Barbe Tasse

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Nom de naissance
Barbe de Tassis (ou de Taxis)
Activité
Ordre religieux
Barbe Tasse
son blason dans un vitrail de La Cambre : d'azur, au taisson d'argent
Fonction
Abbesse de la Cambre
-
Biographie
Nom de naissance
Barbe de Tassis (ou de Taxis)
Activité
Autres informations
Ordre religieux
Maison de Thurn und Taxis

Barbe Tasse (de Tassis ou de Taxis), née en 1529 et morte le 12 août 1598 est une religieuse cistercienne qui fut la 32e abbesse[1] de l'abbaye de la Cambre.

Barbe de Tassis est de la génération de Roger (°1513), Raymond (°1515), Léonard (°1521), fils de Jean-Baptiste (1er) de Tassis qui a acquis une grande importance comme maître des postes impériales, dans une riche famille où les membres masculins sont généralement impliqués dans l'entreprise postale alors que les filles reçoivent une éducation propre à en faire des épouses ou des religieuses ce qui va être le cas de Barbe.

Il se dit qu'en 1556, alors qu'elle était encore novice mais âgée de 27 ans, elle aurait fondé deux bourses de philosophie à la Pédagogie du Château de l'Université de Louvain[2].

Il est certain qu'elle est devient la 32e abbesse de l'abbaye de la Cambre et qu'elle occupe sa charge trente ans durant, du début de l'année 1563 à septembre 1593, pendant une période difficile qui comprend notamment la Révolte des Gueux, la Furie iconoclaste, le début de la Guerre de Quatre-Vingts Ans[2].

En juin 1568, le comte d'Egmont et prince de Gavre Lamoral est arrêté et exécuté publiquement ; il laisse une veuve et onze enfants que Barbe recueille à l'abbaye[2]. Le , toute sa communauté doit se réfugier à l’intérieur des murs de Bruxelles en raison des conflits religieux ; elle va y rester pendant vingt et une années, pendant lesquelles l'abbaye est incendiée (en 1581 mais l’église médiévale survit à l'événement et le complexe sera reconstruit en 1598[2].

Dans les années 1590, Barbara s'attire l'hostilité de ses consœurs, probablement en raison de son caractère autoritaire et de sa désobéissance au Chapitre général cistercien dont dépend La Cambre. Le 21 septembre 1593, l'abbé de Cîteaux Edmond de la Croix la destitue en après avoir entendu les deux parties et avoir constaté son refus obstiné de se conformer aux ordres de ses supérieurs. Il l'accuse également d'avoir endetté l'abbaye et d'avoir renoncé à divers biens, y compris des ornements d'église, sans consulter ni ses supérieurs ni ses consœurs. Barbara doit donc se retirer dans l'abbaye de Flines. Dans un premier temps, elle semble accepter sa destitution, mais elle porte ensuite plainte auprès du pape  sans succès. Après sa mort, elle est inhumée dans la salle capitulaire du monastère[2].

Dans la littérature

Dessin d'une femme en longue robe blanche à larges manches, portant une guimpe de même couleur, et un voile noir reposant sur la tête et couvrant les épaules.
Habit des religieuses de La Cambre.

Quelques documents citent Barbe de Tassis  c'est ce nom qui figure sur un des vitraux avec ses armoiries représentant un blaireau d'argent sur fond d'azur  qui a été élue au début de l'année 1563 comme 32e abbesse du couvent fondé en 1201 à Ixelles, au sud-est des remparts de Bruxelles, notamment :

  • Le sermon dit « sur le Notre Père » émis à l'occasion de la consécration de l'église abbatiale  c'est le 27e et dernier d'un des cycles de sermons prononcés par le frère franciscain Jan Mahieu dit Johannes Mahusius et tous ces textes ont été consignés par écrit par les religieuses de l'abbaye. Explicitement dédié à Barbara de Tassis, ce prêche traitant du thème Beacius maius dare quam accipere (il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir) occupe une place particulière dans la littérature sermonnaire néerlandaise médiévale et du début de l'époque moderne, car il est formulé comme une règle de conduite concrète pour les moniales cisterciennes de La Cambre. Il a été transmis par trois manuscrits dont aucun ne provient de La Cambre : le plus ancien, conservé à la Bibliothèque royale de Belgique (Bruxelles), était à l’abbaye bénédictine de Forest, le deuxième est celui d’Audenarde, le troisième qui est conservé au musée provincial des Arts anciens du Namurois, ne comporte ni colophon ni traces de son premier propriétaire (une marque de propriétaire ultérieur et partiellement déchiffrable indique qu'il a appartenu à des Frères mineurs capucins)[2].
  • En 1568, la poétesse de la Contre-Réforme, première écrivaine des Pays-Bas méridionaux à avoir fait imprimer ses œuvres, Katherina Boudewyns dédie son Schoon tractaet spreken vander excellenter deucht der discretien « Aen die Eerweerdighe Vrouwe ende seer discrete Religieuse, Vrouwe Barbara Tasse, Abdisse des cloosters ende convents vander Cameren, bij Bruessele. » (« À la révérende et très discrète religieuse, Dame Barbara Tasse, abbesse du cloître et du couvent de la Cambre, par Bruxelles) ; cet ouvrage, publié à Bruxelles chez Michiel van Hamont de cette année-là, est la traduction en néerlandais d'une œuvre en espagnol de Serafino da Fermo (1496-1520) traitant de la vertu de discrétion. »)[2].

Héraldique

Ses armes sont d'azur, au taisson d'argent, le taisson étant l'emblème traditionnel familial de la famille Tasso.

Bibliographie

Galerie

Notes et références

Voir aussi

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