Ban-de-Laveline
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| Ban-de-Laveline | |
L'église de l'Assomption-de-Notre-Dame. | |
Héraldique |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Vosges |
| Arrondissement | Saint-Dié-des-Vosges |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération de Saint-Dié-des-Vosges |
| Maire Mandat |
Stéphane Demange 2020-2026 |
| Code postal | 88520 |
| Code commune | 88032 |
| Démographie | |
| Gentilé | Lavelinoise, Lavelinois[1] |
| Population municipale |
1 148 hab. (2023 |
| Densité | 43 hab./km2 |
| Population unité urbaine |
2 899 hab. (2023) |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 14′ 42″ nord, 7° 03′ 57″ est |
| Altitude | 430 m Min. 403 m Max. 1 031 m |
| Superficie | 26,45 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Ban-de-Laveline (ville-centre) |
| Aire d'attraction | Saint-Dié-des-Vosges (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Saint-Dié-des-Vosges-2 |
| Législatives | Deuxième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | mairie-bandelaveline.fr |
| modifier |
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Ban-de-Laveline est une commune française située dans le massif des Vosges, dans le Pays de la Déodatie, à l'est du département des Vosges. Située dans la région historique et culturelle de Lorraine, la commune fait maintenant partie de la région administrative Grand Est.
Le nom de Ban-de-Laveline a été substitué à celui de Laveline par décret du . Ses habitants sont appelés les Lavelinois.
Localisation

Le village dépend du canton et de l'arrondissement de Saint-Dié-des-Vosges, s'étend sur plusieurs petites vallées entre les montagnes de la Croix-aux-Mines au sud, Wisembach à l'est, Bertrimoutier au nord et Coinches à l'ouest.
Le village est parcouru par plusieurs rivières dont la principale est la Morte, affluent de la Fave, qui prend sa source sur la commune de la Croix-aux-Mines au lieu-dit du Pré de Raves.
Géologie et relief
La commune de Ban-de-Laveline, d’une superficie de plus de 26,45 kilomètres carrés, appartient à la région des Hautes-Vosges, au contact de la ligne de crête séparant la Lorraine de l'Alsace.
C'est une des 201 communes du parc naturel régional des Ballons des Vosges, réparties sur quatre départements : les Vosges, le Haut-Rhin, le Territoire de Belfort et la Haute-Saône[2].
Au sud et à l'est, le massif forestier n'offre pas de passage vers l'Alsace limitrophe. L'altitude atteint 994 mètres à la Tête du Violu et culmine à 1 031 mètres au-dessus du col du Pré de Raves.
Le village est traversé par la D 23 venant de Raves au nord et de la Croix-aux-Mines au sud. Deux chemins vicinaux vont l'un à Coinches à l'ouest et l'autre à Gemaingoutte au nord-est. La commune de Ban-de-Laveline est limitrophe de six communes vosgiennes : Gemaingoutte, Wisembach, Bertrimoutier, Raves, Coinches, La Croix-aux-Mines et une commune alsacienne : Sainte Marie-aux-Mines, Haut-Rhin.
Ban-de-Laveline se situe à moins de 15 min en voiture de Saint-Dié-des-Vosges (12 km) et de Fraize (14 km), à 50 min de Colmar (55 km), et à 1h10 de Nancy (100 km) et Strasbourg (84 km).
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Bertrimoutier, Coinches, La Croix-aux-Mines, Gemaingoutte, Raves et Sainte-Marie-aux-Mines.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[5] et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée (1 500 à 2 000 mm/an) en toutes saisons et un hiver rude (moins de 1 °C)[6]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 236 mm, avec 12,6 jours de précipitations en janvier et 10,9 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Ban-de-Sapt à 12 km à vol d'oiseau[9], est de 10,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 027,3 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 36,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17 °C, atteinte le [Note 1].
Voies de communication, transports et désenclavement
Transports interurbains
La commune est au carrefour entre le bassin déodatien et la plaine alsacienne : de Nancy vers Colmar et d’Épinal vers Strasbourg. Nancy est à , Strasbourg à par le col de Saint-Marie-aux-Mines, Colmar à par le col du Bonhomme et Épinal à par le col du Haut Jacques.
| Ville | Distance | Par voie | |
|---|---|---|---|
| Épinal | 62 km | N 59 > D 420 | |
| Colmar | 50 km | D 415 | |
| Nancy | 97 km | N 59 > N 4 > A 33 | |
| Strasbourg | 85 km | Via le col | D 459 > D 1059 >A 35 > N 4 |
| Via le tunnel | N 159 > D 1059 >A 35 > N 4 | ||
Le tunnel Maurice-Lemaire permet de relier la commune à la plaine alsacienne via Sainte-Marie-aux-Mines, en itinéraire bis de la traversée du col de Sainte-Marie-aux-Mines via la commune limitrophe de Wisembach.
