Balma

commune française du département de la Haute-Garonne From Wikipedia, the free encyclopedia

Balma est une commune française située dans la banlieue est de Toulouse, dans le nord-est du département de la Haute-Garonne, en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le pays toulousain, qui s’étend autour de Toulouse le long de la vallée de la Garonne, bordé à l’ouest par les coteaux du Savès, à l’est par ceux du Lauragais et au sud par ceux de la vallée de l’Ariège et du Volvestre.

Faits en bref Administration, Pays ...
Balma
Balma
Lotissements du sud de la commune de Balma en 2006.
Blason de Balma
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Intercommunalité Toulouse Métropole
Maire
Mandat
Vincent Terrail-Novès
2020-2026
Code postal 31130
Code commune 31044
Démographie
Gentilé Balmanais
Population
municipale
17 772 hab. (2023 en évolution de +7,27 % par rapport à 2017)
Densité 1 071 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 36′ 40″ nord, 1° 29′ 58″ est
Altitude Min. 135 m
Max. 218 m
Superficie 16,59 km2
Type Grand centre urbain
Unité urbaine Toulouse
(banlieue)
Aire d'attraction Toulouse
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Toulouse-10
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Balma
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Balma
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Balma
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Balma
Liens
Site web Site officiel
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    Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par l'Hers-Mort, la Saune, la Seillonne, le ruisseau de Noncesse et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : un espace protégé (le « biotope des prairies à Orchis lacté ») et une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

    Balma est une commune urbaine qui compte 17 772 habitants en 2023, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1975. Elle appartient à l'unité urbaine de Toulouse et fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse. Ses habitants sont appelés les Balmanais ou Balmanaises.

    Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : le château de Thégra, inscrit en 1984.

    Géographie

    Localisation

    Représentations cartographiques de la commune
    La commune dans le département
    Mairie
    Carte OpenStreetMap
    Carte OpenStreetMap
    Carte topographique
    Carte topographique
    Avec les communes environnantes
    Avec les communes environnantes
    1 : carte dynamique ; 2 : carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : avec les communes environnantes

    La commune de Balma se trouve dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie[I 1].

    Balma est située au nord de la Haute-Garonne, dans l'unité urbaine et l'aire d'attraction de Toulouse, à 5,5 km de son centre-ville[1]. Située en banlieue est de Toulouse, elle est limitrophe de la ville.

    Elle se situe à km à vol d'oiseau de Toulouse[2], préfecture du département La commune fait en outre partie du bassin de vie de Toulouse[I 1].

    Les communes les plus proches[Note 1] sont[3] : Pin-Balma (3,3 km), Quint-Fonsegrives (3,6 km), Montrabé (4,2 km), Toulouse (4,6 km), L'Union (5,3 km), Mondouzil (5,3 km), Flourens (5,4 km), Beaupuy (6,1 km).

    Sur le plan historique et culturel, Balma fait partie du pays toulousain, une ceinture de plaines fertiles entrecoupées de bosquets d'arbres, aux molles collines semées de fermes en briques roses, inéluctablement grignotée par l'urbanisme des banlieues[4].

    Balma est limitrophe de six autres communes. Les communes limitrophes sont Flourens, Montrabé, Pin-Balma, Quint-Fonsegrives, Toulouse et L'Union.

    Hydrographie

    Elle est drainée par l'Hers-Mort, la Saune, la Seillonne, le ruisseau de Noncesse, Riou Gras, le ruisseau de la garrigue et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 19 km de longueur totale[6],[Carte 1].

    L'Hers-Mort, d'une longueur totale de 89,3 km, prend sa source dans la commune de Laurac et s'écoule du sud-est vers le nord-ouest. Elle traverse la commune et se jette dans la Garonne à Grenade, après avoir traversé 40 communes[7].

    La Saune, d'une longueur totale de 31,8 km, prend sa source dans la commune de Vaux et s'écoule vers le sud-est. Elle traverse la commune et se jette dans l'Hers-Mort à Toulouse, après avoir traversé 18 communes[8].

    La Seillonne, d'une longueur totale de 24,1 km, prend sa source dans la commune de Caraman et s'écoule du sud-est vers le nord-ouest. Elle traverse la commune et se jette dans la Sausse à L'Union, après avoir traversé 11 communes[9].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[12] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[13]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 712 mm, avec 9,3 jours de précipitations en janvier et 5,7 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Blagnac à 9 km à vol d'oiseau[16], est de 14,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 627,0 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −19,2 °C, atteinte le [Note 2].

