Barthélémy Frison

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Barthélemy Frison
Barthélémy Frison, photographié par Étienne Carjat vers 1870, Musée d'Orsay.
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Lieu de travail

Barthélémy Frison, né à Tournai, Belgique, le et mort le dans le 7e arrondissement de Paris, est un sculpteur belge, naturalisé français en 1848.

Famille

Barthélémy (Barthelemi) Frison, né rue du chevet de Saint-Pierre no 12 à Tournai, en province de Hainaut, le est le fils de Barthélémy Antoine Joseph Frison (1784-1846), faiseur de bas, et de Catherine Renelde Joseph Gorin (1786-1871). Barthélémy Frison, naturalisé français en 1848, épouse à la paroisse St François Xavier de Paris le Hortense Louise Clotilde Lance (1817-1886). Le couple a quatre enfants nés à Paris. Son frère Jean-Baptiste Frison (1823-1860) est également sculpteur à Paris[1].

Formation

Barthélémy Frison grandit à Tournai, dans la même rue que le futur sculpteur Aimable Dutrieux, du même âge que lui. Il débute comme apprenti mouleur dans une manufacture tournaisienne de porcelaines. Ensuite, il étudie à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles auprès de Guillaume Geefs[2], puis, admis comme 7e candidat sur 78 concurrents, il se perfectionne aux Beaux-Arts de Paris, où il est l'élève de Jules Ramey. Il obtient plusieurs premiers prix, dont celui de figure académique modelée d'après nature au concours de 1844. Il se forme aussi auprès d'Augustin Dumont[3],[4].

Carrière

Barthélémy Frison se fait connaître au Salon de Bruxelles de 1845, où il expose Saint-Jean l'Évangéliste, statue en plâtre, et le buste en plâtre d'un conseiller d'ambassade[5]. Au Salon de Bruxelles de 1851, il obtient une médaille d'or. Au Salon de Paris de 1851, il reçoit une médaille de 3e classe, puis au Salon de 1863, une médaille de seconde classe[6].

En 1851, il remporte le concours organisé par la ville de Mons, de concert avec le gouvernement belge, afin d'ériger une statue en hommage au compositeur wallon Roland de Lattre. Son projet est approuvé à l'unanimité du jury, devançant celui de Joseph Geefs. Le monument en bronze est inauguré sur la Place du Parc le et demeure en place jusqu'aux bombardements de la Première Guerre mondiale. Grâce à cette œuvre, Barthélémy Frison est nommé membre correspondant de la Société des sciences, arts et lettres du Hainaut[3].

Barthélémy Frison conserve des liens avec la Belgique, même s'il réside et expose à Paris. Huit mois après être paralysé au bras et à la cuisse gauche, il meurt, à l'âge de 60 ans, rue du Bac no 134 dans le 7e arrondissement de Paris, le . Ses funérailles ont deux jours plus tard en l'Église Saint-François-Xavier de Paris au boulevard des Invalides[3].

Œuvres

Venus genitrix (1857) par Barthélémy Frison, parc du Château de Compiègne.

Selon Edmond Marchal et les catalogues des Salons de Paris[3],[4] :

  • 1846 : Pâtre blessé par un serpent.
  • 1847 : Joueur de billes.
  • 1848 : Trois bustes d'enfants.
  • 1849 : L'Art et la Science pleurant sur un tombeau.
  • 1850 : Joueur de boules, et deux bustes.
  • 1852 : La Baigneuse à la coquille.
  • 1854 : Pêcheur de coquillages.
  • 1857 : Jeune fille à sa toilette, parc du Château de Compiègne.
  • 1857 : Venus genitrix.
  • 1860 : Naïs, conservée aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.
  • 1865 : Saint Thomas, statue en pierre, église de la Sainte-Trinité de Paris.
  • 1866 : Libation à Bacchus, statue en marbre.
  • 1872 : Dalila, statue en marbre.
  • 1873 : Molière, buste en marbre, École normale supérieure de Paris
  • 1874 : La Prudence, foyer du Nouvel opéra de Paris.
  • 1877 : Portrait de ma plus jeune fille, buste en plâtre.

Il existe également de lui une série d'excellents bustes : le botaniste Barthélemy Dumortier, le violoniste Amédée Dubois, Henri Braquenié, fabricant de gobelins à Paris,… Ses œuvres, réduites en bronze, ont presque toutes été éditées par une maison du Palais-Royal, à Paris.

Honneurs

Références

Voir aussi

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