Le TGV Est est disponible via la gare de Saint-Dié-des-Vosges, à moins de 15 min en voiture.
Transports intra-urbains
Aucun transport intra-urbain n'est disponible sur la commune.
Hameaux
Algoutte
Géographie
Algoutte se situe à une altitude moyenne de 460 mètres[12]. D'une superficie d'environ 70 hectares, le hameau est limitrophe des hameaux de La Praye, de Coinchimont, d'Omégoutte et de Verpellière[13].
Démographie
En 1867, le hameau comptait 68 habitants, répartis en 14 maisons[14] : soit 3% de la population de la commune à l'époque.
La Praye
Géographie
La Praye est limitrophe des hameaux d'Algoutte et de Verpellière[13]. D'une superficie d'environ 7 hectares, le hameau est traversé par deux cours d'eau : la Morte et le ruisseau de Raumont, affluent de la Morte.
Marimont
Géographie
Marimont est limitrophe du hameau de Coinchimont et au centre bourg[13]. D'une superficie d'environ 22 hectares, le hameau est considéré comme un écart ou un lieu-dit au vu de sa faible densité de population.
Bréhagoutte
Géographie
Bréhagoutte se situe à une altitude moyenne de 589 mètres[12]. D'une superficie d'environ 40 hectares, le hameau est limitrophe du hameau de Québrux[13].
Démographie
Bréhagoutte est considéré comme un écart ou un lieu-dit au vu de sa faible densité de population : il est traversé par le ruisseau de Québrux.
Baudifosse
Géographie
Baudifosse se situe à une altitude moyenne de 630 mètres[12]. D'une superficie d'environ 17 hectares, le hameau est limitrophe des hameaux de Lauterupt et de Raumont[13].
Démographie
En 1867, le hameau comptait 19 habitants, répartis en 5 maisons[14] : soit 0,8 % de la population de la commune à l'époque.
Coinchimont
Géographie
Coinchimont se situe à une altitude moyenne de 515 mètres[12]. D'une superficie d'environ 75 hectares, le hameau est limitrophe des hameaux d'Algoutte, d'Omégoutte et de Marimont[13].
Démographie
En 1867, le hameau comptait 176 habitants, répartis en 31 maisons[14] : soit 7,7 % de la population de la commune à l'époque.
Honville
Géographie

Honville se situe à une altitude moyenne de 450 mètres[12]. D'une superficie d'environ 45 hectares, le hameau est limitrophe des hameaux de La Truche et de Québrux et du centre bourg et est traversé par le ruisseau de Québrux[13].
Démographie
En 1867, le hameau comptait 124 habitants, répartis en 30 maisons[14] : soit 5,5 % de la population de la commune à l'époque.
Urbanisme
L'un des bâtiments notables du hameau est l'école, fondée en 1884 et mise en vente au privé à partir de 2013.
Lauterupt
Géographie
Lauterupt se situe à une altitude moyenne de 548 mètres[12]. D'une superficie d'environ 53 hectares, le hameau est limitrophe des hameaux de Raumont, de La Truche, de Baudifosse et de Québrux et est traversé par le ruisseau Basse de la Grande Goutte[13].
Démographie
En 1867, le hameau comptait 195 habitants, répartis en 45 maisons[14] : soit 8,5 % de la population de la commune à l'époque.
Économie
D'après la prospection minière de 1993, durant le XVIIe siècle, l'industrie minière dans la commune était concentrée principalement à Lauterupt[15].
Omégoutte
Géographie
Omégoutte se situe à une altitude moyenne de 599 mètres[12]. D'une superficie d’environ 16 hectares, le hameau est limitrophe des hameaux d'Algoutte, de Coinchimont et de Verpellière[13].
- Photographies du hameau d'Omégoutte
Démographie
En 1867, le hameau comptait 112 habitants, répartis en 22 maisons[14] : soit 5 % de la population de la commune à l'époque.
Québrux
Géographie
Québrux se situe à une altitude moyenne de 504 mètres[12]. D'une superficie d'environ 66 hectares, le hameau est limitrophe des hameaux de Lauterupt et de Bréhagoutte et est traversé par le ruisseau de Québrux, dont le nom est une référence directe au hameau qu'il traverse[13].
Démographie
En 1867, le hameau comptait 338 habitants, répartis en 73 maisons[14] : soit 14,8 % de la population de la commune à l'époque.
Urbanisme
L'un des bâtiments notables du hameau est la chapelle Sainte-Claire.
