Barbara Belvisi
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Barbara Belvisi, née le à Paris, est une entrepreneuse et dirigeante française d'entreprise du domaine spatial. Elle a créé la start-up Interstellar Lab qui développe des systèmes biosphériques intelligents pour cultiver la vie de manière autonome sur Terre et dans l'espace.
Barbara Belvisi a grandi à Champigny-sur-Marne, dans le Val-de-Marne et a gardé un lien fort avec la Pologne dont sa famille est originaire[1]. Elle a suivi ses études secondaires au lycée Marcelin-Berthelot de Saint-Maur-des-Fossés, puis elle a intégré l'école de commerce EM Lyon Business School[2].
Depuis l'enfance, elle est passionnée de science-fiction. Elle se dit particulièrement influencée par l'oeuvre de Ray Bradbury[3] et par Isaac Asimov[4]. La motivation de son engagement dans le spatial est l'expansion des humains au-delà de la Terre. Elle espère également que ces expérimentations spatiales permettront de trouver des solutions pour la durabilité environnementale sur Terre[5].
Parcours
Le parcours de Barbara Belvisi commence dans la finance et le capital-risque. Elle se tourne ensuite vers l'innovation en hardware avant de créer la start-up Interstellar Lab.
Elle commence sa carrière dans la finance à 22 ans en officiant pour la holding de Casino et Monoprix à la gestion de portefeuilles[4].
Elle crée son fonds de capital-risque à 26 ans, devenant ainsi la plus jeune femme fondatrice d'une telle structure[6].
Elle lance le Hardware Club, une communauté sélective qui rassemble les plus grandes entreprises du domaine du hardware[7].
Elle contribue à l’envol de Hello Tomorrow, le plus grand événement deeptech d'Europe[8], et de l'incubateur The Family.
Financement
La start-up Interstellar Lab a eu très tôt des contrats avec la NASA et l'agence spatiale française CNES qui lui ont permis de faire une première levée de fonds, en 2022, de 5 millions de dollars auprès d'investisseurs tels que Urania Ventures, Auxxo, 7percent Ventures, Seldor Capital, E2MC, Kima Ventures et Bpifrance.
À l'amorçage, la société avait été principalement financée par Belvisi et les investisseurs providentiels Bruno Maisonnier, Charles-Édouard Bouée, Xavier Gury, Adeo Ressi et Thibaud Elzière[9].
Projet Ebios

La start-up Interstellar porte le projet Ebios, Experimental BIOregenerative Station, un habitat bio-régénératif, autonome en énergie comme en nourriture[10], sous forme de BioPod.
Barbara Belvisi décrit le BioPod comme « un appareil autonome, comme un ordinateur ou une voiture. Le BioPod peut, de lui-même, savoir quoi activer. Il crée en quelque sorte une serre qui est presque un animal vivant. Son intelligence n'a pas besoin d'intervention humaine pour réguler le climat. À l'intérieur du BioPod, il y a plusieurs microcontrôleurs et capteurs, ce qui lui permet de savoir quand la température est trop élevée. Il dispose d'algorithmes d'apprentissage, ce qui lui permet également d'apprendre de manière autonome »[11].
Interstellar Lab participe au concours Deep Space Food Challenge.
En , un contrat est signé avec Vast pour envoyer, en 2026, une unité dans sa station spatiale Haven-1[12].