Balendra Shah
rappeur et homme politique népalais
From Wikipedia, the free encyclopedia
Balendra Shah (en hindi : बालेन्द्र शाह ; en maïthili : बालेन्द्र) également connu sous le nom de Balen, né le à Katmandou, est un homme politique et rappeur népalais, Premier ministre du Népal depuis le .
| Balendra Shah बालेन्द्र शाह | ||
Balendra Shah en 2024. | ||
| Fonctions | ||
|---|---|---|
| Premier ministre du Népal Ministre de la Défense | ||
| En fonction depuis le (4 mois et 11 jours) |
||
| Président | Ram Chandra Poudel | |
| Gouvernement | Shah | |
| Législature | 3e | |
| Coalition | RSP | |
| Prédécesseur | Sushila Karki (intérim) Khadga Prasad Sharma Oli |
|
| Représentant du Népal | ||
| En fonction depuis le (4 mois et 12 jours) |
||
| Élection | 5 mars 2026 | |
| Circonscription | Jhapa 5 | |
| Groupe politique | RSP | |
| Prédécesseur | Khadga Prasad Sharma Oli | |
| Ministre de l'Intérieur | ||
| – (26 jours) |
||
| Président | Ram Chandra Poudel | |
| Premier ministre | Lui-même | |
| Gouvernement | Shah | |
| Prédécesseur | Sudan Gurung | |
| Successeur | Sudan Gurung | |
| Maire de Katmandou | ||
| – (3 ans, 7 mois et 19 jours) |
||
| Élection | 13 mai 2022 | |
| Prédécesseur | Bidya Sundar Shakya (en) | |
| Successeur | Sunita Dangol (en) | |
| Biographie | ||
| Surnom | Balen | |
| Date de naissance | ||
| Lieu de naissance | Katmandou (Népal) | |
| Nationalité | Népalaise | |
| Parti politique | Parti national indépendant | |
| Profession | Rappeur | |
| Religion | Hindouisme | |
|
|
||
|
|
||
| Premiers ministres du Népal | ||
| modifier |
||
Populaire auprès des jeunes générations et des couches les plus pauvres de la population, il est élu en 2022 maire de Katmandou, capitale du pays. En , il soutient les manifestations de la génération Z ayant mené à la chute du Premier ministre Khadga Prasad Sharma Oli et de son gouvernement. Devenu membre du Parti national indépendant (RSP) qui remporte les élections législatives de 2026, Balendra Shah devient Premier ministre.
Biographie
Né le à Katmandou, Balendra Shah est issu d'une famille bouddhiste Newar (en) d'origine maïthil madhesi (en). Son père est médecin ayurvédique tandis que sa mère est au foyer. Au cours de ses études, il obtient un diplôme en génie civil[1].
Balendra Shah commence sa carrière musicale en 2012 et sa popularité croît auprès des jeunes générations, des pauvres et des opprimés, qui se reconnaissent dans sa musique[1].
Maire de Katmandou
En 2022, Balendra Shah fait ses premiers pas en politique en tant que candidat indépendant aux élections locales (en) de la ville de Katmandou, capitale népalaise. Novice en politique mais déjà populaire grâce à sa musique, il séduit des jeunes népalais déçus par la politique traditionnelle et son aisance avec les réseaux sociaux lui attire notamment les faveurs d'une jeunesse nouvellement en âge de voter ; il est élu maire de Katmandou, battant la candidate du Congrès népalais, Sirjana Singh, et le candidat du CPN (UML), Keshav Sthapit (en)[1].
L'édile de Katmandou s'engage dans la lutte contre la corruption, la gestion des déchets, le contrôle du trafic routier et la promotion des sites touristiques bouddhistes de sa ville. Il est très critique à l'égard de l'Inde et soutient les revendications irrédentistes du Grand Népal. En 2023, il affiche une carte du Grand Népal dans son bureau, un acte qui suscite la controverse en Inde[2],[3].
Son action à la mairie ne fait pas l'unanimité, ses détracteurs dénonçant sa posture autoritaire envers les squatteurs et les marchands ambulants, ainsi que les lacunes touchant certains services publics essentiels (gestion des déchets et distribution d'eau potable notamment). D'un autre côté, la création d'un système de bourses pour étudiants et l'amélioration de l'accès à la santé sont salués[1].
Pendant sa mandature, il continue de communiquer énormément sur les réseaux sociaux où il critique les partis traditionnels. En parallèle, il cultive un air de mystère autour de sa personne, révélant peu de choses sur ses méthodes de travail ou son tempérament, et évitant de donner des discours ainsi que de rester trop longtemps au contact de la foule[1].
Soutien aux manifestations de la génération Z en 2025
Pendant les manifestations de la génération Z en , Balendra Shah soutient la cause des jeunes manifestants contre le pouvoir, tout en appelant à la retenue et à la négociation avec l'armée. Après la démission du Premier ministre Khadga Prasad Sharma Oli, il réclame la dissolution du Parlement. Il apporte ensuite son soutien à Sushila Karki, nommée Première ministre le [1].
Premier ministre du Népal
En , Balendra Shah rejoint le Parti national indépendant (RSP) et Rabi Lamichhane (en), chef du RSP, lui propose d'être le candidat du parti au poste de Premier ministre lors des législatives[1]. Balendra Shah démissionne de son poste de maire, où il est remplacé par Sunita Dangol (en) et fait campagne sur le thème de la gouvernance intègre et de la lutte contre la corruption[4]. Il reste en revanche très imprécis concernant ses projets de réformes[5].
Il remporte les élections législatives de 2026 dans le district de Jhapa 5 face à Sharma Oli, avec un score inédit pour le RSP depuis 1959 et les premières élections dans le pays[6],[4]. Balendra Shah prête serment et devient Premier ministre le , succédant à Sushila Karki[7],[8]. La cérémonie a été ordonnée selon des rituels religieux et astrologiques, suscitant les critiques des tenants de la laïcité. L’heure, 12 h 34, avait été considérée comme propice par les astrologues. Des prêtres hindous et bouddhistes ont accompagné la cérémonie avec des prières. Il constitue un gouvernement de seulement quatorze ministres pour la plupart sans expérience politique, dont cinq femmes[5].
Peu après son entrée en fonction, son gouvernement dévoile un catalogue de 100 engagements sur la gouvernance, la lutte contre la corruption, l’économie, l’éducation ou le système de santé[9].
Il fait détruire, à partir d'avril 2026, les bidonvilles de Katmandou, malgré les critiques des organisations de défense des droits de l'homme. Pour Amnesty International, ces expulsions forcées constituent « un dangereux recul de la gouvernance légale » et témoignent « d’une approche de plus en plus autoritaire »[10].
Il perd rapidement une grande partie de sa popularité, ce qui provoque des manifestations de la « gen Z » à Katmandou et dans d'autres villes. Il lui est reproché en particulier une gouvernance brutale, notamment à l'égard des plus démunis, des atteintes à la liberté de la presse et un manque de résultats[11].
Il choisit pour sa part de se concentrer sur les affaires intérieures du pays déléguant les visites à l’étranger au président du Rastriya Swatantra Party (Parti national indépendant), auquel il est affilié, Rabi Lamichhane, et refusant de recevoir l’envoyé spécial de Donald Trump pour l’Asie du Sud et centrale, Sergio Gor[11].