    Davantage d’informations Mois, jan. ...
    Statistiques 1991-2020 et records station TOULOUSE-BLAGNAC (31) - alt : 151 m, lat : 43°37'15"N, lon : 1°22'43"E
    Records établis sur la période du au
    Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
    Température minimale moyenne (°C) 2,9 3,1 5,5 7,9 11,4 15 17 17,1 13,9 10,9 6,3 3,6 9,6
    Température moyenne (°C) 6,3 7,1 10,3 12,7 16,4 20,3 22,6 22,8 19,3 15,3 9,9 7 14,2
    Température maximale moyenne (°C) 9,7 11,2 15 17,6 21,4 25,7 28,2 28,5 24,8 19,7 13,5 10,4 18,8
    Record de froid (°C)
    date du record
    −18,6
    16.01.1985
    −19,2
    15.02.1956
    −8,4
    01.03.05
    −3
    13.04.1958
    −0,8
    01.05.1960
    4
    02.06.1962
    7,6
    08.07.1954
    5,5
    30.08.1986
    1,9
    27.09.1972
    −3
    29.10.1949
    −7,5
    23.11.1988
    −12
    28.12.1962
    −19,2
    1956
    Record de chaleur (°C)
    date du record
    21,2
    15.01.1955
    24,1
    27.02.19
    27,1
    21.03.1990
    30
    13.04.1949
    34,5
    30.05.25
    40,2
    27.06.19
    40,2
    08.07.1982
    42,4
    23.08.23
    35,3
    08.09.1966
    33
    01.10.23
    24,3
    01.11.1968
    21,1
    17.12.1987
    42,4
    2023
    Ensoleillement (h) 89,1 118,2 175,3 188,5 212,3 231,8 258,6 246,4 210,1 155,2 99,9 89,7 2 075,1
    Précipitations (mm) 52,5 37,2 45,3 65,2 73,6 64,2 40,1 44,6 45,7 54,3 55 49,3 627
    Record de pluie en 24 h (mm)
    date du record
    45,4
    09.01.04
    58,6
    12.02.1990
    42,2
    22.03.1971
    43,8
    23.04.1988
    55
    13.05.1988
    62,3
    20.06.1957
    82,7
    07.07.1977
    56,6
    26.08.1983
    50,8
    23.09.1993
    68,6
    11.10.06
    35,6
    12.11.1955
    46,4
    13.12.1981
    82,7
    1977
    Fermer
    Source : « Fiche 31069001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
    Diagramme climatique
    JFMAMJJASOND
     
     
     
    9,7
    2,9
    52,5
     
     
     
    11,2
    3,1
    37,2
     
     
     
    15
    5,5
    45,3
     
     
     
    17,6
    7,9
    65,2
     
     
     
    21,4
    11,4
    73,6
     
     
     
    25,7
    15
    64,2
     
     
     
    28,2
    17
    40,1
     
     
     
    28,5
    17,1
    44,6
     
     
     
    24,8
    13,9
    45,7
     
     
     
    19,7
    10,9
    54,3
     
     
     
    13,5
    6,3
    55
     
     
     
    10,4
    3,6
    49,3
    Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

    Milieux naturels et biodiversité

    Espaces protégés

    La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[19],[20].

    Un espace protégé est présent sur la commune : le « biotope des prairies à Orchis lacté », objet d'un arrêté de protection de biotope, d'une superficie de 14,5 ha[21].

    Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

    Carte de la ZNIEFF de type 1 localisée sur la commune.

    L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 3] est recensée sur la commune[22] : les « prairies de l'aérodrome de Toulouse-Lasbordes » (47 ha)[23].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Balma est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 2]. Elle appartient à l'unité urbaine de Toulouse[Note 4], une agglomération inter-départementale regroupant 81 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 5],[I 3],[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse, dont elle est une commune du pôle principal[Note 6],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 527 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 4],[I 5].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (53,4 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (40,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (36,4 %), terres arables (33,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (15,9 %), zones agricoles hétérogènes (11,9 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,1 %), forêts (1 %)[24]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

    Voies de communications et transports

    Voies de communication

    La commune est accessible en voiture par le périphérique de Toulouse, sorties Sortie 15 - Roseraie, Sortie 16 - Soupetard et Sortie 17 - Lasbordes. Seul l'échangeur 16 permet une circulation aisée des autres modes de déplacements actif piétons et vélos.

