Baba Ould Cheikh
trafiquant jihadiste malien
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Baba Ould Cheikh, né vers 1965[1], est un commerçant Arabe lemhar malien[2] proche des groupes jihadistes.
Maire de la commune de Tarkint, Baba ould Cheikh dirige depuis les années 2000 à Gao deux entreprises de bâtiment et de transport[3]. Grâce à sa flotte de camions, il importe illégalement d'Algérie tous les produits de consommation courante qui alimentent le nord-est malien mais s'investit également dans le trafic drogue[3]. Il est notamment mêlé à l'affaire « Air Cocaïne »[4].
Baba ould Cheikh était contact étroit avec AQMI, notamment dans le cadre des négociations pour les otages européens enlevés en Algérie et libérés en territoire malien en 2003[5] puis en 2009 du diplomate canadien Robert Fowler (en) (il avait mis à cette occasion en contact le conseiller spécial du président burkinabé Moustapha Ould Limam Chafi avec Mokhtar Belmokhtar)[6], tout en étant soupçonné d'être lié aux ravisseurs[2].
Le 3 février 2013, quelques jours après la reconquête de Gao aux mains des islamistes, il est violemment pris à partie par des jeunes de Gao qui l'avaient repéré à la station de bus entouré par des hommes armés, avant que le maire Sadou Harouna Diallo ne s'interpose[7]. Un mandat avait été ensuite émis contre lui et il avait finalement été arrêté le 10 avril près de Tarkint pour trafic de drogue[2].
Il est le père de Mimi Ould Baba Ould Cheikh[8], arrêté en janvier 2017 au Mali et accusé d'être l'un des principaux organisateurs de des attentats de Ouagadougou[9], qui avaient fait 30 morts et près de 70 blessés le 15 janvier 2016, à la demande de Mohamed Ould Nouini[10].
Baba ould Cheikh est arrêté le 21 janvier 2018 par des hommes armés non identifiés mais finalement libéré le 11 février 2018 par ses ravisseurs.