Barbazan-Debat

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Localisation

La commune de Barbazan-Debat se trouve dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie[I 1].

Elle se situe à km à vol d'oiseau de Tarbes[1], préfecture du département[2], bureau centralisateur du canton du Moyen Adour dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1] La commune fait en outre partie du bassin de vie de Tarbes[I 1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[3] : Allier (2,0 km), Soues (2,0 km), Salles-Adour (2,1 km), Angos (2,6 km), Horgues (2,6 km), Montignac (2,8 km), Momères (3,0 km), Bernac-Debat (3,2 km).

Sur le plan historique et culturel, Barbazan-Debat fait partie de l’ancien comté de Bigorre, comté historique des Pyrénées françaises et de Gascogne créé au IXe siècle puis rattaché au domaine royal en 1302, inclus ensuite au comté de Foix en 1425 puis une nouvelle fois rattaché au royaume de France en 1607. La commune est dans le pays de Tarbes et de la Haute Bigorre[4].

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte avec les communes environnantes

Paysages et relief

Le château d'eau en 2017.

Hydrographie

La commune est dans le bassin de l'Adour, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[6]. Elle est drainée par le canal d'Alaric, l'Ousse, le ruisseau de Layet, L'Echéoux et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 14 km de longueur totale[7],[Carte 1].

Le canal d'Alaric, d'une longueur totale de 73,7 km, prend sa source dans la commune de Pouzac et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans l'Adour à Izotges, après avoir traversé 38 communes[8].

L'Ousse, d'une longueur totale de 42,4 km, prend sa source dans la commune de Bartrès et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans le gave de Pau à Gelos, après avoir traversé 19 communes[9].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[12] et est dans la région climatique Pyrénées centrales, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 000 à 1 200 mm[13]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 124 mm, avec 10,8 jours de précipitations en janvier et 0,8 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Ossun à 12 km à vol d'oiseau[16], est de 12,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 081,0 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17,9 °C, atteinte le [Note 2].

Urbanisme

Typologie

Au , Barbazan-Debat est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 2]. Elle appartient à l'unité urbaine de Tarbes[Note 3], une agglomération intra-départementale regroupant 15 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 4],[I 3],[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Tarbes, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 153 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 4],[I 5].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (45,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (41,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (45,8 %), zones agricoles hétérogènes (21 %), zones urbanisées (19,5 %), prairies (9,5 %), terres arables (3,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,2 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Morphologie urbaine

Logement

En 2012, le nombre total de logements dans la commune est de 1 523[I 6].

Parmi ces logements, 97.2 % sont des résidences principales, 1.0 % des résidences secondaires et 1.8 % des logements vacants.

Voies de communication et transports

Cette commune est desservie par la route départementale D817 et par les routes départementales D92, D119 et D292 et D305 et est traversée par l'autoroute A64.

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Barbazan-Debat est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité moyenne). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[20]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[21].

Risques naturels

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le canal d'Alaric et l'Ousse. La cartographie des zones inondables en ex-Midi-Pyrénées réalisée dans le cadre du XIe Contrat de plan État-région, visant à informer les citoyens et les décideurs sur le risque d’inondation, est accessible sur le site de la DREAL Occitanie[22]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1988, 1993, 1999, 2009 et 2018[23],[20].

Barbazan-Debat est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies a été approuvé par arrêté préfectoral le pour la période 2020-2029. Le précédent couvrait la période 2007-2017. L’emploi du feu est régi par deux types de réglementations. D’abord le code forestier et l’arrêté préfectoral du , qui réglementent l’emploi du feu à moins de 200 m des espaces naturels combustibles sur l’ensemble du département. Ensuite celle établie dans le cadre de la lutte contre la pollution de l’air, qui interdit le brûlage des déchets verts des particuliers. L’écobuage est quant à lui réglementé dans le cadre de commissions locales d’écobuage (CLE)[24]

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Barbazan-Debat.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des mouvements de sols liés à la présence d'argile et des tassements différentiels[25].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (44,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 1 463 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 1 463 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 75 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[26],[Carte 3].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[27].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2003 et par des mouvements de terrain en 1999[20].

Risque technologique

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une route à fort trafic et une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[28].