    Transports en commun

    La commune compte sur son territoire une station du métro de Toulouse, la station Balma - Gramont, terminus de la ligne Métro de ToulouseLigne A du métro de Toulouse, située au nord de la commune, au niveau de la zone d'activités de Gramont.


    Le réseau de bus Tisséo permet de relier la commune à Toulouse et aux communes voisines grâce à :

    • la ligne Linéo de ToulouseL1, qui relie Sept Deniers - Salvador Dali à Fonsegrives Entiore, via le centre-ville de Toulouse et dessert le sud de la commune, tous les jours de la semaine ;
    • la ligne Liste des lignes de bus de Toulouse20, qui relie Balma - Gramont à Beaupuy Mairie, via Montrabé et Beaupuy et dessert la ZI Montredon, du lundi au samedi hormis les jours fériés ;
    • la ligne Liste des lignes de bus de Toulouse51, qui relie Balma - Gramont à La Terrasse et dessert le quartier Vidailhan et le centre de la commune, du lundi au vendredi uniquement ;
    • la ligne Liste des lignes de bus de Toulouse68, qui relie Balma - Gramont à Castelmaurou Mairie, via Saint-Jean, Rouffiac-Tolosan et Castelmaurou, et dessert la ZI Montredon, du lundi au samedi, hormis les jours fériés ;
    • la ligne Liste des lignes de bus de Toulouse72, qui relie Balma - Gramont à Balma Lasbordes et dessert le quartier Vidailhan, le centre de la commune et le quartier Lasbordes, tous les jours de la semaine ;
    • la ligne Liste des lignes de bus de Toulouse83, qui relie Balma - Gramont à Saint-Orens Lycée et dessert le sud de la commune, tous les jours de la semaine ;
    • la ligne Liste des lignes de bus de Toulouse84, qui relie Balma - Gramont à Fonsegrives Collège, via Quint-Fonsegrives et dessert le centre de la commune et le quartier Lasbordes tous les jours de la semaine ;
    • la ligne Liste des lignes de bus de Toulouse101, qui relie Balma - Gramont à Mondouzil Z.A Les Landes, via Montrabé et Mondouzil et dessert la ZI Gramont, du lundi au vendredi uniquement ;
    • la ligne Liste des lignes de bus de Toulouse102, qui relie Balma - Gramont à Drémil Stade, via Pin-Balma, Mons et Drémil-Lafage et dessert le quartier Vidailhan et le nord de la commune, tous les jours de la semaine ;
    • la ligne Liste des lignes de bus de Toulouse103, qui relie Balma - Gramont à Drémil Le Colombier, via Flourens et Drémil-Lafage et dessert le quartier Vidailhan et le nord de la commune, tous les jours de la semaine ;
    • la ligne Liste des lignes de bus de Toulouse104, qui relie Balma Ribaute à Aigrefeuille Clos Marelle, via Quint-Fonsegrives et dessert le sud de la commune, dun lundi au samedi hormis les jours fériés ;
    • la ligne Liste des lignes de bus de Toulouse106, qui part de Balma - Gramont et dessert tous les arrêts de la commune, en soirée, tous les jours de la semaine ;
    • la ligne Liste des lignes de bus de Toulouse107, qui relie Fonsegrives Entiore à Drémil Stade, via Quint-Fonsegrives, Flourens et Drémil-Lafage et dessert le sud de la commune, du lundi au vendredi uniquement ;


    Le réseau de bus régional liO permet également de relier la commune à Toulouse et aux communes voisines grâce à :

    • la ligne 304, qui relie la station de métro Balma - Gramont à Mirepoix-sur-Tarn Salle des Fêtes, du lundi au vendredi uniquement ;
    • la ligne 353, qui relie la station de métro Balma - Gramont à Bessières Le Triangle, du lundi au vendredi uniquement ;
    • la ligne 356, qui relie Toulouse Gare Routière à Revel Claude Nougaro et dessert le sud de la commune, tous les jours de la semaine ;
    • la ligne 376, qui relie la station de métro Balma - Gramont à Verfeil Collège Jean Gay ou Lavaur Gare Routière, du lundi au samedi, hormis les jours fériés ;
    • la ligne 381, qui relie la station de métro Balma - Gramont à Le Faget Eglise, du lundi au vendredi uniquement.

