En 1516, Arudj Barberousse, en alliance avec Ahmad al-Kadi, s’empara des villes de Cherchell et d’Alger à la tête d’une armée composée d’environ 800 soldats turcs et de 5 000 auxiliaires kabyles[1],[2]. Cette conquête suscita une réaction immédiate de la part des Espagnols, qui organisèrent une expédition punitive contre Alger. Celle-ci se solda néanmoins par un échec cuisant lors de l’expédition de 1516[3].
Dans ce contexte de tensions croissantes, les habitants de Ténès, désireux de se libérer de l’autorité d’un gouverneur perçu comme un agent espagnol, firent appel à Arudj pour le renverser[1]. Ce dernier entreprit alors une campagne militaire en mobilisant une force essentiellement constituée de troupes kabyles[3]. Pour sa part, le sultan de Ténès, Hamid Ben Abid, fidèle aux intérêts espagnols, parvint à rassembler un contingent estimé entre 8 000 et 10 000 combattants arabes[1],[4]. Rapidement, il prit l’initiative des hostilités en attaquant les forces d’Arudj. En raison des liens étroits unissant Hamid Ben Abid aux Espagnols d’Oran, Arudj envisageait dès le départ une action exemplaire à son encontre[2],[4].
Ayant laissé le gouvernement d’Alger à son frère Khayr ad-Din Barberousse, Arudj se mit en marche à la tête d’un corps expéditionnaire composé de 1 500 Maures armés venus d’Espagne ou de janissaires, renforcé par un vaste contingent de combattants kabyles[2]. La confrontation se déroula sur les rives de Oued Djer, à proximité de Blida. L’armée d’Arudj infligea une défaite décisive aux troupes adverses, qu’elle poursuivit jusqu’à Ténès, ville prise sans résistance[2],[4],[5]. Les villes de Médéa et de Miliana tombèrent peu après sous son contrôle[5],[3].
Cette série de victoires renforça la position d’Arudj dans la région et le conduisit peu après à intervenir à Tlemcen, à la demande de ses habitants qui cherchaient à se libérer de la tutelle espagnole[1].