Basic (film)
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| Titre québécois | Formation extrême |
|---|---|
| Titre original | Basic |
| Réalisation | John McTiernan |
| Scénario | James Vanderbilt |
| Musique | Klaus Badelt |
| Acteurs principaux |
John Travolta Connie Nielsen Samuel L. Jackson Timothy Daly |
| Sociétés de production |
Intermedia Films Phoenix Pictures |
| Pays de production |
|
| Genre | thriller |
| Durée | 98 minutes |
| Sortie | 2003 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Basic ou Formation extrême au Québec est un film américano-allemand réalisé par John McTiernan, sorti en 2003.
C’est le dernier film de John McTiernan, avant qu’il soit mis en prison. Le film met en scène un groupe de Rangers, emmené par un sergent tyrannique (Samuel L. Jackson). Seuls deux soldats survivent et sont ensuite interrogés par le capitaine police militaire (Connie Nielsen) ainsi qu'un ancien ranger aux méthodes originales (John Travolta). Malgré leurs divergences et leur style opposé, ils vont tenter d'élucider le mystère.
Un groupe de Rangers, mené par le tyrannique sergent-chef Nathan West, participe à un entrainement de grandes manœuvres à balles réelles dans la jungle de Panama. Alors que les hommes manque le rapport après l'entraînement, le colonel William Styles, commandant de la base, se rend sur les lieux en hélicoptère. Il y voit le sergent Ray Dunbar, portant le sous-lieutenant Levi Kendall, blessé. Les deux hommes sont poursuivis par le sergent Mueller, que Dunbar abat en état de légitime défense. Le reste de l'équipe de West est présumé mort. Les deux survivants sont ramenés à Fort Clayton. Ils y sont interrogés par une capitaine de la police militaire, Julia Osborne. Mais le colonel Styles n'a pas confiance en elle et fait appel à un vieil ami et ex-camarade ranger, Tom Hardy. Ce dernier est aujourd'hui agent de la DEA soupçonné de corruption, afin de mener une enquête officieuse avec le capitaine Osborne. Interrogateur habile, Hardy utilise des méthodes peu conventionnelles pour arriver à ses fins.
En interrogeant les survivants, on apprend que le sergent West était tristement célèbre pour ses mauvais traitements, notamment envers le jeune Jay Pike, dont la propension à la désobéissance exaspérait West et aurait peut-être incité Pike à simuler le meurtre. Levi Kendall, le fils d'un général de l'état-major interarmées, affirme que West aurait ordonné un « accident d'entraînement » contre lui par haine car il le savait homosexuel. Kendall explique que West est mort touché dans le dos par une grenade au phosphore. Lorsque Pike a avoué le crime, Dunbar s'est porté volontaire pour le dénoncer. Dunbar prétend quant à lui que lorsque West a découvert que Mueller et son camarade Castro vendaient illégalement des kits d'injection de médicaments sur ordonnance appelés « cocktails de combat », destinés à atténuer la douleur physique et à stimuler l'esprit, Mueller a utilisé la grenade de Pike pour tuer West et a tenté de faire accuser Pike. Après avoir avoué avoir fourni les drogues et falsifié des tests, le médecin Peter Vilmer, amant occasionnel et vieil ami de Hardy, est arrêté.
Défiant les ordres de Styles, Osborne et Hardy interrogent Kendall, qui se met à vomir du sang. Avant de mourir, il dessine un « 8 » avec son propre sang sur la main d'Osborne. Hardy évoque une rumeur concernant la « Section 8 », un groupe d'anciens Rangers au Panama qui auraient été formés par West avant de faire défection et de devenir trafiquants de drogue. Furieux, Styles relève Osborne de ses fonctions et renvoie Hardy, considérant l'enquête close, tandis qu'un transport du CID (Commandement des enquêtes criminelles de l'armée américaine) en provenance de Washington arrive pour emmener Vilmer et Dunbar.