Raumont
Géographie
D'une superficie d'environ 1 km2 soit 100 hectares, Raumont est limitrophe des hameaux de Verpellière et de Baudifosse et est traversé par le ruisseau de Raumont, dont le nom est une référence directe au hameau qu'il traverse[13].
Démographie
En 1867, le hameau comptait 272 habitants, répartis en 30 maisons[14] : soit 12 % de la population de la commune à l'époque.
La Truche
Géographie
D'une superficie d’environ 14 hectares, La Truche est limitrophe des hameaux d'Honville et de Lauterupt et est traversé par le ruisseau Basse de la Grande Goutte[13].
Démographie
En 1867, Le hameau comptait 109 habitants, répartis en 24 maisons[14] : soit 5 % de la population de la commune à l'époque.
Velupaire
Géographie
D'une superficie d'environ 24 hectares, Velupaire est un hameau limitrophe du centre bourg[13].
Démographie
En 1867, Velupaire comptait 75 habitants, répartis en 14 maisons[14] : soit 3 % de la population de la commune à l'époque.
Économie
Durant les années 2010, une centrale de méthanisation, gérée par l'entreprise SEML Methaval, s'installe dans le hameau : à partir de , date de la liquidation judiciaire, l'activité de production d'énergie est à l'arrêt[16].
Verpellière
Géographie
Verpellière se situe à une altitude moyenne de 504 mètres[12]. D'une superficie d'environ 72 hectares, le hameau est limitrophe des hameaux d'Omégoutte, de Raumont, d'Algoutte et de La Praye et du centre bourg[13].
Démographie
En 1867, le hameau comptait 451 habitants, répartis en 70 maisons[14] : soit 19,8 % de la population de la commune à l'époque.
Urbanisme
L'un des bâtiments notables du hameau est l'école, fondée en 1846, transformée depuis 2013 en locaux communaux et vendu au privé depuis 2024.
Hydrographie
La Morte prend sa source à La-Croix-aux-Mines dans le massif des Vosges et rejoint la Fave à Neuvillers-sur-Fave après un parcours de 14,3 km[17].
Le Ruisseau de Verpelliere est un cours d'eau naturel non navigable de 4,4 km, affluent de la Morte : il doit son nom au hameau de Verpellière dont y longe l'artère routière principale. Il ne possède pas d'affluents : sa source se situe dans le hameau de Raumont et il se jette dans la Morte au niveau du hameau de La Praye[18].
Le Ruisseau Basse Perreux est un cours d'eau naturel non navigable de 2,64 km, affluent du Ruisseau Basse de la Grande Goutte. Il ne possède pas d'affluents : sa source se situe dans le hameau de Raumont et se jette dans le Ruisseau Basse de la Grande Goutte au niveau du hameau de Lauterupt[19].
Le Ruisseau Basse de la Grande Goutte est un cours d'eau naturel non navigable de 6,43 km, affluent de la Morte. Il possède deux affluents : le Ruisseau de Québrux[20] et le Ruisseau Basse Perreux. Sa source se situe dans le hameau de Lauterupt et il se jette dans la Morte au niveau du centre de la commune, proche du hameau de Marimont[21].
Le Ruisseau de Québrux est un cours d'eau naturel non navigable de 4,56 km, affluent du Ruisseau Basse de la Grande Goutte : il doit son nom au hameau de Québrux qu'il traverse. Il ne possède pas d'affluents : sa source se situe dans le hameau de Bréhagoutte, à la Fontaine du Chipiant[22] et il se jette dans le Ruisseau Basse de la Grande Goutte au niveau du hameau d'Honville[20].

Urbanisme
Typologie
Au , Ban-de-Laveline est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[23]. Elle appartient à l'unité urbaine de Ban-de-Laveline[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant six communes, dont elle est ville-centre[Note 3],[24],[25]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Dié-des-Vosges, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[25]. Cette aire, qui regroupe 47 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[26],[27].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (70,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (70,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (67,6 %), prairies (15,9 %), zones agricoles hétérogènes (8,7 %), zones urbanisées (4,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,8 %)[28]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Intercommunalité
La commune fait partie de la Communauté d'agglomération de Saint-Dié-des-Vosges depuis 2017, précédemment de la Communauté de communes Fave, Meurthe, Galilée (à partir de 2014), anciennement de la Communauté de communes du Val de Galilée (à partir de 1997).
