Le panditBadri Maharaj est un fermier et homme politique indo-fidjien, fondateur de la première école indienne des Fidji puis premier Indo-Fidjien à siéger au Conseil législatif du pays.
Originaire de Bamoli dans l'Uttar Pradesh en Inde[1], il arrive aux Fidji comme ouvrier agricole avec un statut d’indenture en 1889[2]. Devenu ensuite fermier cultivateur de cane à sucre à son propre compte, en 1898 il ouvre dans la province de Ra la première école pour les enfants des ouvriers indiens des plantations fidjiennes[2],[3]. L'école acquiert une bonne réputation, et Ratu Lala Sukuna y est notamment scolarisé[2],[4].
En reconnaissance de ses efforts en faveur de l'éducation et de l'amélioration du niveau de vie des ouvriers immigrés indiens, en 1916 le gouverneur Sir Ernest Bickham Sweet-Escott le nomme membre du Conseil législatif de la colonie, le premier à y représenter la communauté indo-fidjienne - bien qu'une pétition ait demandé au gouverneur de nommer plutôt l'avocat Manilal Doctor(en), envoyé aux Fidji par Mohandas Gandhi pour aider les Indo-Fidjiens à s'organiser dans la défense de leurs droits[3]. Badri Maharaj y siège jusqu'en 1923, date à laquelle il démissionne pour protester contre l'introduction d'un impôt par tête[5]. Il siège ensuite à nouveau de 1926 à 1929, date à laquelle le gouvernement colonial accorde aux Indo-Fidjiens le droit à trois représentants élus plutôt qu'à un représentant nommé. Il ne se présente pas à ces élections[2],[6].