Bataille de Süntelgebirge
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| Date | 782 |
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| Lieu | Plateaux du Weser |
| Issue | Victoire saxonne |
| Coordonnées | 52° 12′ 38″ nord, 9° 20′ 01″ est | |
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La bataille de Süntelgebirge[1] est une bataille terrestre qui se déroule entre des rebelles saxons menés par Widukind et un détachement de forces franques menées par des envoyés de Charlemagne nommés Adalgis, Geilo et Worad au Süntel en 782 pendant les guerres saxonnes[2].
Peu après la défaite, Charlemagne fait décapiter 4 500 rebelles en une seule journée, dans un événement connu sous le nom de massacre de Verden[3].
Charlemagne prend le contrôle absolu sur le royaume franc dès la mort surprenante et précoce de son plus jeune frère Carloman I, alors seulement âgé de 20 ans, le et à l'immédiate soumission des grands de son empire dans le palais royal Cobanacum palatium (aujourd'hui Corbeny). Dès que possible et à la suite de raids saxons sur ses provinces et du non-paiement du tribut annuel de 300 chevaux par les saxons, à l'été 772, il entame un premier raid de représailles contre les territoires tribaux saxons.
En 777, Karl peut tenir une assemblée impériale franque à la Königspfalz Paderborn, équivalent aux champs de mai, à laquelle le roi saxon Widukind refuse de participer ; au contraire, celui-ci se réfugie auprès du roi danois. Lors de cette assemblée, des zones de mission ecclésiastique en Saxe se voient établies ; lors de la Diète impériale de Lippspringe en 782, une constitution de comté franc se voit même adoptée. Cela incite les Saxons à se rebeller, et ils se rassemblent sous la conduite de Widukind, revenu du Danemark.
Position de départ
Les saxons prennent position sur le Süntel. Ici se trouve non seulement un ancien lieu de culte païen sur le Hohenstein, mais également la forteresse surélevée Amelungsburg. Plusieurs armées franques se trouvent en campagne contre les sorbes lorsque la nouvelle de la révolte saxonne leur parvient. Elles abandonnent immédiatement leur objectif initial et se dirigent vers l'armée saxonne. De même, le comte franc Théoderic (Theodericus comes; 782–93) met en mouvement, en toute hâte, des troupes des ripuaires contre les Saxons et se joint aux autres armées franques.
Déroulement
L'armée régulière sous Geilo se positionne de l'autre côté de la Weser et s'installe sur le bord d'un fleuve. Probablement afin d'obtenir à lui seul l'honneur d'une victoire déjà planifiée, elle entame une attaque précipitée contre le camp des Saxons, que les Francs attendent "en bon ordre". Une partie des guerriers saxons contourne même l'attaque. Ainsi, les Francs se trouvent "pris en tenaille" et sont presque entièrement anéantis. Deux des plus hauts fonctionnaires franques trouvent la mort dans ce processus. Le champ de bataille se voit ensuite attribuer le nom de Dachtelfeld (de tachteln = frapper), le ruisseau qui en découle se teinte de rouge par le sang des abattus et se voit jusqu'à aujourd'hui désigné Blutbach. À proximité du Hohenstein, le nom du Totentals rappelle encore les événements de l'époque.
L'archéologue Erhard Cosack suppose que le lieu de la bataille se situe près de Hachmühlen à la Deisterpforte.
Conséquences
En 782 encore, Charlemagne fait exécuter de nombreux Saxons au massacre de Verden en conséquence de cette bataille coûteuse pour lui, ces derniers lui étant livrés par les Saxons en tant qu'insurgés selon les Annales franques. Selon une autre version, ce sont des otages que Charlemagne exige, à la manière romaine, comme garantie vis-à-vis des Saxons. Le nombre de victimes est contesté – les sources les plus anciennes parlent de 4500 – un nombre qui, dans l'histoire des sciences de l'Histoire, se voit parfois considérablement revu à la baisse.