Bataille de Grand Turk
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| Date | |
|---|---|
| Lieu | Îles Turks-et-Caïcos |
| Issue | Victoire française |
| Marquis de Grasse-Briançon M. de Coujolles |
inconnu (défense) Horatio Nelson (secours) |
| 400 | Inconnues (défense) 167 (secours) |
| Aucune |
Guerre d'indépendance des États-Unis
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| Coordonnées | 21° 40′ 00″ nord, 72° 27′ 30″ ouest | |
|---|---|---|
La bataille de Grand Turk eut lieu le pendant la guerre d'indépendance des États-Unis. Des troupes françaises s'étaient emparées de l'archipel des Îles Turks-et-Caïcos en [1], alors célèbre pour ses gisements de sel. Les Britanniques répondent en déployant le HMS Albemarle, une frégate de 28 canons, avec une force de plus de 100 hommes placés sous le commandement du jeune captain Horatio Nelson. La tentative britannique de reprendre ces îles est un échec, elles seront néanmoins rétrocédées à la Grande-Bretagne à la signature du second Traité de Paris, qui met un terme au conflit.
Le , une petite escadre française composée de trois bâtiments, dont La Coquette (28 canons) commandée par le marquis de Grasse-Briançon (neveu du comte de Grasse) arrive en vue de l'île de Grand Turk[2]. Quelque 400 hommes, appartenant à quatre régiments, placés sous le commandement de M. de Coujolles, prennent possession de l'île sans résistance.
Tentative de reconquête britannique
Le , le HMS Resistance, de 44 canons, commandé par James King, alors qu'il croisait au large de l'île en compagnie du HMS Duguay Trouin, découvre deux bâtiments français au mouillage à proximité du canal de Grand Turk[3]. Ayant été repérés, les deux bâtiments coupent leurs câbles et mettent les voiles en direction du sud-ouest, le HMS Resistance lance immédiatement la chasse. Le bâtiment le plus lent, qui portait 20 canons, se rendit après que le Resistance lui ait envoyé une bordée. Le Resistance se lance à la poursuite du second bâtiment, La Coquette, essuyant des tirs de ses pièces de chasse, le rejoint et l'oblige à son tour à se rendre[2]. Quelques jours plus tard, le HMS Resistance renforcée par une petite escadre commandée par le captain Horatio Nelson, tentera de reprendre l'île. Cette escadre était composée du HMS Albemarle, du HMS Tartar, du HMS Drake et du Barrington[2]. Les sources primaires diffèrent sur la suite du déroulement des événements.
Récit de Schomberg
King décide, sur la base des informations récoltées après la prise de La Coquette, de reprendre l'île. Les Britanniques débarquent quelque 350 marins et marines sous le commandement du capitaine du HMS Drake, Charles Dixon, alors que les deux autres bricks se positionnent pour couvrir le débarquement et tirer sur la ville, si nécessaire. Cependant, deux batteries côtières (l'une composée de quatre canons de 24 livres et l'autre de cinq canons de 6 livres) que les Britanniques n'avaient pas aperçues commencent à tirer sur les bricks. Leur feu blesse sept hommes à bord du HMS Drake et deux à bord du Barrington. Ces tirs contraignent les bricks à se retirer. Au même moment, les hommes de Dixon font face à une âpre résistance de la part des forces française, supérieures en nombre. Il parvient à battre en retraite ses pertes[pas clair]. King envisage une seconde attaque avec ses frégates, mais des vents défavorables finissent par contraindre l'escadre britannique à la retraite[4].
Récit de Nelson
Nelson dans une lettre datée du , rapporte qu'il était à la tête de l'escadre et des opérations. Peu de temps après l'arrivée de l'escadre au large de Grand Turk, le Tartar quitta le reste de la flotte sans explication. Nelson affirme qu'il envoya Dixon sous pavillon blanc demander au commandant français de se rendre ; demande qui est refusée. Les Britanniques font alors débarquer 167 hommes, commandées par Dixon. Une batterie côtière composée de trois canons, ouvre soudainement le feu sur les deux bricks. Blessant le quartier-maître du Drake, ainsi que sept hommes à bord du General Barrington. Dixon rapporte que des troupes de marines tiraient les canons français et que les troupes françaises avaient plusieurs pièces d'artillerie. Nelson décide alors de se retirer[5],[2].
Les Îles Turks-et-Caïcos sont rendues aux Britanniques après la signature du traité de Paris, qui est formellement ratifié plus tard en 1783[6].