Barthélemy-Louis-Martin Chaumont
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Barthélemy-Louis-Martin Chaumont ou Barthélemy Chaumont de La Galaizière, né le à Paris et mort le à Mareil-le-Guyon est un ecclésiastique, premier évêque de Saint-Dié.
| Barthélemy-Louis-Martin Chaumont | ||||||||
| Biographie | ||||||||
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| Nom de naissance | Barthélemy-Louis-Martin de Chaumont de La Galaisière | |||||||
| Naissance | Paris (France) |
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| Père | Antoine-Martin Chaumont de La Galaizière | |||||||
| Ordination sacerdotale | ||||||||
| Décès | (à 70 ans) Mareil-le-Guyon |
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| Évêque de l'Église catholique | ||||||||
| Ordination épiscopale | ||||||||
| Dernier titre ou fonction | Évêque de Saint-Dié | |||||||
| Évêque de Saint-Dié | ||||||||
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Biographie
Il est le troisième fils d'Antoine-Martin Chaumont de La Galaizière, chancelier de Lorraine et de Louise Élisabeth Orry, sœur de Philibert Orry, futur contrôleur général des finances.
Il est baptisé le à Paris avec comme parrain et marraine Louis Carbonnier, valet de chambre de son père, et Marie-Anne-Gaston Loy[1].
Il réside le temps de sa jeunesse à Paris[2].
Formation
Le il reçoit à l'âge de sept ans l'abbaye bénédictine de Saint-Mihiel du diocèse de Verdun dont il est fait abbé[1]. En 1747, il obtient une pension sur l'abbaye Saint Léopold de Nancy. En 1749, il bénéficie des prieurés d'Haréville , d'Insming et de Neuviller[3]. Il est aussi abbé de l'abbaye des chanoines réguliers d'Autrey en 1775, de Bégard, de Genlis et de Saint-Avold[4].
Il est accompagné, durant sa formation, du précepteur l'abbé André Morellet. Il est choisi grâce à son supérieur de séminaire, l'abbé de Sarcey, qui dirige quelques prévôtes dont Catherine Baré, la grand-mère maternelle de Barthélemy Chaumont de la Galaizière. L'abbé Morellet doit encadrer ce jeune homme de 15 ans pendant sa philosophie, sa théologie et sa licence afin qu'il devienne évêque[5].
Il effectue ses deux années de philosophie entre 1752 et 1754 au collège du Plessis. Il obtient sa maîtrise des Arts le [3]. En 1759, il soutient sa première thèse, La Tentative, au collège de Bourgogne, lui conférant le grade de bachelier[5]. Il se rend au séminaire de Saint-Magloire pour sa théologie en 1760 et complète ses études aux écoles de la Sorbonne. Il obtient sa licence en 1762, se classant 32ème[3].
A la mort du pape Benoît XIV en , il se rend en Italie avec l'abbé Morellet afin d'être témoin du conclave. Ils y restent jusqu'en . C'est l'occasion pour Barthélemy Chaumont de la Galaizière de rencontrer Loménie de Brienne[5] qui, devenu en évêque de Condom, le nomme vicaire général[1], poste qu'il tient pendant 9 ans.
Carrière ecclésiastique
Le , l'oncle de Barthélemy Chaumont de la Galaizière, l'abbé Dieudonné de Chaumont de Mareil est nommé grand-prévôt de Saint-Dié. Le duc Stanislas décide de nommer coadjuteur le , l'abbé Chaumont de la Galaizière auquel il souhaite que " ce nouveau prélat [puisse] remplir les désirs de la province, devenir évêque des Vosges, et le Pontife assis sur le siège de l'église de Saint-Dié[6]". Il obtient la Grande-Prévôté et le Comté de Saint-Dié le dont la double titularisation s'effectue à la suite du décès de son oncle en 1768[1].
Le , Barthélemy Chaumont de la Galaizière est désigné pour devenir le futur évêque de Saint-Dié et nommé par brevet royal le . Cette décision est approuvée par l'archevêque-métropolitain de Trèves et par le pape Pie VI. Le pape Pie VI donne la Bulle solennelle, érigeant le siège, donnant ses limites et sa dotation, le . Le roi Louis XV émet les Lettres-Patentes en , enregistrées au Parlement le [7].
Barthélemy Chaumont de la Galaizière est sacré évêque le en la chapelle du château de l'abbé de Brienne[8] et fait son entrée solennelle le .
Il est reçu conseiller-prélat en la cour souveraine le .
En et à Nancy, il est l'un des cinq élus représentant le clergé à l'assemblée provinciale de Lorraine et Barrois ; il en est nommé président. Le il refuse de prêter le serment constitutionnel et fuit vers l'étranger dans la nuit du [6]. Il émigre pour Bruxelles où il rejoint son frère Antoine Chaumont de la Galaizière, puis vers l'Allemagne, l'Angleterre et la Suisse[1]. Après la signature du concordat de 1801, il démissionne et revient dans la maison familiale de Mareil-le-Guyon où il meurt en [9].
