Le , les rebelles islamistes de Boko Haram, effectuent un raid sur la ville de Chibok, où ils enlèvent 234 lycéennes; 43 d'entre elles parviennent toutefois à s'échapper ou bien sont libérées dans les dix jours qui suivent[3],[4],[5]. Les djihadistes se replient ensuite probablement sur leur base, dans la forêt de Sambisa[2].
La nuit du 24 au , des affrontements éclatent entre l'armée et les rebelles dans les environs de Bulanbuli, entre la ville d'Alagarmo et la forêt de Sambisa[2]. Selon le général Chris Olukolade, porte-parole de la Défense: «La capture de terroristes qui seraient les chefs des hommes opérant autour d'Alagarmo, a déclenché un affrontement de grande envergure dans les environs de Bulanbuli, dans l'Etat de Borno la nuit dernière»[1].
Selon les déclarations du ministère de la Défense publiées le , les combats ont fait quatre morts du côté des militaires contre 40 morts chez les rebelles[2]. Neuf soldats sont également blessés[1] et plusieurs islamistes sont faits prisonniers[6].
Le même jour, des milices d'autodéfense effectuent des patrouilles dans la forêt de Sembisa[2]. Des habitants affirment également avoir entendu au moins une trentaine de déflagrations provenant de la forêt de Sambisa[1]. Selon des témoignages recueillis par RFI, certaines lycéennes pourraient avoir été conduites par minibus vers une base arrière de Boko Haram, à l'extrême nord du Cameroun[7].