    Transports aérien

    L'aérodrome de Toulouse - Lasbordes d'aviation générale, est situé sur le territoire de la commune.

    Risques majeurs

    Le territoire de la commune de Balma est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, la rupture d'un barrage[25]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[26].

    Risques naturels

    Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Saune et la Seillonne. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1989, 1991, 1992, 1995, 1999 et 2009[27],[25].

    Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Balma.

    Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (88,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 4 021 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 4 021 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 98 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[28],[Carte 3].

    Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[29].

    Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1991, 1992, 1998, 2002, 2003, 2011, 2016 et 2019 et par des mouvements de terrain en 1999[25].

    Risques technologiques

    La commune est en outre située en aval du barrage de l'Estrade sur la Ganguise (département de l'Aude). À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage[30].

    Histoire

    Galet aménagé - Balma - Muséum de Toulouse.

    La vie connue sur la commune de Balma commence dès la préhistoire (partie terminale du Paléolithique inférieur), comme en témoignent les récoltes de mobilier préhistorique faites au XIXe siècle et déposées au muséum de Toulouse.

    Au Moyen Âge c'est un petit fief appartenant, au moins en partie, à l’évêché de Toulouse, il est érigé en baronnie épiscopale en 1279. C’est donc l’évêque qui est à cette époque seigneur et baron de Balma, puis l'archevêque après l'élévation de l'évêché de Toulouse au rang d'archevêché en 1317. La baronnie de Balma a deux consulats, celui du Pin et celui de Balma. Les consuls sont nommés chaque année par le seigneur évêque, le jour de la Toussaint. Ils sont les intermédiaires entre la noblesse de robe ou d’épée, la grande bourgeoisie et les représentants des ordres religieux d’une part, le peuple de la campagne balmanaise d’autre part.

    Leur rôle principal est d’administrer les deniers communaux. Ils lèvent les impôts et les tailles. Ils veillent à l’entretien des chemins, au bon état des ponts et des arbres bordant les routes. Ils assurent l’ordre et la tranquillité dans leur communauté en veillant sur les bonnes mœurs et en faisant respecter les propriétés et les récoltes.

    Sous l’Ancien Régime, la population de Balma se compose alors surtout de familles d’agriculteurs. Un petit nombre d’artisans demeure à Lasbordes.

    La baronnie épiscopale de Balma est vendue au marquis Guillaume de Castelpers le . En 1789, de nombreuses propriétés ou pièces de terre changent de mains, par la confiscation et la vente des biens du clergé et de la noblesse. Cependant, le mode de vie des balmanais, petits propriétaires, brassiers ou métayers en général, ne change nullement.

    • La commune de Balma est créée par un décret de l’Assemblée nationale constituante le . La commune occupe, à quelques variantes près, le territoire du consulat de Balma. Le premier maire est Henri Lassalle-Préserville.
    • Au cours du XIXe siècle et jusqu’à la grande guerre, la commune de Balma construit ses chemins, se dote d’une mairie et d’un bureau de poste, bâtit presque seule une église au centre de son territoire et reconstruit presque entièrement l’église Saint-Martin de Boville. C’est également au cours de ce siècle que les institutions municipales s’affermissent par le suffrage universel et que l’instruction générale élémentaire est dispensée à tous les enfants.

    C’est seulement dans la seconde moitié du XXe siècle que Balma, du village rural, devient la ville résidentielle qu’elle est aujourd’hui. Sa population passe de 1 724 habitants en 1954 à 6 530 en 1970 avec les premières constructions de type pavillonnaire. Le premier lotissement d’habitations est élaboré en 1954 au Clos Saint Pierre. Institutions militaires et entreprises s’implantent. Balma se dote d’infrastructures, lance un projet de ville, se donne tous les atouts pour entrer sereinement dans le troisième millénaire.

    Héraldique

    Balma

    Son blasonnement est : De gueules à la crosse d'or posée en barre, accompagnée d'une mitre d'argent garnie d'or en chef et d'une croix occitane d'or.

    Politique et administration

    Administration municipale

    Le nombre d'habitants au recensement de 2017 étant compris entre 10 000 et 19 999 habitants le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2020 est de trente-trois[31],[32].

    Rattachements administratifs et électoraux

    Commune faisant partie de la deuxième circonscription de la Haute-Garonne jusqu'au redécoupage législatif de 2010, puis de la troisième circonscription de la Haute-Garonne.