Toponymie

Extrait de la carte de Cassini (entre 1756 et 1789) situant Barbazan-Debat au sud est de Tarbes

On trouvera les principales informations dans le Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées de Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail[29] qui rapporte les dénominations historiques du village :

Dénominations historiques :

  • Arnaldus de Barbaza de Debat, (v. 1140, livre vert de Bénac) ;
  • Barbazaa Deius, (1285, montre Bigorre) ;
  • Barbazanum de Infra, latin (1313, Debita regi Navarre) ;
  • De Barbazano Inferiori, latin (1313, ibid. ; 1342, pouillé de Tarbes) ;
  • de Barbasano Inferiore, latin (1379, procuration Tarbes) ;
  • Barbasan Debad, (1406, livre vert Bénac) ;
  • Barbasan Debat, (1429, censier de Bigorre) ;
  • Barbazan de Bat, (fin XVIIIe siècle, carte de Cassini).

Étymologie : Barbazan : nom de domaine antique, du nom d'homme latin Barbatius et suffixe anum : propriété de Barbatius. Debat : du gascon devath, situé au nord, par rapport à Barbazan-Dessus.

Nom occitan : Barbasan Devath.

Histoire

Monographie

Cadastre napoléonien de Barbazan-Debat

Le plan cadastral napoléonien de Barbazan-Debat est consultable sur le site des archives départementales des Hautes-Pyrénées[31].

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

La mairie en 2017.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1960 Jean Lansac   Médecin
1960 juin 1995 Pierre Bory    
juin 1995 mars 2008 Gilles Mondon[35] PRG Journaliste
mars 2008 en cours
(au 28 mai 2020[36])
Jean-Christian Pédeboy PRG[37] Chef d'entreprise
Conseiller départemental (2015 → 2021)
Vice-président de la CA Tarbes-Lourdes-Pyrénées
Chevalier de la Légion d'honneur[38] (2026)

Rattachements administratifs et électoraux

Historique administratif

Pays et sénéchaussée de Bigorre, quarteron de Tarbes, baronnie de Barbazan-Debat, canton de Tarbes puis de Bernac-Debat (1790), Tarbes-Sud (1801), de Séméac (1973)[39].

Intercommunalité

Barbazan-Debat appartient à la Communauté d'agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées créée en et qui réunit 86 communes.

Services publics

La commune de Barbazan-Debat dispose d'une agence postale.

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[41]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[42]. En 2023, la commune comptait 3 478 habitants[Note 6], en évolution de +0,43 % par rapport à 2017 (Hautes-Pyrénées : +1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
526575713742779814843863802
1856 1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901
782687677641674604610578544
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
524533504598560557545551524
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014
7441 3653 2043 5363 5043 4143 3303 4833 427
2019 2023 - - - - - - -
3 4983 478-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[43] puis Insee à partir de 2006[44].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

La commune dépend de l'académie de Toulouse. Elle dispose d’une école en 2019[45].

Manifestations culturelles et festivités

  • Fête : dernier week-end de mai.

Santé

Sports

Médias

Cultes

Économie

Revenus

En 2018, la commune compte 1 493 ménages fiscaux[Note 7], regroupant 3 400 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 22 220 [I 7] (20 420  dans le département[I 8]). 55 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 8] (44,4 % dans le département).

Emploi

Taux de chômage
200820132018
Commune[I 9]7,2 %8,3 %9,4 %
Département[I 10]7,7 %9,4 %9,8 %
France entière[I 11]8,3 %10 %10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 1 960 personnes, parmi lesquelles on compte 76,6 % d'actifs (67,1 % ayant un emploi et 9,4 % de chômeurs) et 23,4 % d'inactifs[Note 9],[I 9]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Tarbes, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 4],[I 12]. Elle compte 502 emplois en 2018, contre 519 en 2013 et 564 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 1 345, soit un indicateur de concentration d'emploi de 37,3 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 52,5 %[I 13].

Sur ces 1 345 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 143 travaillent dans la commune, soit 11 % des habitants[I 14]. Pour se rendre au travail, 92,7 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 1 % les transports en commun, 4,4 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 1,8 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 15].

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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