Enjeux d'urbanisation
Le PLU de Ban-de-Laveline, datant de 2009, a identifié plusieurs enjeux[29],[30] à l'urbanisation de la commune :
- Économie de l’espace et renouvellement urbain
- Requalification des espaces publics et renforcement des articulations
- Intégration paysagère des futures constructions
- Protection du patrimoine
Explication du PPAD
Les conclusions de l'analyse territoriale réalisée dans le cadre du diagnostic ont permis de faire émerger les enjeux du territoire[29] en adéquation avec la volonté et les objectifs communaux, articulé autour des trois grands axes :
- Permettre l’accueil de nouveaux habitants dans une logique de maîtrise de l’urbanisation
- Renforcer l’attractivité du bourg
- Préserver et valoriser la trame paysagère communale
Toponymie
- Aquilina, 1270[31] ; Le ban de Laweline (1238) ; Li bans de Lawelinne (1270) ; T. de Aquilina (1278) ; Le bans de la Welinne (XIIIe siècle) ; Awelin (1325) ; Awelinne (1358) ; Aweline (1359) ; Owelin (1364) ; Leaweline (1366) ; Welinnes (1369) ; Aquillina (xive siècle) ; Owelingen (1408) ; Ban de Lauveline (1419) ; Lavelinne (1438) ; Ou ban de Lauweline (1488) ; Aweline (1589) ; Leuveline (1594) ; Lawellinne (XVIe siècle) ; Leauveline (XVIe siècle) ; Bam d'Aveline (1628) ; Leuveline (1656) ; La mairie de Laveline (1751) ; La Veline (an II) ; Laveline-devant-Saint-Dié (1859 - arr. préf. 5 déc).
De l'oïl ban « territoire où s'exerçait la juridiction d'un suzerain »[32]. Le ban permettait en outre au seigneur d'exiger un droit de passage sur ses terres, un péage[33].
L'adjectif « banal » ou « bannal » (au pluriel : banaux) qualifie les choses relevant du ban. Son sens moderne de « banal » (au pluriel : banals) en est dérivé : ce qui est banal est commun, ordinaire[34].
Deux théories existent quant au nom de la commune : ou bien la déformation du mot aveline de l’occitan avelana (« noisette ») venant du latin abellana ; ou bien une déformation de la racine latine de l'adjectif féminin aquilina ( aqua ) « ( eau ) brun foncé , noirâtre »[35], fréquente dans les lieux où passent des ruisseaux, pour désigner d'abord le ruisseau la Morte[32].
Histoire
Les débuts
Ban de Laveline (Laveline, Avelines) nommée Aquilina dit le chanoine Ruyr, parce que plusieurs ruisseaux y découlent, était autrefois le chef-lieu d'un ban. Le village doit probablement son existence grâce à l'arrivée des moines du chapitre de Saint-Dié qui s'y sont fixés, établissant une cellule dédiée à l'Assomption de Marie, entre 670 et 700 près du hameau de Honville. C'est ainsi qu'est créée la première exploitation agricole autour de laquelle s'est développé un bourg appelé grande ferme de Hunnus, d'où est dérivé le nom du hameau de Honville. Vers l'an 850, le nombre d'habitants augmenta rapidement. La défense du domaine contre les invasions étrangères, fut confiée à des sous-voués lorrains qui exercèrent leur charge au nom du duc de Lorraine.
En 1270, le duc Ferry donna en fief et hommage à Aubert de la Haute-Pierre et à ses hoirs, le plaid du palais que lui devait le ban de Laveline. Nous lisons, au sujet des servitudes dues par les villages voisins au château du Spitzemberg : messire Aubert de la Varêne doit la garde, an et jour, et dit aussi la moitié de la barre, de la clef, de la serrure et de la porte du château, et sa part de la palissade et du mur. Il est fait mention d'Andoin de Laveline dans un traité de partage fait en 1284 entre Renaud de Neufchâtel et Jean, son neveu, voué de Nomeny. Dans un autre traité de partage fait entre les mêmes, en 1285, il est dit que Renaud emporte pour sa part le fief que Messire Aubert de Laveline tenait au ban de Laveline.Le , Jean de Bouzey vendit au duc René un tiers de la seigneurie de Laveline et d'autres héritages à Chipaul (Chipal), Saint-Nicolas-de-la-Croix, Sardray et Quebrux.
L'invasion suédoise de 1635
Durant la guerre de Trente Ans, les Suédois, alliés du Dauphin, envahissent la Lorraine occasionnant de nombreux dégâts en amenant avec eux la peste. Les ravages sont terribles. La population n'ayant plus de quoi se nourrir disparait peu à peu du fait de la famine et du fléau de la peste. Les habitants qui restent en vie doivent payer au prix fort la nourriture qui fait l'objet de spéculations, appauvrissant encore un peu plus la population. De nombreux champs n'étant plus labourés retournent à l'état sauvage et se couvrent peu à peu d'épines et de ronces. On voit apparaître des loups dans la région, sortant des bois en meute pour attaquer la population affaiblie. Les traités de Westphalie (1648), des Pyrénées (1659) et de Nimègue (1679) mettent progressivement fin à ce chaos. La paix retrouvée, en Lorraine, l'activité économique repart tout doucement, soutenue par une immigration encouragée.
