Basses Marches du Bourbonnais

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Les Basses Marches du Bourbonnais
Image illustrative de l’article Basses Marches du Bourbonnais

Pays France
Subdivision administrative Auvergne-Rhône-Alpes
Subdivision administrative Allier
Villes principales Le Donjon, Molinet, Saint-Léon
Relief Plaines et collines (entre 200 et 550m)
Cours d'eau Loire, Vouzance, Loddes, Roudon
Régions naturelles
voisines
Brionnais, Charolais, Roannais
Régions et espaces connexes Sologne bourbonnaise

Les Basses Marches du Bourbonnais sont une micro-région naturelle et historique française située dans le département de l'Allier. Elle est généralement considérée comme faisant partie de la Sologne bourbonnaise.

Elle se situe sur la partie est du département de l'Allier, à la limite des départements de Saône-et-Loire et de la Loire, à la pointe nord du Massif central. Elle se limite au nord et à l'est par la Loire et à l'ouest par une ligne de crête parallèle à la Loire entre Saint-Martin-d'Estreaux (Loire) et Saint-Léon (altitude entre 450 et 600 m).

Elle englobe une vingtaine de communes de la rive gauche de la Loire, réparties sur les cantons du Donjon, de Jaligny-sur-Besbre et de Dompierre-sur-Besbre.

L'écoulement des eaux s'oriente vers la Loire par de nombreuses petites rivières.

3 grands groupes de communes peuvent être découpés :

Historique

La région était, dans l'Antiquité, à la limite entre les peuples celtes des Boïens, des Arvernes et des Éduens.

Elle était au Moyen Âge la propriété du duc de Bourgogne et s'appelait le Val de Bourgogne. Elle dépendait du bailliage de Semur-en-Brionnais et du diocèse d'Autun. Elle correspond à peu près à l'ancien archiprêtré de Pierrefitte[2]. Elle est devenue bourbonnaise à la suite du mariage en 1247 d'Agnès de Bourbon, fille d'Archambaud IX et de Yolande de Châtillon, comtesse de Nevers, avec Jean de Bourgogne, comte de Charolais, fils d'Hugues IV de Bourgogne et de Yolande de Dreux. Dès 1375, les représentants des ducs de Bourgogne et de Bourbon décidèrent que tout ce qui était du ressort des châtellenies de Châtelperron, du Donjon et du Pin relèverait du duc de Bourbon. Cette limite entre Bourgogne et Bourbonnais fut l'objet de nombreux litiges et négociations, conclu définitivement en 1452. Le souvenir de cette origine bourguignonne se conserva dans cette région par le diocèse de rattachement et les églises romanes de type bourguignon de Neuilly-en-Donjon, Chassenard et Saint-Léger-sur-Vouzance.

Elle formait également une châtellenie à part, dépendant de celle de Moulins et dite châtellenie des Basses Marches, dont Le Donjon était la capitale effective, « grand bourg situé en lieu fort aquatique, environné de grandes forests, et abondant plus en boys, chaumes, buyssons et étangs, qu'en fonds fertile[2] ».

Au XIXe siècle, cette région pauvre fut aussi appelée « pays des ventres jaunes » en raison de son sol ingrat.

Église Sainte-Marie-Madeleine de Neuilly en Donjon
Tympan de l'église St-Georges de Chassenard

Géologie

La plaine des Basses Marches est coupée en deux parties bien distinctes par un pli de terrain boisé au niveau du ruisseau des Bois Picard (limite entre les communes de Neuilly-en-Donjon et Saint-Didier-en-Donjon.

Au sud, sur les communes de Neuilly et du Bouchaud, le sous-sol est peu perméable, composé principalement d'argile, et le pays est presque plat, s'étendant en une succession de plateaux fertiles parsemés d'étangs.

Au nord, sur les communes de Saint-Didier, du Pin et de Saint-Léger-en-Vouzance, les pentes s'accentuent, le terrain est plus léger, et les bois sont nombreux.

Curiosités et monuments remarquables

Voir aussi

Notes

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