Barège
étoffe de laine légère et tissée lâche, originellement fabriquée à Barèges, en France
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Le barège est une étoffe de laine légère et tissée lâche, originellement fabriquée à Barèges, en France.

La laine de caprins servait à élaborer un cachemire pour notamment tisser des robes[1], des écharpes[2], ou des sautoirs[3]
- Barèges - Fête des bergers - Travail de la laine
- Laines de moutons
- Le cardage
- Filage au fuseau
- Filage au rouet
Devant le succès à Paris du barège il fut copié en Angleterre pour donner le Barège anglais[4].
Bibliographie
- Gustave Flaubert dans Madame Bovary : « Emma fit sa toilette avec la conscience méticuleuse d'une actrice à son début. Elle disposa ses cheveux d'après les recommandations du coiffeur, et elle entra dans sa robe de barège étalée sur le lit. Le pantalon de Charles le serrait au ventre. »
- Gustave Flaubert dans L'Éducation sentimentale : « Elle portait une robe de barège noir, un cercle d’or au poignet, et comme le premier jour où il avait dîné chez elle, quelque chose de rouge dans les cheveux, une branche de fuchsia entortillée à son chignon. »
- Victor Hugo dans Les Misérables t. 1, 1862, p. 161.:« Elle avait une robe de barège mauve, de petits souliers-cothurnes mordorés dont les rubans traçaient des X sur son fin bas blanc à jour, et cette espèce de spencer en mousseline, invention marseillaise, dont le nom, canezou, corruption du mot quinze août prononcé à la Canebière, signifie beau temps, chaleur et midi. »
- Marcel Proust « Cette jeune femme en robe de Barèges ou de linon dans un yacht arborant un drapeau américain ».
- Eugène-Melchior de Vogüé dans Les Morts qui parlent, 1899, p. 178 : « Comme pour en donner la preuve, elle s'était levée avec une ondulation harmonieuse de toute sa personne, elle vint jeter ce mot dans un sourire ingénu à l'oreille du jeune homme. Il sentit passer, tout proche, le parfum tiède de la gorge délicatement moulée sous le barège entr'ouvert. »