Barrage d'Amaria
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Le barrage d'Amaria est un projet de barrage hydroélectrique situé sur le Konkouré, en Guinée. D'une puissance prévue de 300 MW à 320 MW[1], il constitue le dernier grand site aménageable sur le cours inférieur du Konkouré. D'une capacité de production annuelle moyenne d'environ 1 383 GWh. Le barrage doit atteindre une hauteur maximale de 78 m et créer un réservoir d'une capacité d'environ 1,647 milliard de mètres cubes.
| Cours d'eau |
|---|
| Propriétaire |
État guinéen |
|---|---|
| Conception |
TBEA Group |
| Date du début des travaux | |
| Coût |
1,154 milliard $US |
| Statut |
En construction |
| Type | |
|---|---|
| Hauteur (fondation) |
78 m |
| Volume du barrage |
1 647 000 millions de m³ |
| Nombre de turbines |
3 |
|---|---|
| Puissance installée |
300 MW |
Le projet est développé par le groupe chinois TBEA Group dans le cadre d'un projet intégré associant production d'électricité et développement minier et industriel.
Historique
Le projet d'aménagement hydroélectrique d'Amaria s'inscrit dans la politique de développement de la production électrique engagée sous la présidence d'Alpha Condé. Il fait partie du complexe hydroélectrique du Konkouré, avec notamment le barrage de Garafiri, le barrage de Kaléta et le barrage de Souapiti.
Le lancement officiel des travaux du barrage d'Amaria a lieu le dans la préfecture de Dubréka[1], sous la présidence d'Alpha Condé. Le projet est alors annoncé avec une puissance de 300 MW et une durée de construction de plusieurs années. Sa réalisation est confiée au groupe chinois TBEA Group, qui assure également son financement. La construction est notamment réalisée par le troisième bureau de l'hydroélectricité de PowerChina.
Le barrage est conçu dans le cadre d'un projet intégré avec les activités minières de TBEA dans la région de Boffa. L'électricité produite doit notamment contribuer à répondre aux besoins énergétiques liés au développement de l'industrie de la bauxite, de l'alumine et de l'aluminium. Le projet prévoit également des infrastructures minières et portuaires associées.
En , le gouvernement guinéen présente Amaria comme un élément du développement du système hydroélectrique du Konkouré. Le barrage doit notamment contribuer à renforcer la régularité de la production électrique du complexe situé sur le même fleuve[2].
Le , le président Alpha Condé préside à Sékhoutouréya la signature de la convention de concession entre le gouvernement guinéen et TBEA Group[3]. La convention prévoit une exploitation du projet selon le modèle BOT, avant un transfert de l'ouvrage au patrimoine guinéen[4].
La convention prévoit alors une durée de réalisation de plusieurs années et annonce la création de milliers d'emplois directs. Le projet hydroélectrique est associé à un programme industriel comprenant notamment une usine d'alumine, une usine d'aluminium et des infrastructures de transport et portuaires.
Avec un investissement d'environ 1,2 milliard de dollars américains. Sa mise en service était initialement envisagée pour 2024, mais le projet connaît des retards par rapport au calendrier initialement annoncé. Le 25 avril 2026, le président Mamadi Doumbouya signe le décret D/2026/135/PRG/SGG déclarant la construction de la centrale hydroélectrique d'Amaria (Projet d'intérêt national (PIN). Le décret concerne une centrale d'une capacité de 300 MW ainsi que les emprises nécessaires à la construction des lignes de raccordement de 225 kV et 30 kV.
Le périmètre défini par le décret concerne les préfectures de Dubréka, Coyah, Boffa, Fria et Télimélé. La réalisation du projet est attribuée à TBEA Group Co. Ltd.
Caractéristiques
Le 27 octobre 2024, le premier coulage de béton des ouvrages principaux est réalisé. D'une puissance installée de 300 MW. Il est implanté sur le Konkouré, dans la partie en aval du fleuve.
Le projet comprend également des infrastructures de transport d'électricité destinées à raccorder la centrale au réseau national.
Le décret de 2026 prévoit notamment :
- une ligne de transport de 225 kV d'environ 100,5 km reliant Amaria au poste 225 kV de Bel-Air dans la préfecture de Boffa ;
- une ligne de transport de 225 kV d'environ 85 km reliant Amaria au poste existant de Manéah ;
- une ligne de transport de 30 kV d'environ 16 km reliant la centrale au poste existant de Fria.
La zone concernée par le projet comprend également le réservoir du barrage et les emprises nécessaires aux différentes infrastructures.
Projet intégré minier et industriel
Le barrage d'Amaria est associé au projet industriel de TBEA dans la région de Boffa. Celui-ci comprend notamment l'exploitation de la bauxite ainsi que la transformation de celle-ci en alumine puis en aluminium[5][6].
Le projet intégré prévoit également des infrastructures routières et portuaires, notamment un port en eau profonde, ainsi que différentes installations industrielles.
Statut
En 2026, le barrage d'Amaria demeure un projet hydroélectrique en cours de développement. Le décret du 25 avril 2026 lui confère le statut de Projet d'intérêt national (PIN), afin de permettre la mise en œuvre des emprises foncières et des infrastructures nécessaires à sa réalisation.