Barbara Weldens
chanteuse française
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Barbara Weldens, née Barbara Jacquinot le à Vitry-le-François et morte le à Gourdon, est une auteure-compositrice-interprète française.
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Barbara Micheline Georgette Jacquinot |
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Biographie
Barbara Jacquinot naît le [1] à Vitry-le-François. Elle grandit dans le monde du cirque, dont ses parents font partie[2], y apprenant le jonglage, l'acrobatie, le trapèze. Elle écrit des poèmes et des chansons dès son enfance[2] puis, adolescente, elle apprend le piano et écoute Jacques Brel et Barbara qui lui inspirent sa propre plume.
Adulte, elle crée un spectacle de cirque qu'elle joue seule ou en groupe. Fin , elle prend avec des amis la direction du Théâtre de Pierres, à Fouzilhon, dans l'Hérault, formant le Collectif TDP[3].
Dans une ambiance de créativité pluridisciplinaire (théâtre, écriture, chant, musique…), elle écrit et compose Le Grand H de l'homme. Elle rencontre Dany Lapointe, petite-fille du chanteur Boby Lapointe et directrice du festival de chanson Printival Boby-Lapointe, qui devient sa manageuse et se consacre pleinement à son activité musicale[Quand ?]. Deux musiciennes, Marion Diaques et Barbara Hammadi, intègrent le projet[4].
En , son premier album bénéficie des arrangements en studio de Cédric Riche, Christophe Boucher et Barbara Hammadi.
Le , son premier album studio, Le Grand H de l'homme[5], sort sous le label Printival[6]. Sa voix est caractérisée par une tessiture grave et des roulements des « r » rappelant Brel ou Piaf[7].
En parallèle à son album solo, Barbara Weldens forme le groupe Les Oies blanches en , avec quatre autres musiciens : Sophie Benoit (accordéon), Élian Besson (basse), Frédéric Lefèvre (guitare) et Christophe Seux (batterie)[8]. Ce projet clairement rock contraste avec son album solo ; un album posthume sort en .
L'héritage musical de Barbara Weldens est perpétué aujourd'hui par les anciens musiciens des Oies Blanches avec les groupes « Les Zingueurs Sauvages » & « Sophie Les Bas Bleus ».
Mort accidentelle
Le , Barbara Weldens est en concert à Gourdon, dans le Lot. Elle meurt sur la scène de l'église des Cordeliers dans le cadre du festival Léo-Ferré[9], d'un arrêt cardiorespiratoire[10] consécutif à une électrocution[11]. Elle chantait sur scène pieds nus, comme elle en avait l'habitude. Une enquête pour homicide involontaire est ouverte le , après qu'un expert a confirmé des dysfonctionnements électriques sur la scène[12],[13].
Elle est inhumée au cimetière de Fouzilhon le . Une cérémonie d'adieu a eu lieu en fin d'après-midi dans son village d'adoption, en présence des habitants de la commune et du public du théâtre de pierres[14].
En , le festival Léo-Ferré lui rend hommage avec une soirée au cours de laquelle ses chansons sont reprises par une quinzaine d'artistes[15],[16].
Le , s'ouvre le procès des organisateurs du concert pour homicide involontaire par négligence au tribunal correctionnel de Cahors[17]. Le jugement est rendu le : le responsable de l'éclairage est condamné à dix-huit mois de prison avec sursis et à une interdiction de travailler, le responsable du son est relaxé tandis que l'association Les Amis de la Butte, organisatrice du concert, écope d’une amende de 20 000 euros assortie du sursis également. Des dommages pour préjudice moral sont accordés aux proches de la chanteuse, entre 10 000 et 20 000 euros, qui seront versés par l'assureur du spectacle[18],[19].
Distinctions
En , elle remporte le tremplin Découverte Chanson du festival Pause Guitare, avec le prix des professionnels et le prix du public.
Fin , elle remporte le prix Révélation Scène de l'académie Charles-Cros[20] et le premier prix du concours Jeunes Talents du festival Jacques-Brel[21].
Une place Barbara-Weldens est inaugurée en à Fouzilhon, avec un square et une statue dédiés à l'artiste[22],[23],[24].