Molinet

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Molinet
Molinet
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Allier
Arrondissement Vichy
Intercommunalité Communauté de communes Le Grand Charolais
Maire
Mandat
Michel Arnoux
2026-2032
Code postal 03510
Code commune 03173
Démographie
Gentilé Molinetois[1]
Population
municipale
1 104 hab. (2023 en évolution de −4 % par rapport à 2017)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 28′ 00″ nord, 3° 56′ 12″ est
Altitude Min. 219 m
Max. 288 m
Superficie 25,98 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Digoin
(banlieue)
Aire d'attraction Digoin
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Dompierre-sur-Besbre
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web mairie-molinet.fr

Molinet est une commune française située dans le département de l'Allier, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Localisation

La commune se situe dans l'est du département de l'Allier, dans les Basses Marches du Bourbonnais. Elle est bordée au nord par la Loire, qui la sépare du département de Saône-et-Loire.

Elle est à vol d'oiseau à 14 km à l'ouest de Paray-le-Monial, à 40 km au sud-ouest de Montceau-les-Mines, à 47 km à l'est-sud-est de Moulins et à 48 km au nord de Roanne.

Communes limitrophes

Ses communes limitrophes sont[2] :

Communes limitrophes de Molinet
Saint-Agnan (Saône-et-Loire) La Motte-Saint-Jean (Saône-et-Loire) Digoin (Saône-et-Loire)
Coulanges Molinet
Le Pin Saint-Léger-sur-Vouzance Chassenard

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[5] et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement[6]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 830 mm, avec 12,1 jours de précipitations en janvier et 7,5 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Yan à 10 km à vol d'oiseau[9], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 772,4 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −24,2 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[12], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Molinet est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[13].

Elle appartient à l'unité urbaine de Digoin, une agglomération inter-régionale dont elle est une commune de la banlieue[I 1],[I 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Digoin, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 2]. Cette aire, qui regroupe 8 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 3],[I 4].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (85,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (73,2 %), zones agricoles hétérogènes (7,7 %), zones urbanisées (6 %), forêts (5,2 %), eaux continentales[Note 3] (3,7 %), terres arables (2,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,7 %)[14].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l'évolution dans le temps de l'occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Logement

Les 566 logements existants[15], en 2013, sont des résidences principales pour 497 d'entre eux, 21 sont des résidences secondaires ou des logements occasionnels, et 48 sont des logements vacants.

222 des 497 résidences principales sont occupées par leurs propriétaires et 165 par des locataires.

Toponymie

  • Molinet : de la langue d'oïl, « petit moulin »[16].
  • Estrées : dérivé du latin strada, « route »[17]. Ce toponyme est courant dans le nord de la France dans un sens identique. L'ancien Estrées était situé sur une « motte », probablement à 100 mètres de la demeure actuelle ; il dominait un carrefour de voies romaines qui unissaient la Loire et l'Allier.
  • Le Péage : le hameau se trouve à l'emplacement d'une portion de voie romaine construite sur pilotis à un endroit autrefois particulièrement marécageux.

Histoire

Le panneau portant tracé de la ligne de démarcation.

Site de la période du Grand-Pressigny. Il relevait de la châtellenie de Moulins. Mentionné au XVIe siècle à l'occasion d'un échange de terres.

En 1848-1849, les autorités refusèrent de satisfaire le vœu unanime du conseil municipal, qui réclamait le rattachement de la commune au canton de Digoin et, par là, au département de Saône-et-Loire[18].

De 1940 à 1943, la ligne de démarcation passait à Molinet. Un panneau indiquant son tracé a été implanté en 2017 à l'entrée du bourg[19].

Politique et administration

Découpage territorial

Par arrêté préfectoral du , la commune est retirée le de l'arrondissement de Moulins et rattachée à l'arrondissement de Vichy[20].

