Base aérienne 125 Istres-Le Tubé

base aérienne française From Wikipedia, the free encyclopedia

La base aérienne 125 Istres-Le Tubé « Sous-Lieutenant-Monier », est la plus grande base de l'Armée de l'air française, située sur le territoire de la commune d'Istres dans le département des Bouches-du-Rhône. En 2025, elle fait partie des trois bases aériennes qualifiées de stratégiques par l'Armée de l'air[1].

Faits en bref Localisation, Pays ...
Base aérienne 125 Istres-Le Tubé
Image illustrative de l’article Base aérienne 125 Istres-Le Tubé
La base cible d'un bombardement aérien en 1944 ?
Image illustrative de l’article Base aérienne 125 Istres-Le Tubé Image illustrative de l’article Base aérienne 125 Istres-Le Tubé
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Coordonnées 43° 31′ 22″ nord, 4° 55′ 25″ est
Altitude 49 m (162 ft)
Informations aéronautiques
Code IATA QIE
Code OACI LFMI
Type d'aéroport Militaire
Gestionnaire Armée de l'air
Pistes
Direction Longueur Surface
15/33 5 000 m (16 404 ft) béton
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
QIE
Géolocalisation sur la carte : Bouches-du-Rhône
(Voir situation sur carte : Bouches-du-Rhône)
QIE
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Histoire

La création du camp d'aviation et la Première Guerre mondiale

L'école d'aviation s'installe en [2].

La base est l'une des plus anciennes du territoire de France. Elle est l'un des plus importants centres de formation, avec ceux de Chartres (base aérienne 122 Chartres-Champhol, d'Avord (base aérienne 702 Avord), de Pau (base aérienne 119 Pau), de Toussus-le-noble et de la base aérienne 251 Étampes-Mondésir.

Durant l'entre-deux guerres

La base durant la Seconde Guerre mondiale

Depuis 1945

Le décret du porte la constitution des forces aériennes stratégiques (FAS).

Le Centre d'essais en vol (CEV) se déploie à Istres.

Putch des généraux à Alger (1961)

La BA 125 a joué un rôle dans le putsch des généraux à Alger (21 au ) : plusieurs officiers faisant partie du complot, dont le capitaine Sergent, ont rejoint Alger depuis cette base, à bord d'appareils militaires avec l'accord du commandement de la base. Le commandant de la base étant alors en congé, c'est son second, le commandant Marcel Fischer (résistance, campagne de 44/45, Indochine, Maroc, Algérie, chevalier de la Légion d'honneur) qui a pris la responsabilité de cette participation à la tentative de putsch. Cela lui valut 85 jours d'arrêts de rigueur puis une mise à la retraite anticipée.

Accident aérien (1992)

Le , le vol Trans-Air Service 671 subit une séparation en vol de ses deux moteurs droits alors qu'il se dirige de Luxembourg vers Kano, au Nigeria, obligeant les pilotes à effectuer un atterrissage d'urgence sur la base aérienne d'Istres-Le Tubé. L'avion subit des dommages irréparables en raison d'un incendie sur l'aile droite à l'atterrissage mais ses cinq occupants ont survécu[3].

Années 2010

Dans les années 2010, la base est retenue pour héberger la fabrication des ballons dirigeables du projet Stratobus et ponctuellement l'exercice Garuda IV avec la Force aérienne indienne[4].

Unités

BA 125 Istres - Le Tubé, orthophotographie.
BA 125 Istres - Le Tubé, orthophotographie infrarouge fausses couleurs.

La 31e escadre aérienne de ravitaillement et de transport stratégiques est activée sur la base le [5].

La base abrite alors notamment quatre grandes unités des forces aériennes stratégiques :

Parmi les autres unités basées sur la BA 125, on peut citer :

Caractéristiques

Photo en fausses couleurs prise par Landsat.

La BA 125 est souvent qualifiée de « hors norme » au regard de ses caractéristiques physiques et de la diversité des entités qu’elle abrite :

  • piste de 5 000 m ;
  • 5 000 personnes, militaires et civils ;
  • près de 500 bâtiments ;
  • 2 500 ha de superficie ;
  • une soixantaine d'entités (militaires, étatiques et industrielles).

Le ravitaillement en carburant aviation est assuré par le réseau d'oléoducs en Centre-Europe de l'OTAN[6].

Du fait de ses équipements de sécurité et de la longueur de sa piste, elle a servi pour plusieurs atterrissages d'urgence d'avions civils en difficulté, comme le 31 mars 1992 pour un Boeing 707 exploité par la Compagnie Trans-Air Limited. De 2001 jusqu'au retrait du service de la navette spatiale américaine, elle est en outre l'une des rares bases aériennes en dehors du territoire des États-Unis équipées et habilitées pour l'atterrissage de celle-ci en cas d'urgence (Transatlantic Abort Landing). Des équipements destinés à guider la navette à son atterrissage étaient installés en permanence et des équipes de la NASA prépositionnées environ 8 jours avant chaque lancement[7],[8],[9],[10].

La piste

VUE AÉRIENNE DE LA BASE AÉRIENNE D’ISTRES-LE TUBÉ

La piste mesure 5 000 m, 3 750 m à l'origine, auxquels fut ajouté une prolongation de 1 200 m d'arrêt réalisée pour le compte d'Airbus Industrie en 1992[11] et pour être capable de faire atterrir une navette spatiale (financement américain)[12]. C'est la plus longue piste d'Europe[13]. Elle dispose de différents équipements de tests et de réparations et à ce titre sert de base d'essai en vol pour l'Armée de l'air, l'Aéronavale et pour différents avionneurs et équipementiers aéronautiques français de l'armement (Dassault, Thales, Snecma, DGA). En particulier, différentes campagnes de tests de l'Airbus A380 se sont déroulées à Istres dont des tests piscines, durant lesquels les avions atterrissent sur une piste inondée artificiellement[14].

Commandants

  • Colonel Marc Royer
  • Colonel Michel Lene
  • Colonel Alexis Rougier ( - )
  • Colonel Pierre Gaudilliere ( - )
  • Colonel David Marty ( - )
  • Colonel Anne-Laure Michel ( - )
  • Colonel Sébastien Estève ( - ).

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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