Bataille de Garris
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La bataille de Garris est une bataille de la campagne de France qui se déroule le à Garris, dans les Pyrénées-Atlantiques. Elle oppose les forces alliées sous le commandement direct du marquis Arthur Wellesley de Wellington à une division française sous les ordres du général Jean Isidore Harispe. L'affrontement se solde par une victoire des Alliés, les défenseurs français étant refoulés en désordre vers Saint-Palais. Cette petite victoire, qui constitue l'un des derniers engagements de la guerre d'indépendance espagnole, permet à l'armée de Wellington de sécuriser le passage de la Bidouze.
| Date | |
|---|---|
| Lieu | Garris, Pyrénées-Atlantiques, France |
| Issue | Victoire des Alliés |
| Jean Isidore Harispe | Arthur Wellesley de Wellington |
| 7 000 hommes | 11 000 hommes |
| 300 tués ou blessés 200 prisonniers |
170 tués ou blessés |
Batailles
- San Millan-Osma (06/1813)
- Vitoria (06/1813)
- Tolosa (06/1813)
- Saint-Sébastien (1er) (07/1813)
- Pyrénées (07/1813)
- Maya (07/1813)
- Roncevaux (07/1813)
- Sorauren (07/1813)
- Beunza (07/1813)
- Saint-Sébastien (2e) (08/1813)
- San Marcial (08/1813)
- Bidassoa (10/1813)
- Pampelune (10/1813)
- Nivelle (11/1813)
- Nive (12/1813)
| Coordonnées | 43° 20′ 36″ nord, 1° 03′ 36″ ouest | |
|---|---|---|
Lors de la bataille de la Nive, du 9 au , les troupes du maréchal Soult échouent à repousser les forces de Wellington de la région de Bayonne. Après la Nive, les conditions météorologiques exécrables contraignent les belligérants à suspendre les opérations pendant deux mois. Les Français mettent ce délai à profit pour confiner les armées alliées dans une zone s'étendant au sud et à l'ouest de la forteresse de Bayonne et de Saint-Jean-Pied-de-Port. Wellington déclenche une offensive vers l'est au mois de février afin de briser l'étau et force l'aile gauche de Soult à reculer. Dans ce contexte, une colonne dirigée par le général britannique Rowland Hill se heurte à la division Harispe à Garris. Douze jours plus tard, Wellington se mesure à Soult lors de la bataille d'Orthez.
Contexte
Après la bataille de la Nive près de Bayonne, l'armée française du maréchal Jean-de-Dieu Soult quitte définitivement l'Espagne. Soult positionne ses divisions sur une ligne allant de la forteresse de Bayonne à l'ouest de la forteresse de Saint-Jean-Pied-de-Port. Orientées plein sud, trois divisions tiennent la ligne de l'Adour près de Bayonne à Port-de-Lanne tandis que, au sud-est, quatre divisions défendent la rivière Joyeuse près du village de Hélette[1].
Wellington commence son offensive le en envoyant le lieutenant-général Rowland Hill avec 20 000 hommes contre l'aile gauche française. Voyant cette menace, la division Harispe, postée à Hélette, abandonne la ligne de la Joyeuse et se retire sur la Bidouze à Saint-Palais. L'unité la plus proche vers le nord-est se trouve être la division du général Eugène-Casimir Villatte qui, menacée par la 3e division britannique du lieutenant-général Thomas Picton, se replie également vers la Bidouze[2].
- Le général de division Jean Isidore Harispe.
- Le marquis de Wellington.
Déroulement de la bataille
Juste à l'ouest de Saint-Palais, Harispe trouve une position défendable à Garris. Il déploie sa division sur une longue crête en attendant l'arrivée des Alliés. Sa seule voie de retraite est un pont franchissant la Bidouze à Saint-Palais. Tard dans l'après-midi, le major-général William Pringle, de la brigade du lieutenant-général William Stewart, lui-même de la 2e division britannique, s'approche de la position des Français, avec qui il échange quelques escarmouches.
Présent sur place, Wellington ordonne l'attaque. Pringle forme deux bataillons en colonne serrée et réussit à atteindre le sommet de la crête. Les défenseurs français contre-attaquent mais en vain. Pendant ce temps, le major-général Pablo Morillo avec la division espagnole et le major-général Carlos Lecor avec la division portugaise enveloppent les soldats français. Harispe ordonne la retraite. Cette dernière se transforme rapidement en bousculade, en raison de l'arrivée des Portugais près du pont de Saint-Palais. La plupart traversent le pont mais les Alliés capturent 200 hommes sur la rive est[3]. Les Français perdent 300 tués ou blessés et 200 prisonniers. Les Alliés déplorent pour leur part 170 hommes hors de combat, dont 40 Portugais[4].
Conséquences
La déroute ruine le moral de la division Harispe. Le général français est incapable de rallier ses soldats à Saint-Palais et doit se replier vers l'ouest. En conséquence, l'armée alliée franchit la ligne de la Bidouze. Bien que les sapeurs français aient réussi à éviter la démolition du pont, Soult rappelle deux de ses divisions au nord de l'Adour et reforme sa ligne sur le Gave d'Oloron avec six divisions.