Le village sur le plan spirituel
Sur le plan spirituel, Laveline était une paroisse du doyenné de Salm, et avait comme annexe La Croix-aux-Mines. Le droit de présentation à la cure de Laveline appartenait au chapitre de Saint-Dié, qui percevait les dîmes. En 1710, une bulle du pape Clément XI maintient au chapitre le droit de patronage qui lui était contesté. En 1716 les habitants de Laveline, assemblés dans le cimetière, obéissant aux injonctions du sergent de justice du sieur de Cogney, maltraitent les représentants du chapitre, et refusent de faire mise sur la dîme des pommes de terre.
Mines
On a exploité près du Ban-de-Laveline, du minerai de manganèse composé, d'après une analyse de Berthier, sur cent parties, de 76,2 manganèse rouge, 5,5 oxygène, 7,8 eau, 5,5 oxyde de fer, 5,0 argile. Une prospection effectuée en 1993 fait suite à une cartographie-inventaire datant de 1989-1990, révélant l'existence de plus de 50 sites de fonderies au début du XVIIe siècle et à une première campagne de prospection conduite en 1991, conduite sur les communes de La Croix-aux-Mines et de Ban-de-Laveline. Elle a concerné 4 site de la vallée de Lauterupt, en ce qui concerne la commune de Ban-de-Laveline[15].
Château de Laveline
Il existait autrefois un château sur le ban de Laveline dont il ne reste plus rien. Ce château construit au XIIIe siècle aurait été détruit en 1642 par les Suédois. Il n'a semble-t-il pas été reconstruit par les derniers propriétaires. Ce château était entouré de ruisseaux.
École et mairie
La mairie et l'école de garçons et des filles du village, ont été construites en 1865. L'école de Honville a vu le jour en 1884 et celle de Verpellière en 1846 : ces deux écoles avec celle maternelle (située en rez-de-chaussée de la mairie) ont été transférées au groupe scolaire Simone Veil, à partir de l'été 2012.
Les registres
Les actes de baptême, de mariage et de sépulture commencent en 1638. Les registres pouvaient également contenir des détails sur l'administration globale de la paroisse, autre que les actes religieux, tels que des obligations, des legs, des dons ou les événements notoires[36]. D'après une note d'un de ces registres, Louis XIV aurait diné à Laveline le .
Le passage de Louis XIV
Le , Louis XIV et sa cour se rendent à Ban-de-Laveline pour diner. Le roi accompagné par la reine Marie-Thérèse, du ministre Louvois s'arrêtent à l'Hoste du Bois qui se trouvait au pied de la montagne. Après le diner il repartit pour Sainte Marie-aux-Mines où il coucha avec sa suite. Son objectif était de se rendre à Strasbourg pour y faire construire une citadelle. Il y arriva finalement le et repartit le pour Saint-Germain-en-Laye qu'il atteignit le [37].
Le village change de nom
Dans sa séance du , le maire fait connaître à ses conseillers, qu'il existe dans les Vosges trois communes portant le nom de Laveline : Laveline devant Bruyères, Laveline du Houx (canton de Bruyères) et Laveline (canton de Saint-Dié). Pour éviter des confusions toujours possibles, il suggère d'ajouter devant Laveline le nom de Ban. Il est arrivé dit-il "que des lettres ou des colis destinés à notre commune soient acheminées vers les autres localités, occasionnant des retards considérables dans l'acheminement du courrier". Il propose donc de modifier l'appellation de la commune de Laveline en Ban-de-Laveline d'autant plus que les habitants ont déjà pris l'habitude d'adopter ce nom. L'arrêté présidentiel en date du entérine le nouveau nom de Ban-de-Laveline.
Première Guerre mondiale
Village situé près de la ligne de front, de violents combats se déroulèrent occasionnant de nombreuses pertes de part et d'autre. Pendant 17 jours, la commune est le théâtre d'assauts répétés entre les troupes françaises et allemandes pour tenir ce point stratégique, à quelques kilomètres de la Tête des Faux. Le , en présence de tout le conseil municipal, la commune reçoit la croix de guerre 1914-1918 des mains du ministre de la Guerre[38], en récompense des nombreux sacrifices consentis par la population. M. René Fonck (1894-1953), député des Vosges était présent à cette cérémonie.
