par Laura Mulvey.
Après un double master en lettres et en études germaniques à Bordeaux, Azélie Fayolle obtient l'agrégation de lettres modernes en 2014. Chercheuse post-doctorante à l'Université libre de Bruxelles[1], elle travaille sur un projet FNRS, « Femmes, nature, discours », consacré à l'étude des féminismes du XIXe siècle, à l'idée de nature et au statut discursif des textes protéiformes des féministes[2].
Depuis 2018, elle développe la chaîne YouTube Un grain de lettres « où on cause de littérature, le plus souvent, de féminismes, de lectures». Face caméra, elle y parle librement de ses lectures, développe ses analyses et convoque parfois des invités[3]. Elle participe ainsi au mouvement de la « littératube » et s'inscrit parmi ceux que Gilles Bonnet appelle les « lectubeurs[4] ».
Elle soutient une thèse de littérature française, sous la direction de Gisèle Séginger en 2019, intitulée « Ernest Renan : sciences de la nature et pensée historique »[5], thèse publiée en 2023 sous le titre Ernest Renan : savoirs de la nature et pensée de l'histoire aux éditions Honoré Champion[6].
Son essai Des femmes et du style. Pour un feminist gaze[1] publié en 2023[7] aux éditions Divergences connaît un certain retentissement critique[8],[9]. Elle s'y intéresse à la littérature féministe[10] et distingue le « feminist gaze'n » du « female gaze » théorisé par Iris Brey[11],[12], en analysant plus particulièrement la part engagée de l'écriture féminine dans l'histoire littéraire[13]. Elle identifie les caractéristiques d'une littérature féministe[14].
En 2025, elle publie Subvertir le male gaze. Littératures pour les deux moitiés du monde. Cette fois Azélie Fayolle s'intéresse à la littérature dite classique pour montrer en quoi elle participe à maintenir l'oppression envers les femmes et légitime les violences à leur égard[15]. À titre d'exemple pour illustrer son propos, Émile Zola et de Guy de Maupassant comparent les personnages féminins à des chiennes[16].