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1960 1966 Albert Crétin   Agriculteur
1966 1983 Maurice Lainé   Agriculteur
1983 2000 Guy Canard   Industriel
2000 2005 Raymond Féjart   Transporteur
2005 mars 2008 Hélène Charles   Secrétaire
mars 2008 mars 2014 Roland Fleury PS pharmacien, conseiller général[précision nécessaire]
mars 2014 mars 2026 Annie Mondelin[Note 4] ? puis LR Retraitée de la fonction publique
mars 2026 en cours
(au 26 mars 2026)
Michel Arnoux[22]    

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[24].

En 2023, la commune comptait 1 104 habitants[Note 5], en évolution de −4 % par rapport à 2017 (Allier : −1,39 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
709284624712766801861808869
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8809289149419469399959671 136
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1971 2591 2381 0611 0741 0811 044921994
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
1 0621 0901 1791 1471 2641 1591 1721 1761 173
2018 2023 - - - - - - -
1 1381 104-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Les 1 173 habitants, en 2013[15], de la commune ont pour 381 d'entre eux (32,4 % de la population) moins de 20 ans, pour 448 (38,1 %) entre 20 et 59 ans, et 344 (29,3 %) sont âgés de 60 ans et plus.

Parmi ceux âgés de 15 à 64 ans 723 (75 %) constituent la population active, 8 % sont des élèves ou étudiants, 11,6 % des retraités ou préretraités et 5,4 % d'autres inactifs.

Économie

Emploi

Le nombre d'emplois existants dans la commune en 2013 est de 402 (432 en 2008)[15]. dont 350 sont des emplois salariés et 52 des emplois non salariés.

Il existe 96 établissements actifs dans la commune, qui emploient au total 330 salariés.

  • 18 appartiennent au secteur de l'agriculture : 15 n'emploient aucun salarié, les autres emploient au total 6 salariés.
  • 12 sont du secteur industriel : 6 n'ont aucun salarié, les autres emploient au total 220 salariés, dont 2 emploient plus de 50 personnes chacune.
  • 6 établissements sont du secteur de la construction, 4 n'ont pas de salariés ; les autres emploient au total 4 salariés.
  • 53 sont du secteur de commerce, des transports et des services divers, dont 38 n'ont aucun salarié ; les autres emploient au total 81 salariés.
  • 7 sont du secteur de l'administration publique, de l'enseignement, de la santé, de l'action sociale, 5 d'entre eux n'ont pas de salarié ; les autres emploient au total 19 salariés.
Premier fabricant français de cercueils
La commune abrite l'entreprise Canard, le premier fabricant français de cercueils avec 100 000 cercueils par an (entre 18 et 20 % de la production française)[27].

Histoire économique

Une partie des bâtiments (en 2017) de la poterie de la Broche.

Poterie de la Broche : en 1770 est créée une verrerie[28], qui a précédé la poterie. Elle fabriquait des bouteilles en verre noir. Cette fabrique est, en 1839, une filiale de la Compagnie Générale des Verreries du Centre. Cette verrerie fonctionne jusqu'en 1856, date à laquelle les frères Lemoine achètent l'entreprise. Le contrat de vente leur interdisant de fabriquer des bouteilles en verre noir ils lancent la fabrication de bouillottes triangulaires en grès. Leur entreprise prospère. En 1863 ils la vendent à Petitpierre et Perron, lesquels vendent à leur tour à M. Escoffier. Ce dernier élargit la fabrication (plats casseroles, pots…). Au décès de M. Escoffier son gendre, Joseph Rousson lui succède en qualité de président du conseil. Mais demeurant à Feurs il nomme pour assurer la direction sur place un directeur général. Ce fut M. Blanchardon, puis, en 1939, Félix Talbot, en 1951 Claudius Talbot et André Talbot en 1973. La concurrence des contenants en plastique, la crise pétrolière ont eu raison de l'entreprise qui cessa son activité en 1981. Une partie des locaux a été utilisé ultérieurement, et durant dix années, par un musée des costumes qui a cessé son activité en 2016[29].

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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