Basilique Notre-Dame de Bonne-Espérance
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| Basilique Notre-Dame de Bonne-Espérance | |
| Présentation | |
|---|---|
| Culte | Catholique romain |
| Type | Abbatiale Basilique mineure |
| Rattachement | Diocèse de Tournai |
| Début de la construction | 1770 |
| Fin des travaux | 1776 |
| Architecte | Laurent-Benoît Dewez |
| Style dominant | Néoclassique |
| Protection | |
| Site web | www.basilique-bonne-esperance.be |
| Géographie | |
| Pays | |
| Région | |
| Province | |
| Commune | Estinnes |
| Coordonnées | 50° 23′ 08″ nord, 4° 08′ 37″ est |
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L'abbatiale ou, depuis 1957, basilique Notre-Dame de Bonne-Espérance (en latin Basilica Nostrae Dominae Bonae Spei) est un édifice religieux situé dans la commune d'Estinnes, à Vellereille-les-Brayeux en Belgique. Elle fait partie des monuments de l'abbaye de Bonne-Espérance, inscrits sur la liste du patrimoine immobilier exceptionnel de la Wallonie.
À Bonne-Espérance, la première abbatiale de style roman est érigée à partir de 1132, selon la Chronique d'Englebert Maghe. On bâtit ensuite une tour en 1212[1]. Hormis ces dates mentionnées dans la Chronique, on ne détient aucune autre information sur ce premier édifice, dont il ne subsiste aucun vestige[2].
Sous l’abbatiat de Jean de Moustiers (1253-c. 1270), plusieurs bâtiments abbatiaux sont transformés, voire reconstruits[3]. En 1266, la première église est alors remplacée par une construction de style gothique[N 1], ressemblant à la cathédrale Notre-Dame de Reims[4]. Seule la tour initiale est conservée. La deuxième abbatiale est achevée en 1274 sous la prélature d’Adam de Cousolre[2] et consacrée la même année par Enguerrand, évêque de Cambrai[5].
Plusieurs éléments de cette deuxième église sont toujours présents. Une campagne de fouilles, effectuée dans l’entre-deux-guerres[6] et approfondie dans les années 1950[7], a mis au jour les fondations du déambulatoire et des cinq chapelles rayonnantes du chœur au chevet de l’actuelle basilique[6]. À l'avant subsistent des vestiges du transept et une travée du collatéral nord avec un départ de voute, de même qu'une porte en arc brisé reliant autrefois le cloitre au transept. Enfin, l'ogive d'une fenêtre du collatéral sud est encore visible à la base de la tour actuelle[2].
La tour construite en 1212 s'effondre en 1277, détruisant une partie de la toute nouvelle nef. La reconstruction de cette tour est entamée dès l'année suivante, mais les travaux semblent n'avoir jamais abouti[3]. Plusieurs siècles plus tard, sous l'abbatiat d'Antoine de Merdorp (c. 1473-1495), l'église est modifiée. En effet, la nef est réduite de plusieurs travées et une nouvelle tour gothique (le clocher actuel) est érigée et surmontée d'une flèche[8],[9].
Le , en plein contexte de guerres de religion, les troupes du prince d'Orange Guillaume Ier envahissent l'abbaye pour la piller[10], puis mettent le feu aux bâtiments[11]. L'abbatiale gothique est en grande partie détruite : d'après la Chronique d'Englebert Maghe, seules les cinq chapelles rayonnantes et la tour restent relativement intactes. Une campagne de reconstruction est entreprise sous l'abbatiat de Nicolas Chamart (1607-c. 1642), grâce à la générosité des archiducs Albert et Isabelle. Le mobilier de l'abbatiale est renouvelé ; une flèche, une horloge et un carillon sont ajoutés à la tour[8].
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En 1770, des plans sont demandés à l'architecte Laurent-Benoît Dewez pour la construction d'une troisième abbatiale de style néoclassique. L'église gothique est démolie (excepté la tour du XVe siècle) et des travaux sont entrepris jusqu'en 1776. La flèche de la tour est frappée par la foudre le de la même année et remplacée par un petit dôme octogonal[12].
Consacrée seulement le , l'abbatiale Notre-Dame de Bonne-Espérance reçoit, le , le titre de basilique mineure du pape Pie XII[13].
Le site abbatial faisant partie du patrimoine classé reconnu comme tel par les pouvoirs publics depuis l'arrêté royal du [14], plusieurs campagnes de restauration sont entreprises. Durant les années 1990, la basilique bénéficie de subsides destinés à la restauration extérieure de cette abbatiale et de sa tour, dont les travaux s'achèvent en 2000[15].