    Tendances politiques et résultats

    Le maire actuel de la ville, Vincent Terrail-Novès, était membre du parti Les Républicains au moment des élections de 2014 mais a pris ses distances avec ce dernier[33]. En 2020, il se présente sous la liste DVC-LREM et est réélu maire.

    Il est, à ce jour, le plus jeune maire élu de la ville de Balma. Le conseil municipal de Balma est composé de 33 membres dont le maire, 9 adjoints au maire, 15 conseillers municipaux délégués et 8 conseillers municipaux.

    Alexandre Fieuzal est le benjamin du conseil municipal (23 ans lors de son élection) et Michel Baselga en est le doyen (79 ans lors de son élection).

    Vincent Terrail-Novès a été élu en 2014 avec 52,16 % des voix au premier tour. Il a été réélu en 2020 dès le premier tour avec 65,37 % des voix.

    Liste des maires

    Vincent Terrail-Novès, maire de Balma depuis 2014.
    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1944 1947 Édouard Bayrou    
    1947 1947 François Mignonat    
    1947 1971 Georges Pradel    
    1971 1995 Eugène Bonnet RI puis
    UDF-PR
    Fonctionnaire
    Sénateur de la Haute-Garonne (1974 → 1980)
    Conseiller général de Toulouse-VIII (1982 → 2001)
    1995 2014 Alain Fillola PS Chef d'entreprise
    Conseiller général de Toulouse-VIII (2001 → 2015)
    2014 en cours
    (au )
    Vincent Terrail-Novès UMP-LR puis DVC puis RE[34],[35] Gérant d'un établissement médico-social, kinésithérapeute
    Conseiller régional d'Occitanie (2015 → 2021)
    1er vice-président de Toulouse Métropole (2020 → )
    Suppléant de la députée Corinne Vignon (2022 → )
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    Politique de développement durable

    La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2009[36]. La démarche a été stoppée en 2014.

    Dans son palmarès 2016, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a renouvelé son attribution de deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[37]. EN décembre 2018, la ville a reçu la troisième fleurs[38].

    Population et société

    Démographie

    Davantage d’informations - ...
    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[39],[Note 7]. En 2023, la commune comptait 17 772 habitants[Note 8], en évolution de +7,27 % par rapport à 2017 (Haute-Garonne : +7,98 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    546544603635790802785863883
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    840835795797877893944916965
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    9139098868218689379661 2761 724
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    2 8904 2767 1278 1179 50611 94412 79313 82916 394
    2021 2023 - - - - - - -
    17 38517 772-------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[40] puis Insee à partir de 2006[41].)
    Histogramme de l'évolution démographique
    Fermer
    Évolution du rang de la commune
    selon la population municipale des années : 1968[42] 1975[42] 1982[42] 1990[42] 1999[42] 2006[43] 2009[44] 2013[45]
    Rang de la commune dans le département 12 10 10 12 9 8 8 8
    Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

    Service public

    Vie militaire

    La commune accueille l'état-major de la 11e brigade parachutiste au quartier Balma-Ballon. Jusqu'en 1999, elle accueillait à sa place le 14e régiment parachutiste de commandement et de soutien.

    Administrations

    Un site de la Direction générale des armements et techniques aéronautiques (DGATA), est présent sur la commune, au niveau du quartier de Vidailhan.

    Enseignement

    Balma fait partie de l'académie de Toulouse.

    L'éducation est assurée sur la commune par :

    Le lycée de secteur de la commune est le lycée Stéphane-Hessel situé dans le quartier des Argoulets à Toulouse.

    Un groupe scolaire public Simone-Veil va être construit sur les terrains de sport du collège Jean Rostand en raison de la forte fréquentation des actuels groupes scolaires.

    Un nouveau collège devrait être construit pour les mêmes raisons à proximité du quartier de Vidailhan.

    Culture et festivité

    La ville possède un agenda culturel bien rempli, comprenant des séances cinémas (trois projections pendant l'été) et activités de plein air, des rassemblements automobiles ou des matchs de différents sports.

    Activités sportives

    Écologie et recyclage

    La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la métropole de Toulouse Métropole[48].

    Économie

    Revenus

    En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 7 345 ménages fiscaux[Note 9], regroupant 16 729 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 26 830 [I 6] (23 140  dans le département[I 7]). 66 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 10] (55,3 % dans le département).

