Bataille de Braga (1809)
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| Date | |
|---|---|
| Lieu | Braga, Portugal |
| Issue | Victoire française |
| Jean-de-Dieu Soult | Baron d'Eben |
| 16 000 - 16 650 soldats réguliers dont 3 000 cavaliers 12 canons |
23 000 - 25 000 hommes (Miliciens et soldats irréguliers majoritairement paysans) 18 canons |
| 200 - 600 morts ou blessés | 1 000 - 4 400 morts, blessés ou prisonniers 17 canons 5 drapeaux |
Guerre d'indépendance espagnole
Batailles
| Coordonnées | 41° 32′ 39″ nord, 8° 25′ 19″ ouest | |
|---|---|---|
La bataille de Braga ou bataille de Lanhoso commença le et se termina le . Les combats ainsi que la bataille eurent surtout lieu ce dernier jour. Cette bataille est parfois aussi appelée bataille de Carvalho-da-Heste.
Cette bataille s'inscrit dans le cadre de la seconde invasion française du Portugal dirigée par le maréchal Soult. Les Français après être entrés au Portugal par la prise de Chaves se dirigent vers Braga.
Le général Bernardim Freire de Andrade, commandant en chef des forces portugaises est assassiné le par des paysans-soldats portugais. En effet, voulant se replier sur Porto, les paysans l'assassinèrent car ils eurent l'impression « qu'il trahissait leur cause ».

Bernardim Freire de Andrade commandait une armée portugaise qui comptait environ 25 000 hommes, selon Charles Oman[1] et 23 000 hommes selon Gaston Bodart[2]. Digby Smith a déclaré qu'ils avaient 18 canons[3]. Les troupes les mieux armées étaient le 2e bataillon de la Légion loyale lusitanienne (700 hommes), faisant partie du 9ème Régiment d'Infanterie Viana, et de la milice de Braga. Il y avait aussi 15 à 20 canons. Le reste de l'armée de Freire se composait d'environ 23 000 ordenanza dont 5 000 étaient équipés d'armes à feu, 11 000 de piques et le reste d'outils agricoles. Cette horde occupait une position longue de 6 mi (9,7 km) au sommet d'une crête à l'est de Braga[4]. Freire a commis une erreur en gardant sa force près de Braga et en ne défendant que les cols de montagne avec des avant-postes de moins de 100 hommes. La seule exception était la position de Salamonde que Freire occupait avec 300 soldats réguliers[5].
Au matin du , tout le corps de Soult était présent sauf la division Merle. Oman a estimé que les Français avaient 13 000 fantassins et 3 000 cavaliers[4]; Bodart a donné les mêmes totaux[2], tandis que Smith a déclaré que les Français avait 16 650 hommes et 12 canons[3]. Sachant qu'il faisait face à une armée de populace, Soult décida de livrer un assaut frontal, croyant que la formation ennemie s'effondrerait dès que les Français fermaient avec ça. Delaborde et Houssaye reçurent l'ordre de prendre d'assaut le centre portugais où la route principale traversait le Monte Adaufé. Mermet et Franceschi ont été chargés d'attaquer le flanc droit portugais sur Monte Vallongo. L'une des brigades d'Heudelet attaquerait le flanc gauche portugais, tandis que l'autre brigade et la cavalerie de Lorge restaient en réserve.[4] La brigade d'assaut était dirigée par Jean François Graindorge tandis que le brigade de réserve était sous Jean-Pierre Maransin[6].
Déroulement de la bataille
Après avoir pris la ville de Chaves, les troupes du maréchal Soult marchent vers Braga lorsque l'avant-garde est arrêtée entre Ruivães et Salamonde par l'armée portugaise sous les ordres du général Freyre. Ces défilés furent emportés à la baïonnette.
Le , l'armée française vint prendre position sur les hauteurs de Carvalho (village portugais). Elle put apercevoir l'armée portugaise rangée en ordre de bataille sur les montagnes en avant de Braga.
Le 18, pour déborder la droite française, les Portugais prennent le village le Linoso, village qui sera repris le 19 par les Français. Le , l'avant-garde du général Francesqui s'empare du village de Lanhoso[7]. Les sources ne permettent pas de savoir si le village de Lanhoso et le village de Linoso sont deux orthographes pour un même village ou si ce sont deux villages distincts. Il semblerait d'après la carte que ce soit un seul et même village.
Le à 7 heures du matin, l'armée française se met en ordre de bataille.
Le centre de l'armée française se compose de la division du général Delaborde[8] et de la division de dragons du général Lorge. La division Mermet forme l'aile gauche et est soutenue par la division de cavalerie légère de Francesqui. Et la division Heudelet forme l'aile droite.
À 7 h 30 du matin, la division d'infanterie du général Delaborde se met en mouvement en direction des lignes ennemies sans riposter au feu de celle-ci. Cette marche audacieuse, l'ordre et la régularité des mouvements, intimident les Portugais. Peu avant le choc entre les deux lignes, les Portugais s'enfuient. Ils sont alors poursuivis et massacrés sans relâche par la cavalerie française.
La bataille tourne au carnage.