Deuxième Guerre mondiale
Libération en 1944
Occupée depuis le 22 juin 1940[39], Ban-de-Laveline a été libérée de l’occupation allemande le après une série de bombardements d'obus au cours du mois de . Les troupes américaines entrèrent au centre du village, dit Laveline, à 10h00 le en venant de la haute Mandray par le Chipal[39]. Les habitants avaient été évacués en partie dans la nuit du 23 au par les troupes allemandes. Seuls les hameaux de Lauterupt et du Haut de Raumont n'ont été libérés que le vers 15h00, lorsque les troupes américaines se sont mises à la poursuite des troupes allemandes, s'enfuyant par les forêts alentour[40].
Politique et administration
Liste des maires
Finances locales
Budget et fiscalité 2022
En 2022, le budget de la commune était constitué ainsi[42] :
- total des produits de fonctionnement : 830 000 €, soit 674 € par habitant ;
- total des charges de fonctionnement : 785 000 €, soit 637 € par habitant ;
- total des ressources d'investissement : 245 000 €, soit 199 € par habitant ;
- total des emplois d'investissement : 18 000 €, soit 146 € par habitant ;
- endettement : 509 000 €, soit 413 € par habitant.
Avec les taux de fiscalité suivants :
- taxe d'habitation : 19,44 % ;
- taxe foncière sur les propriétés bâties : 39,91 % ;
- taxe foncière sur les propriétés non bâties : 31,31 % ;
- taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
- cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.
Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2021 : médiane en 2021 du revenu disponible, par unité de consommation : 21 800 €[43].
Population et société
Démographie
Évolution de la population depuis 1793
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[44]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[45].
En 2023, la commune comptait 1 148 habitants[Note 5], en évolution de −5,2 % par rapport à 2017 (Vosges : −2,84 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Indicateurs sur la population de 1968 à 2019
| 2008 | % | 2013 | % | 2019 | % | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Ensemble | 1281 | 100,0 | 1293 | 100,0 | 1199 | 100,0 |
| 0 à 14 ans | 247 | 19,3 | 224 | 17,3 | 182 | 15,2 |
| 15 à 29 ans | 155 | 12,1 | 156 | 12,0 | 158 | 13,2 |
| 30 à 44 ans | 261 | 20,4 | 220 | 17,0 | 156 | 13,0 |
| 45 à 59 ans | 296 | 23,1 | 292 | 22,6 | 291 | 24,3 |
| 60 ans à 74 ans | 223 | 17,4 | 278 | 21,5 | 294 | 24,6 |
| 75 ans et plus | 98 | 7,7 | 123 | 9,5 | 118 | 9,8 |
| 1968 à 1975 | 1975 à 1982 | 1982 à 1990 | 1990 à 1999 | 1999 à 2008 | 2008 à 2013 | 2013 à 2019 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Variation annuelle moyenne de la population (%) | 0,6 | 1,2 | 0,7 | -0,2 | 0,6 | 0,2 | -1,3 |
| due au solde naturel (%) | -0,1 | -0,3 | -0,1 | -0,1 | 0,2 | 0,3 | -0,3 |
| due au solde migratoire (%) | 0,7 | 1,5 | 0,8 | -0,2 | 0,3 | -0,1 | -0,9 |
| Taux de natalité (‰) | 15,2 | 10,7 | 11,0 | 10,0 | 10,9 | 10,3 | 7,0 |
| Taux de mortalité (‰) | 16,5 | 13,6 | 12,0 | 10,7 | 8,5 | 7,3 | 10,2 |
Vie locale
Enseignement
Scolarité et éducation
Situé au groupe scolaire Simone Veil[49], il accueille depuis les élèves de maternelle (2 classes) et de cours élémentaire (4 classes). Les cours ont lieu de 8h30 à 11h30 les lundis, mardis, mercredis, jeudis et vendredis et de 13h30 à 16h30 les lundis, mardis et jeudis. À compter de la rentrée de , les cours auront lieu les lundis, mardis, jeudis et vendredis de 8h30 à 11h30 et de 13h30 à 16h30. Le bâtiment scolaire abrite également la bibliothèque municipale, gérée par la section Bibliothèque par l'ASCB[50], et la salle de musique. Le nombre d'élèves pour l'année 2019-2020 est de 116[51].
Services et restauration
Au sein du groupe Simone Veil, un organisme dit de cantine-garderie est présente pour assurer la restauration dans la structure et le relais (par la garderie) de la structure scolaire après les heures standards.
- Groupe scolaire Simone Veil
- Vue avant
- Vue arrière
- Vue aérienne
Équipements
Équipements sportif et culturels
Salle des fêtes
Description
Situé au centre historique et administratif de la commune, la salle des fêtes est une salle de réception d'une capacité de 249 personnes, équipé d'une régie complète son et lumière. Le lieu accueille des événements tels que des bals, des spectacles de théâtre, des concerts, des réunions publiques, des repas dansants.