Vilmer révèle accidentellement que celui qu'ils pensaient être « Dunbar » est en réalité Pike. Hardy file en vitesse sur la piste fait descendre Pike de l'avion, juste avant le décollage. Sous la pression de Hardy, Pike avoue qu'après avoir appris l'existence du trafic de cocaïne sur la base, West a confronté les Rangers et menacé de les dénoncer aux autorités. Il confirme le témoignage de Kendall selon lequel, après une fusillade, West et les autres recrues ont été tués, et ajoute qu'il a pris la plaque d'identité de Dunbar et a transporté Kendall jusqu'au point d'extraction. Il donne à Hardy, Osborne et Styles le numéro d'une caisse où Vilmer avait caché de la cocaïne. Hardy confronte Styles et comprend qu'il est le cerveau du trafic. West a dénoncé l'opération à Styles, qui a alors ordonné à Mueller et Kendall de le tuer dans la jungle et a empoisonné Kendall pour le faire taire. Après avoir tenté en vain de corrompre Hardy, Styles essaie de lui tirer dessus. Cependant, il est tué par Julia Osborne, qui avait surpris leur conversation.
Alors que l'enquête touche à sa fin, les soupçons de Julia Osborne quant à l'implication de Tom Hardy dans l'incident se confirment lorsqu'elle voit Pike se glisser dans sa voiture. Les suivant jusqu'à Panama City et entrant dans un bâtiment surmonté d'une boule de billard américain n°8, elle tente d'arrêter Hardy. À sa grande surprise, elle est accueillie par West, Pike et tous les membres disparus de l'équipe : Castro, Dunbar et Nuñez, que Hardy présente comme ses « collègues ». Ces derniers révèlent que la « Section 8 » est en réalité une unité antidrogue secrète, se faisant passer pour des mercenaires afin d'intimider les cartels. En infiltrant la base sous couverture pour enquêter sur un trafic de cocaïne, ils ont découvert que le sergent Mueller, le lieutenant Kendall et le Dr Vilmer en étaient responsables. Le sergent West, ignorant de l'implication du colonel Styles, l'informa du trafic de drogue. La mission d'entraînement se transforma alors en opération secrète pour contourner Mueller et Kendall et simuler la mort de West afin de l'évincer de son poste de commandement et de le transférer à la Section 8. Hardy fut donc convoqué pour confirmer l'implication de Styles et Vilmer. Impressionnés par le travail de Julia Osborne, West et Hardy l'invitent à rejoindre l'unité. Julia découvre par ailleurs que le poste d'agent de la DEA de Hardy n'était qu'une couverture : il est en réalité toujours dans l'armée et colonel de la Section 8.
Fiche technique
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques IMDb et Allociné, présentes dans la section « Liens externes ».
- Titre français et original : Basic
- Titre québécois : Formation extrême
- Réalisation : John McTiernan
- Scénario : James Vanderbilt
- Musique : Klaus Badelt
- Photographie : Steve Mason
- Montage : George Folsey Jr.
- Décors : Dennis Bradford
- Costumes : Kate Harrington
- Production : Mike Medavoy, Arnold Messer, Michael Tadross, James Vanderbilt, Andrew D. Given, Lee Nelson, Louis Phillips et Dror Soref
- Sociétés de production : Intermedia Films et Phoenix Pictures
- Distribution : Constantin Film (Allemagne), Columbia Pictures (États-Unis), SND (France)
- Budget : 50 000 000 dollars
- Pays de production :
États-Unis,
Allemagne - Format : Couleurs - 2,35:1 - DTS / Dolby Digital / SDDS - 35 mm
- Genre : action, thriller, film à énigme
- Durée : 98 minutes
- Dates de sortie :
- Canada, États-Unis :
- France :
- Belgique :
Distribution
- John Travolta (VF : Dominique Collignon-Maurin ; VQ : Jean-Luc Montminy) : l'agent de la DEA Thomas « Tom » Hardy
- Connie Nielsen (VF : Françoise Cadol ; VQ : Valérie Gagné) : le capitaine Julia Osborne, prévôt militaire
- Samuel L. Jackson (VF : Thierry Desroses ; VQ : Éric Gaudry) : le sergent-instructeur West
- Timothy Daly (VF : Edgar Givry ; VQ : Gilbert Lachance) : le colonel William « Bill » Styles, commandant de la base militaire
