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Gisèle Séginger

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Gisèle Séginger, née Cavallotto en 1956 à Cannes, est une universitaire française spécialiste de Flaubert et des liens entre sciences naturelles et littérature au XIXe siècle.

Faits en bref Naissance, Nationalité ...
Gisèle Séginger
Gisèle Séginger lors d'un colloque au Muséum national d'Histoire naturelle en mai 2021
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Université Paris-Est-Marne-la-Vallée (depuis le )Voir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

Après avoir intégré l'École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses en 1977[1] et avoir obtenu une licence de lettres modernes à l'université Paris 7 et une licence d'espagnol à Paris 3, Gisèle Séginger obtient l'agrégation de lettres modernes en 1980[2]. À l'issue de son Diplôme d'études approfondies de littérature française à l'université Paris 7, elle commence un doctorat de littérature française à l'université Paris 8 sous la direction de Claude Duchet[2]. Elle soutient en 1991 sa thèse intitulée « La tentation » et ses métamorphoses. Étude génétique et textuelle de « La tentation de Saint-Antoine » de Gustave Flaubert (1849-1874)[3].

Elle devient en 1997 professeure des universités à l'Université Strasbourg-II[4] et en 2003, elle est élue membre du conseil national des universités dans la section 9 de langue et littérature françaises[5].

Gisèle Séginger rejoint en 2004 l'université de Marne-la-Vallée[2], où elle fonde et dirige depuis 2007 le master Édition livre papier et numérique[6], dont la moitié des enseignements environ sont destinés à la production assistée par ordinateur et au multimédia[7]. Elle y crée aussi en 2004 l'unité de recherche LISAA, qu'elle dirige jusqu'à 2015[8].

Elle est nommée en 2016 membre senior de l'Institut universitaire de France[9].

Professeure des universités à l'université Gustave-Eiffel[10] depuis la création de l'établissement en 2020, elle est membre du comité de rédaction des revues Romantisme et Nineteenth Century French Studies[11].

Travaux de recherche

Sur Flaubert

Gisèle Séginger propose en 2001 une édition critique de Salammbô chez GF Flammarion[12]. Elle dirige le Dictionnaire Flaubert publié en 2017 aux éditions Honoré Champion[13],[14], qui contient plus de 650 articles sur l'écrivain et son œuvre[15], rédigés par plus de 100 universitaires[16]. ainsi que les œuvres complètes du romancier chez la même maison d'édition. Elle contribue aux tomes II et III des Œuvres complètes de Flaubert dans la Pléiade[17], et dirige en 2021 la publication du tome IV[18], qui contient notamment L'Éducation sentimentale[19].

Elle est aussi spécialiste des illustrations de l'œuvre de Flaubert, ayant notamment dirigé l'ouvrage Flaubert et la peinture[20] en 2010, et publié en 2021 L’Orient de Flaubert en images[21],[22]. Ces travaux alimentent aussi ses enseignements dans le master Édition qu'elle dirige, où elle aborde les questions relatives au rapport entre texte et image[23].

Elle intervient dans plusieurs événements organisés en 2021 à l'occasion du bicentenaire Flaubert, notamment à la Foire du livre de Brive-la-Gaillarde[24],[25] et à l'Institut de France le [26]. Elle écrit aussi l'article d'ouverture du dossier de ce bicentenaire sur le site France mémoire[27].

Elle reçoit en 2022 le prix René Dumesnil pour son ouvrage Berlioz, Flaubert et l’Orient, codirigé avec Cécile Reynaud.

Sur les liens entre sciences du vivant et littérature

Depuis les années 2010, Gisèle Séginger mène des travaux de recherche concernant les liens entre sciences du vivant et littérature, en particulier au XIXe siècle, dans le cadre de programmes de recherche qu'elle coordonne tels que Biolographes, financé par l'Agence nationale de la recherche et la Fondation allemande pour la recherche de 2014 à 2017[28] ou Urbanature[29], financé par l'I-SITE Future porté par l'université Gustave Eiffel[30].

Porteuse de plusieurs programmes de recherche sur les savoirs du vivant soutenus par la Fondation Maison des sciences de l'homme[31],[32], elle coordonne aussi avec Christine Maillard depuis 2013 le réseau pluridisciplinaire inter-MSH VIVANLIT, Penser le vivant : les échanges entre littérature et sciences de la vie de la fin du XVIIIe siècle à l’époque contemporaine[33].

Elle co-dirige ainsi les ouvrages Penser le vivant aux éditions de la FMSH en 2017[34], Biological Time, Historical Time. Transfers and Transformations in 19th Century Literature aux éditions Brill en 2018[35] et Littérature française et savoirs biologiques au XIXe siècle Traduction, transmission, transposition chez De Gruyter en 2020[36].

Distinctions

Œuvres

Ouvrages

Éditions

Notes et références

Liens externes

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