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Bataille de Dithakong

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La bataille de Dithakong ou de Lattakoo est livrée le [3] dans la province du Cap-du-Nord en Afrique du Sud, autour de la ville de Lattakoo, alors capitale des Tlhaping et appelée aujourd'hui Dithakong (en), lors des déplacements de population engendrés par le Mfecane.

Date
Lieu Province du Cap-du-Nord, Afrique du Sud
Issue Victoire décisive des Griquas et des Tlhaping
Faits en bref Date, Lieu ...
Bataille de Dithakong
Informations générales
Date
Lieu Province du Cap-du-Nord, Afrique du Sud
Issue Victoire décisive des Griquas et des Tlhaping
Belligérants
Tlhaping
Griquas
Non identifiés avec certitude. Ils sont appelés Mantatees par le révérend Robert Moffat ce qui pourrait correspondre, sans aucune certitude, aux Manthatisi[1]
Commandants
Griquas:Adam Kok II (nl)[2]
Forces en présence
40 à 50 000 (les chiffres comprennent les guerriers et leurs familles)
Pertes
Griquas: 1 blessé léger
Tlhaping: 1 tué
4/500 tués

Mfecane

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La bataille

Fuyant les invasions ngoni consécutives aux guerres qui virent l'émergence du royaume zoulou, une foule immense composée selon les témoignages de l'époque d'environ 40 à 50 000 personnes[4], parmi lesquelles il y a de nombreux guerriers mais aussi leurs familles, femmes, enfants, vieillards, émigre à la recherche de terres nouvelles où s'installer. Comme elle marche sur Lattakoo et Kuruman, Robert Moffat qui dirige la mission de Kuruman et qui réalise que les Tlhaping sont incapables de la repousser seuls, part chercher de l'aide à Griqua Town à 150 kilomètres au sud. Les Griquas envoient un commando d'une centaine de cavaliers, tous armés de fusils à la différence de leurs ennemis qui n'ont que leurs armes traditionnelles (lances, sagaies, massues, boucliers) à leur opposer. Plutôt que de subir un siège, les alliés décident de prendre l'offensive, afin de tirer pleinement partie de leurs deux avantages: la puissance de feu mais aussi la mobilité, puisque leurs adversaires n'ont pas de chevaux. La bataille qui s'ensuit tourne rapidement en défaveur des envahisseurs qui combattent sans ordre, au milieu de leurs familles mais aussi de leur bétail dont les Griquas cherchent à s'emparer. Après sept heures d'affrontement, ils admettent leur défaite et refluent en désordre, abandonnant derrière eux plusieurs centaines de morts, parmi lesquels beaucoup de femmes et d'enfants.

Conséquences et controverse

La bataille donne un coup d'arrêt définitif dans la région aux invasions des peuples déplacés par le Mfecane[5]. Cependant, selon le professeur Julian Cobbing, qui remet complètement en question les causes du Mfecane[6] (opinion qui suscite un débat non-tranché dont on trouve une synthèse dans le livre de Carolyn Hamilton, The Mfecane Aftermath[7]), la bataille de Dithakong ne serait qu'un raid des Griquas pour s'emparer d'esclaves destinés à pallier le manque de main d'œuvre pour cultiver les champs.

Notes et références

Sources

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