    Emploi

    Taux de chômage
    200820132018
    Commune[I 8]5,5 %7 %7,4 %
    Département[I 9]7,7 %9,6 %9,3 %
    France entière[I 10]8,3 %10 %10 %

    En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 10 094 personnes, parmi lesquelles on compte 77,4 % d'actifs (70,1 % ayant un emploi et 7,4 % de chômeurs) et 22,6 % d'inactifs[Note 11],[I 8]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

    La commune fait partie du pôle principal de l'aire d'attraction de Toulouse[Carte 4],[I 11]. Elle compte 12 166 emplois en 2018, contre 11 492 en 2013 et 8 520 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 7 223, soit un indicateur de concentration d'emploi de 168,4 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 58,8 %[I 12].

    Sur ces 7 223 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 1 702 travaillent dans la commune, soit 24 % des habitants[I 13]. Pour se rendre au travail, 72,1 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 15,5 % les transports en commun, 9,5 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 3 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 14].

    Activités hors agriculture

    Secteurs d'activités

    1 945 établissements[Note 12] sont implantés à Balma au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 13],[I 15].

    Davantage d’informations Secteur d'activité, Commune ...
    Secteur d'activitéCommuneDépartement
    Nombre%%
    Ensemble1 945100 %(100 %)
    Industrie manufacturière,
    industries extractives et autres
    753,9 %(5,7 %)
    Construction1477,6 %(12 %)
    Commerce de gros et de détail,
    transports, hébergement et restauration
    44322,8 %(25,9 %)
    Information et communication985 %(4,1 %)
    Activités financières et d'assurance1698,7 %(3,8 %)
    Activités immobilières1025,2 %(4,2 %)
    Activités spécialisées, scientifiques et techniques
    et activités de services administratifs et de soutien
    44222,7 %(19,8 %)
    Administration publique, enseignement,
    santé humaine et action sociale
    33217,1 %(16,6 %)
    Autres activités de services1377 %(7,9 %)
    Fermer

    Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 22,8 % du nombre total d'établissements de la commune (443 sur les 1945 entreprises implantées à Balma), contre 25,9 % au niveau départemental[I 16].

    Entreprises et commerces

    Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[49] :

    • Bouygues Travaux Publics Regions France, construction d'ouvrages d'art (209 121 k€)
    • LPR - La Palette Rouge, affrètement et organisation des transports (142 517 k€)
    • Societe Hydro-Electrique Du Midi - Shem, production d'électricité (94 349 k€)
    • Celad, conseil en systèmes et logiciels informatiques (90 638 k€)
    • Totana, hypermarchés (44 927 k€)

    Agriculture

    1988200020102020
    Exploitations2921139
    SAU[Note 14] (ha)9211 1421 092982

    La commune est dans le Lauragais, une petite région agricole occupant le nord-est du département de la Haute-Garonne, dont les coteaux portent des grandes cultures en sec avec une dominante blé dur et tournesol[50]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 15] sur la commune est la culture de céréales et/ou d'oléoprotéagineuses[Carte 5]. Neuf exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole de 2020[Note 16] (29 en 1988). La superficie agricole utilisée est de 982 ha[52],[Carte 6],[Carte 7].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Balma comporte 3 monuments à découvrir :

    Personnalités liées à la commune

    Pour approfondir

    Sur les autres projets Wikimedia :

    Bibliographie

    • B. Cabanis, M. Barat, R. Pradelles et J. Pramil, Eglise Saint-Martin de Boville ou Beauville à Lasbordes : éléments de l'histoire de l'église de Lasbordes pour une visite commentée, Histoire vivante de Balma, , 19 p.
    • Guy Eché, Histoire de Balma : l'urbanisation, vol. 2, Toulouse, Editions universitaires du Sud, , 443 p. (ISBN 978-2-7227-0138-0)
    • Guy Eché, Histoire de Balma : Jusqu'à l'urbanisation, vol. 1, Toulouse, Editions universitaires du Sud, , 262 p. (ISBN 978-2-7227-0137-3)
    • Histoire vivante de Balma, Balma : deux mille ans d'histoire, Histoire vivante de Balma, , 93 p. (ISBN 2-9520410-0-8)
    • Christian Bressan, Balma : terre aéronautique, Toulouse, Signes du monde, , 86 p. (ISBN 2-909635-15-5)

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

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