- Photographies de la Salle des fêtes
Histoire

Le bâtiment est lié à l'histoire de la commune. Avant sa fonction actuelle, le bâtiment a été, chronologiquement :
- Un marché aux bestiaux (fonction originelle du bâtiment).
- Une église provisoire, pendant la construction de l'église de Notre-Dame-de-l'Assomption actuelle (au début du XXe siècle).
- Un marché couvert, cœur commercial de la commune, avant la Première Guerre mondiale.
- Un hôpital temporaire, pendant la Grande Guerre.
- Un marché couvert jusqu'à la reconstruction après la Seconde Guerre mondiale.
À partir de 1945, le bâtiment obtient sa fonction actuelle de salle des fêtes : cependant, elle fut converti en chapelle ardente lors du rapatriement d'un jeune lavelinois mort pendant la guerre d'Algérie.
Salle Aquilina
La salle Aquilina, anciennement les locaux de la cantine scolaire, se situe près de la mairie et peut accueillir au maximum 48 personnes. Elle offre une alternative à la salle des fêtes comme salle de réception de taille réduite.
Centre sportif et culturel
Situé rue du Stade, rue portant ce nom dû au dit équipement, le centre sportif et culturel est constitué d'un gymnase, d'un vestiaire et d'une salle de réunion au rez-de-chaussée et d'un ensemble de trois salles de réunion au premier étage.
Bibliothèque municipale
Situé au groupe scolaire Simone Veil[49] depuis 2012, précédemment au première étage de la mairie, la Bibliothèque municipale, gérée par la section Bibliothèque de l'ASCB[50], propose, en fonds propres, près de 1 500 livres dit "adultes" et 950 dit "jeunesse" de tout type : albums, contes, romans, documentaires, revues et BD. Un système de prêt existe pour les adhérents, en plus d'espaces dédiés pour lire sur place les ouvrages[52]. En plus de la mise à disposition de livres, la Bibliothèque municipale organise de nombreuses expositions ainsi que des événements thématiques et accueille également des conférences du FIG depuis 2017.
| Année de l'exposition | Thèmes / Sujet de l'exposition |
|---|---|
| 2005 | Laveline autrefois |
| 2006 | Les mariages au fil du temps |
| 2007 | Écoles et écoliers |
| 2009 | Cérémonies, conscrits, musiciens et pompiers |
| 2011 | Métiers, travaux et outils d'antan |
| 2012 | Battage à l'ancienne |
| 2014 | La Grande Guerre à Ban-de-Laveline et ses environs |
| 2016 | Deux siècles de sport et de culture à Ban-de-Laveline |
- Zones de la Bibliothèque Municipale
- Enfants
- Adolescents
- Adultes
- Histoire locale
Boulodrome
Créé en 2007, le terrain de boules, ou boulodrome, est situé à l'arrière du Centre Sportif et Culturel. Sa principale utilisation est faite par la section Amicale de Pétanque de l'ASCB[53] pour des entraînements de pétanque hebdomadaire et des tournois durant la période estivale.
Aire de jeux

Créé en 2015, l'aire de jeu, situé près du Centre Sportif et Culturel, est composée d'un terrain multisports en gazon synthétique, permettant la pratique du football, du handball et du basketball, d'un terrain de football de loisir sur herbe naturelle, d'une zone destinée aux enfants (8-12 ans) et d'une destinée aux enfants en bas âge (3-8 ans)
Terrains de tennis
Un ensemble de terrains en extérieur pour la pratique du tennis est présent rue du Stade, proche du Centre Sportif et Culturel. Il est constitué d'un terrain dur extérieur et d'un terrain dit en terre battue.
Équipements (ou structures) administratives
Maison de services au public (MSAP)
La Maison de services au public a pour mission d'informer sur les droits et prestations, aider aux démarches administratives et à l'utilisation des services en ligne[54].

Agence postale communale
L'Agence postale communale est la représentation locale du système postal national, gérée par la municipalité par convention avec la Poste[55]. Une rénovation du bâtiment a eu lieu durant l'année 2020 : pendant la période des travaux, l'agence a été transféré au rez-de-chaussée de la mairie.
C.C.A.S
Le centre communal d'action sociale, commission administrative composée de 10 membres, 5 élus et 5 citoyens nommés par le maire, est situé dans les locaux de la mairie. Son but est « de lutter contre l’exclusion et soutenir les populations les plus fragiles ».
Associations
Il existe 15 associations au sein de la commune de Ban-de-Laveline, ainsi que 2 corps constitués, pouvant être rattaché aux dites associations et qui sont l'Harmonie Municipale de Ban-de-Laveline et l'Amicale des Sapeurs-Pompiers des 4 Communes[56].
