Bataille de Logandème

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Date
Lieu Fatick, (Royaume du Sine)
maintenant partie du Drapeau du Sénégal Sénégal
Issue victoire française décisive
Bataille de Logandème
Description de cette image, également commentée ci-après
Informations générales
Date
Lieu Fatick, (Royaume du Sine)
maintenant partie du Drapeau du Sénégal Sénégal
Issue victoire française décisive
Belligérants
Second Empire Sérères du Sine et Maad a Sinig Coumba Ndoffène Famak Diouf (roi du Sine)
Commandants
Louis Faidherbe
(France, gouverneur du Sénégal)

Émile Pinet-Laprade
(de la France, futur gouverneur du Sénégal)
Maad a Sinig Coumba Ndoffène Famak Diouf
Forces en présence
Louis Faidherbe : Maad a Sinig Coumba Ndoffène Famak Diouf :
  • Ndam Sanou
  • Diakhaté
  • Armée de Sine

Notes

La bataille a commencé vers 9 heures. Environ 30 minutes plus tard, les Sérères, dépassés par la puissance militaire française, se retirèrent. Cependant, en quelques minutes, ils réapparurent sur le champ de bataille et tentèrent à deux reprises de briser les rangs français. Ils échouèrent et furent défaits par les forces françaises[1],[2]. Ndam Sanou et Diakhaté firent partie des personnes tuées. Le premier mourut sur le champ tandis que le second est décédé plus tard des blessures qu'il avait subies à la bataille[3].

Coordonnées 14° 19′ 01″ nord, 16° 25′ 01″ ouest
Géolocalisation sur la carte : Sénégal
(Voir situation sur carte : Sénégal)
Bataille de Logandème

La bataille de Logandème[4] est livrée le [5] dans le cadre de la résistance opposant le peuple sérère du Royaume du Sine, dirigé par le roi Maad a Sinig Coumba Ndoffène Famak Diouf, aux troupes coloniales françaises, dirigées par Louis Faidherbe, gouverneur du Sénégal nommé par le gouvernement français à Paris. L'affrontement a eu lieu à Logandème, un quartier de Fatick[3], ville du royaume précolonial sérère du Sine, aujourd'hui située au Sénégal[6],[1].

Après la défaite de la reine Ndaté Yalla Mbodj du Waalo en 1855[7], le gouverneur français Faidherbe décide de déclarer la guerre aux royaumes sérères du Sine et du Saloum, annonce tous les traités déjà signés entre les rois Sérères et les Français nuls et non avenus, et demande la mise en place de nouveaux traités selon les termes de Faidherbe[6]. D'après des chercheurs, comme Klein, c'était une énorme erreur de la part des Français, car ouvrant la voie aux rois Sérères futurs pour utiliser la même tactique contre les Français, en particulier Maad a Sinig Sanmoon Faye, le successeur de Maad Coumba Ndoffène en 1871[8]. La révocation des droits excessifs des coutumes traditionnelles versés par les marchands français à la Couronne, le refus des rois Sérères d'avoir à acheter français et posséder des terres dans les pays sérères ou de construire dans la maçonnerie (voir Maad a Sinig Ama Diouf Gnilane Faye Diouf) étaient tous des facteurs contributifs à cette guerre[1],[6]. En , Faidherbe est arrivé à Gorée avec 200 tirailleurs et 160 troupes de marine. Il a ensuite rassemblé la garnison de Gorée, les gens de Gorée, de Rufisque et les Lébous de Dakar pour lutter contre les Sérères du Sine en revanche de la victoire de Coumba Ndoffène Famak et de Sanmoon Faye contre Pinet-Laprade plus tôt cette année à la Bataille de Djilass ()[9],[10]. Dans une lettre envoyée à Paris en ce qui concerne la façon dont il a prétendument réussi à obtenir le soutien des Wolofs et des Lébous, il rapporte :

« Je leur ai dit qu'ils étaient Français, et que pour cette raison ils ont dû prendre les armes pour se joindre à nous et ont eu à participer à l'expédition que nous allons faire contre leurs voisins pour obtenir des réparations pour les torts de ces personnes avaient fait pour nous[10] ».

De Rufisque, les troupes françaises sont entrées à Joal, l'une des principautés du Royaume du Sine. Dans Joal, ils se heurtèrent à Maad Coumba Ndoffène Famak de Buumi (prince héritier) - Prince Sanmoon Faye, qui était en patrouille avec certaines des forces du Sine. Pris par surprise et totalement ignorant de ce que les forces françaises faisaient en pays sérère, les deux parties ont ouvert le feu. La force de patrouille du Sine a été forcée de se retirer, mais deux de ses membres ont été capturés par les Français, et l'un d'eux s'est vu confier la tâche d'aller dire à Maad Coumba Ndoffène Famak Diouf que l'armée française serait à Fatick dans trois jours. Fatick a été l'une des principautés les plus importantes du Sine[11].

La bataille

Conséquences

Notes

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