- Giovanni Ribisi (VF : Boris Rehlinger ; VQ : Hugolin Chevrette) : le sous-lieutenant Levy Kendall
- Brian Van Holt (VF : Jean-Michel Fête ; VQ : Louis-Philippe Dandenault) : le sergent Raymond « Ray » Dunbar
- Taye Diggs (VF : Lucien Jean-Baptiste ; VQ : Martin Watier) : le sergent Jay Pike
- Dash Mihok (VF : Gilles Morvan ; VQ : Pierre Auger) : le sergent Mueller
- Cristián de la Fuente (VQ : Jean-François Beaupré) : le sergent Castro
- Roselyn Sánchez (VQ : Rafaëlle Leiris) : le sergent Nuñez
- Harry Connick Jr. (VF : Patrick Borg ; VQ : Benoît Rousseau) : Dr Peter « Pete » Vilmer, chef de l'hôpital militaire
- Margaret Travolta : une infirmière
Production
Développement
En mai 2000, il est annoncé que Phoenix Pictures a acquis un script spéculatif de James Vanderbilt intitulé Basic pour 400 000 $ après une « guerre d'enchères » entre plusieurs studios[3]. En août de la même année, Lee Tamahori entre en négociations pour le poste de réalisateur[4]. En octobre 2000, Benicio del Toro et Catherine Keener sont proches d'être confirmés dans les rôles principaux[5]. En juillet 2001, il est finalement annoncé que John McTiernan reprend la réalisation après le retrait de Lee Tamahori apr-s l'arrivée d'Intermedia sur le projet[6].
Après des retards de développement, le projet est relancé avec l'arrivé d'Intermedia. Alors que Benicio del Toro et Catherine Keener se sont entre-temps retirés[7], John Travolta et Samuel L. Jackson sont annoncés en septembre 2000[8].
Afin de garantir l'authenticité de son intrigue, John McTiernan fait appel au sergent-chef Charles Fails, engagé comme conseiller technique. Celui-ci avait déjà travaillé sur d'autres thriller militaires comme Tigerland de Joel Schumacher et À armes égales de Ridley Scott[9].
Le film et le scénario rappellent Rashōmon d'Akira Kurosawa et à son concept dit de « l'effet Rashōmon »[10].
Attribution des rôles
Basic marque les retrouvailles du cinéaste et du comédien Samuel L. Jackson, qui avaient déjà tourné ensemble en 1995 sur Une journée en enfer, ainsi que celles de Jackson et Travolta, célèbre duo du Pulp Fiction de Quentin Tarantino[9].
Si tous les acteurs de Basic ont dû subir une formation de rigueur, John Travolta s'est, pour sa part, particulièrement bien préparé : entraînement six jours sur sept pendant les trois mois précédant le tournage, ce qui lui permit de perdre une douzaine de kilos, stage intensif au 1er bataillon du 75e Rangers et régime spécial pendant toute la durée des prises de vue[9].
Tournage
Le tournage se déroule du au . Les prises de vues ont lieu à Fernandina Beach et Jacksonville (en Floride), ainsi qu'au Costa Rica et au Panama[11].
Le tournage de Basic se déroule principalement sur les lieux mêmes de l'action du film, au Panama. Les scènes cruciales de l'exercice en forêt sont cependant tournées sur un ancien terrain d'aviation de Jacksonville, en Floride, transformé pour l'occasion en jungle tropicale avec l'ajout d'une centaine de palmiers et de 400 à 500 autres plantes aux chênes déjà présents sur le terrain. Pour reconstituer la tempête censée frapper la jungle pendant l'exercice militaire, l'équipe des effets spéciaux de Basic a eu recours à six ventilateurs géants dispersés sur le plateau. La pluie torrentielle était, elle, amenée par neuf réservoirs fixés aux arbres et connectés à une citerne pouvant fournir jusqu'à 2 800 litres d'eau par minute[9].
Dans une interview pour le magazine Empire en juin 2014, John McTiernan décrit une production complexe :
Musique
La musique du film est composée par Klaus Badelt, assisté sur certaines compositions par Ramin Djawadi (tous deux membres du Remote Control Productions de Hans Zimmer)[13].
On peut également entendre dans le film :
- Bolero, composé par Maurice Ravel
- Nobody Knows the Trouble I've Seen, interprété par John Travolta
- Comparsa de Los Muertos, interprété par Bruno Coon
- Natural Blues, interprété par Moby
- Black Betty, interprété par Player et Peter Beckett