Il est issu de la famille Mansel, relativement importante au sein de la principauté d'Antioche[1]. Il est très probablement le fils de Robert Mansel, connétable de la principauté d'Antioche de 1207 à 1219, et de son épouse, une sœur de Constantin de Barbaron, d'origine arménienne. Le connétable d'Antioche Simon Mansel est donc son frère. Par sa mère arménienne, il est apparenté au roi HéthoumIer d'Arménie[2].
Après s'être installé à Tripoli, Barthélemy, supérieur à Paul de Segni tant sur le plan spirituel que séculier, se range du côté des détracteurs de Paul parmi les barons autochtones. Il a également un différend avec le seigneur du GibeletGuy II Embriaco, provoqué par le mariage de l'héritière d'Hugues l'Aleman avec Jean, frère de Guy, qui empêcha son mariage avec le neveu de Barthélemy.
Barthélemy, agissant en tant que vicaire patriarcal, absout l'excommunication de BohémondVII prononcée par le pape NicolasIII, à la suite d'une lettre de Paul au pape dans laquelle il accusait Bohémond d'avoir saisi ses biens, emprisonné ses serviteurs et attaqué sa demeure.
Il retourne à Tortose après la chute de Tripoli en 1289. Mais le , les Templiers et Barthélemy évacuent Tortose, qui cesse ainsi d'être un évêché résidentiel[4].
(la) Reinhold Röhricht, Regesta regni Hierosolymitani (1097 - 1291), Libreria Academica Wagneriana, .
(en) Edward Phillips Stratham, History of the Family of Maunsell (Mansell, Mansel), Routledge, (ISBN9780860780724, lire en ligne).
(en) W. H. Rudt de Collenberg, A Fragmentary Copy of an Unknown Recension of the 'Lignages d'Outre-Mer' in the Vatican Library, Oxford University Press, .
(en) Bernard Hamilton, The Latin Church in the Crusader States: The Secular Church, Routledge, (ISBN9780860780724).