- Le Ban des Lutins
- Green City Collective
- Vos'Jeux (jeux de société)
- Patch en Val de Galilée (patchwork)
- Association intercommunale bourses et loisirs lavelinoise (AIBLL, reventes)
- Amicale des jeunes accordéonistes de Ban-de-Laveline et des environs
- Club de Tarot
- Bayou-Nadette (musique)
- Société de tir
- Société communale de chasse "La Saint-Hubert"
- Association intercommunale des pêcheurs, propriétaires et locataires riverains des Vallées de la Morte et du Blanc-Ru
- Le Souvenir Français - Section intercommunale
- Union nationale des combattants d'Afrique du Nord
- Association des combattants et victimes de guerre de Ban-de-Laveline et des environs
- Association sportive et culturelle de Ban-de-Laveline (ASCB)
Cas de l'Association sportive et culturelle de Ban-de-Laveline
L'association est constitué de 13 sections[57],[58] ayant chacune leurs activités.
- Amicale de Pétanque[53]
- Badminton[59]
- Ban des Arts (arts plastiques et sculpture)[60]
- Basket-ball[61]
- Bibliothèque, Histoire Locale et Généalogie (lecture, histoire locale et généalogie)[50]
- Bûre[62]
- Danses folk[63]
- Détente et Loisirs (marché aux puces et marches)[64]
- Gali'Vélo (cyclisme)[65]
- Gym[66]
- Tennis[67]
- Théâtre[68]
- Yoga[69]
Festivités
La fête patronale est le : elle est liée à l'Église de l'Assomption-de-Notre-Dame et à la Sainte-Vierge, pour l'aspect religieux, et est communément appelé Fête du Village, pour l'aspect culturel et communautaire.
Communication locale
La communication au sein de la commune de Ban-de-Laveline se fait à travers deux média :
Économie
Les activités économiques à Ban-de-Laveline se divisent en quatre catégories : professionnelles, industrielles, commerciales et agricoles.
Population active, emploi et chômage
| 2008 | 2013 | 2019 | |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 819 | 783 | 695 |
| Actifs (%) | 71,7 | 74,7 | 76,6 |
| Ayant un emploi (%) | 63,3 | 65,9 | 70,7 |
| Chômeurs (%) | 8,4 | 8,8 | 5,9 |
| Inactifs (%) | 28,3 | 25,3 | 23,4 |
| Étudiants et stagiaires non rémunérés (%) | 6,6 | 5,9 | 7,2 |
| Retraités et préretraités (%) | 14,0 | 12,9 | 9,4 |
| Autres inactifs (%) | 7,7 | 6,5 | 6,8 |
Activités professionnelles, industrielles et commerciales
Il existe 33 entités économiques hors agricultures : 3 dites industrielles, 14 dites commerciales et 16 dites professionnelles[72].
Agriculture
Ban-de-Laveline est une commune principalement forestière. Cependant, onze exploitations agricoles sont en activité sur le territoire lavelinois en 2020 (contre 31 en 2000)[72]. L'occupation des terres non forestières se résume principalement au pâturage et, dans une moindre mesure, aux cultures. D’importantes surfaces de terrasses agricoles façonnent également le paysage de la commune et sont à préserver.
Évolution de la Surface Agricole Utile
En 2000, les exploitations ayant leur siège sur la commune exploitaient 625 ha. Cette surface est en forte augmentation depuis 1979 où elle représentait 448 ha, soit une augmentation de 29 %. Cette tendance est propre à la commune puisqu’entre les deux dernières périodes intercensitaires, la Surface Agricole Utile (SAU) du canton de Saint-Dié Est a enregistré une baisse de 22 % et celle de l’arrondissement une baisse de 17 %[29].
Orientations et productions
Les surfaces cultivées sont surtout consacrées aux cultures fourragères (92 % des surfaces) dont une part importante est consacrée aux surfaces toujours en herbe. À l’image des exploitations agricoles, la taille du cheptel est en diminution dans la commune. En 2000, la commune comptait 1245 bêtes alors qu’elle en possédait 1 491 en 1979 (soit une chute supérieure à 17%). En 2000, avec 685 têtes sur 1 245, le cheptel de bovins est le plus important (55 %), avant les volailles (32 %) et les ovins (11,6 %). L’élevage de porcins est marginal sur la commune : 16 bêtes sont recensées en 2000. Depuis 1979, les bovins sont en nette augmentation (+25 %) au détriment des autres élevages[29].
Zone d'appellation d'origine (AOC)
La commune fait partie de 2 zones d’appellation d’origine : AOC Munster et AOC Miel de Sapin. Ces distinctions mettent en avant la qualité des productions agricoles locales ainsi que la valeur des espaces dans lesquels ils sont produits[29].

